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PROCES YVAN COLONNA
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Nos passions... Sans limite ! -> Vive la Corse, terre de résistance !
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CHE


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MessagePosté le: Mar 13 Nov - 22:09 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

allez , je vous laisse dans vos certitudes , les natios pour vous sont tous des salopes à éliminer de la surface de la terre ,putain le pauvre yvan est déjà condamné , brave francèse qui détiennent la vérité ! avec vos jugements ,plus que jamais la lutte continuera .
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STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
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MessagePosté le: Mar 13 Nov - 22:09 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Betty Boop


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MessagePosté le: Mar 13 Nov - 22:14 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

MengWan a écrit:
Betty : "les activistes corses ne sont pas des assassins" Je me souviens avoir, presque en direct, vu l'assassinat d'un docteur anti-indépendantiste venu à FR3 Corse faire un débat avec Siméoni.

En sortant du studio après le débat, une moto passe, des coups de feu claquent, le type par-terre baigne dans son sang !

On va nous dire que c'est un coup des "arabes" peut-être ?

C'est à ce moment là que j'ai compris ce qu'était vraiment le "nationalisme" corse, et je ne suis pas le seul.

Vous pouvez vérifier ce que je dis, le docteur s'appelait Lafay, il avait une association de défense des victimes d'attentats (comme la dame en béquilles qui a tellement trinqué --- SOS attentas je crois).

Et ils se sont aussi entre-tué avec bon coeur, ces "patriotes" au grand-coeur !

Pour moi, ce sont simplement des BARBARES ...

NB: Jetez un petit coup d'oeil là-dessus, c'est édifiant :

http://assoc.pagespro-orange.fr/bludimare/nationalisme4.htm



En effet ! Je pensais, naïvement, que l'affaire de l'assassinat du préfet était le premier acte "barbare" des nationalistes activistes.

Je retire ce que j'ai dit !
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Betty Boop


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MessagePosté le: Mar 13 Nov - 22:21 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

CHE a écrit:
allez , je vous laisse dans vos certitudes , les natios pour vous sont tous des salopes à éliminer de la surface de la terre ,putain le pauvre yvan est déjà condamné , brave francèse qui détiennent la vérité ! avec vos jugements ,plus que jamais la lutte continuera .

Tss Tss !
 
On peut être nationaliste, indépendantiste et pas un terroriste. Et un terroriste et pas un nationaliste.
 
Tu sais ce que je pense du nationalisme.
 
Je préfère le patriotisme.
 
Quant à Colonna, aucun de nous ici ne participe à son procès. Et il est probable qu'il bénéficiera du doute. Et même, il y a les cours d'appels.
 
Il a beaucoup plus de chance, de s'en sortir vivant, que Érignac n'est-ce pas ?
 
Je n'ai qu'une certitude sur Colonna Yvan, c'est que son père, à une époque, le pensait capable de commettre un tel acte.
 

Ce qui signifie beaucoup sur l'homme qu'il était au moment de l'assassinat du Préfet, bien que ça ne fait pas de lui un coupable (ou un innocent).
 

Aujourd'hui, l'homme a pu changer.
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Betty Boop


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MessagePosté le: Mar 13 Nov - 22:25 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

CHE a écrit:
MengWan a écrit:
Betty : "les activistes corses ne sont pas des assassins"
Je me souviens avoir, presque en direct, vu l'assassinat d'un docteur anti-indépendantiste venu à FR3 Corse faire un débat avec Siméoni.

En sortant du studio après le débat, une moto passe, des coups de feu claquent, le type par-terre baigne dans son sang !

On va nous dire que c'est un coup des "arabes" peut-être ?

C'est à ce moment là que j'ai compris ce qu'était vraiment le "nationalisme" corse, et je ne suis pas le seul.

Vous pouvez vérifier ce que je dis, le docteur s'appelait Lafay, il avait une association de défense des victimes d'attentats (comme la dame en béquilles qui a tellement trinqué --- SOS attentas je crois).

Et ils se sont aussi entre-tué avec bon coeur, ces "patriotes" au grand-coeur !

Pour moi, ce sont simplement des BARBARES ...

NB: Jetez un petit coup d'oeil là-dessus, c'est édifiant :

http://assoc.pagespro-orange.fr/bludimare/nationalisme4.htm


si tu cherche les faits divers , sur l'echelon de la barbarie je t"en trouve à la pelle sur le continent !


O Che, il y a une différence entre un assassinat politique et un meurtre de droit commun. Une différence entre être assassiné pour ses idées, son appartenance politique, et être assassiné à la suite d'un vol à main armée par exemple.
 

Et je te sais capable de comprendre cette différence.
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 00:44 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

Je trouve incroyable qu'on ne puisse pas comprendre que, d'une certaine façon la Corse est un pays occupé... De force !

Comme le Vietnam jusqu'en 1954

Comme l'Algérie en 1962...

Ou comme la France entre 1940 et 1944 !

Qui avait raison ou tort en ce temps là ? Les vichystes qui livraient les résistants aux nazis pour qu'ils les torturent et les tuent, ou les résistants qui assassinaient froidement d'excellents officiers nazis (très bons pères de famille) histoire de montrer que tout n'est pas possible et qu'il va falloir songer à rentrer en Germanie ?

Il n'existe pas de lutte plus légitime que la lutte pour l'indépendance, que l'on soit Vietnamien, Algérien ou même Français : l'arrogance tatillone de notre administration est déjà insupportable en métropole, alors en Corse c'est impensable !

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MengWan


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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 02:20 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

Occupé ? Pas d'accord !

Lorsque la France a colonisé l'Algérie, le Vietnam etc ... c'était dans le but d'étendre son Empire, c'est vrai.

Mais, si elle y est restée, c'est pour les avantages qu'elle en retirait !

Et ses habitants n'ont jamais eu les mêmes droits que ses propres citoyens.

Ceux de Corse, depuis presque toujours (Napoléon, c'est pas d'hier), ont eu les mêmes droits que tous les citoyens français, sans distinction aucune, y compris celui de venir s'installer n'importe où sur son territoire !

Ensuite, je pose la question de savoir ce que la France retire d'une "occupation" de la Corse ?

Quel minerai, quel pétrole, quellle céréale, quelles épices, quels parfums sont-ils ramenés de là-bas ?

Aurait-on créé un "STO" pour obliger les pauvres corses à venir sur le continent y travailler dûrement ?

RIEN, cette île ne "sert" à RIEN à la France !

Et c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles je suis partisan de son indépendance.

La Corse coûte très cher à la France, sur beaucoup de plans !

Le fait que sa population, bien que souhaitant rester française, n'aide jamais à maintenir l'ordre républicain mais aide toujours, au moins par son silence, les maffieux, fait que l'on DOIT laisser cette population à son sort !

Puis, lorsque la chienlit, les meurtres, la "palestinisation" aura fait son oeuvre, il n'est pas impossible que l'ONU s'occupe de ces gens.

En tous cas, je l'espère pour eux ...

La Corse ne mérite pas la France
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 10:08 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant


Mais si, la Corse est très utile : elle nous a fourni Pasqua et Tibéri ! Ce n'est quand même pas rien !

Et elle nous offre les seules côtes méditerranéennes non bétonnées de notre territoire !

D'où l'on pourrait déduire que la mafia est bien plus active et plus présente sur le continent que sur l'Ile !

A part ça il n'est pas faux de dire que la Corse est la danseuse de la France : elle coûte assez cher et elle est capricieuse !

Par ailleurs, si je comprend la volonté d'indépendance de certains Corses, je dois dire qu'ils sont très minoritaires (essentiellement  parce que la plus grande partie de la population n'est pas d'origine Corse) et surtout que je m'interroge sur la capacité de l'Ile à assumer financièrement son indépendance !

Sauf si (sait-on jamais) ils s'avéraient capables de fonctionner avec un nombre NORMAL de fonctionnaire, c'est à dire un peu moins de 15% des actifs et non pas 25% comme en France... Mais ils ont pris de mauvaises habitudes et ils adorent la fonction publique et ses sinécures...

Donc grosses difficultés à prévoir, simplement tempérées par le fait qu'il ont pris des leçons auprès de la France sur les méthodes qui permettent de vivre largement au dessus de ses moyens !

Affaire à suivre donc...

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CHE


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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 14:02 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

Betty Boop a écrit:
CHE a écrit:
MengWan a écrit:
Betty : "les activistes corses ne sont pas des assassins"
Je me souviens avoir, presque en direct, vu l'assassinat d'un docteur anti-indépendantiste venu à FR3 Corse faire un débat avec Siméoni.

En sortant du studio après le débat, une moto passe, des coups de feu claquent, le type par-terre baigne dans son sang !

On va nous dire que c'est un coup des "arabes" peut-être ?

C'est à ce moment là que j'ai compris ce qu'était vraiment le "nationalisme" corse, et je ne suis pas le seul.

Vous pouvez vérifier ce que je dis, le docteur s'appelait Lafay, il avait une association de défense des victimes d'attentats (comme la dame en béquilles qui a tellement trinqué --- SOS attentas je crois).

Et ils se sont aussi entre-tué avec bon coeur, ces "patriotes" au grand-coeur !

Pour moi, ce sont simplement des BARBARES ...

NB: Jetez un petit coup d'oeil là-dessus, c'est édifiant :

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si tu cherche les faits divers , sur l'echelon de la barbarie je t"en trouve à la pelle sur le continent !


O Che, il y a une différence entre un assassinat politique et un meurtre de droit commun. Une différence entre être assassiné pour ses idées, son appartenance politique, et être assassiné à la suite d'un vol à main armée par exemple.


Et je te sais capable de comprendre cette différence.


salut , je parle des affaires d'état , boulin , massacre d'auriol , l'explosion du bateau de greenpeace , etc ...etc ...
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CHE


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MessagePosté le: Mer 14 Nov - 14:17 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

Betty Boop a écrit:
MengWan a écrit:
Betty : "les activistes corses ne sont pas des assassins" Je me souviens avoir, presque en direct, vu l'assassinat d'un docteur anti-indépendantiste venu à FR3 Corse faire un débat avec Siméoni.

En sortant du studio après le débat, une moto passe, des coups de feu claquent, le type par-terre baigne dans son sang !

On va nous dire que c'est un coup des "arabes" peut-être ?

C'est à ce moment là que j'ai compris ce qu'était vraiment le "nationalisme" corse, et je ne suis pas le seul.

Vous pouvez vérifier ce que je dis, le docteur s'appelait Lafay, il avait une association de défense des victimes d'attentats (comme la dame en béquilles qui a tellement trinqué --- SOS attentas je crois).

Et ils se sont aussi entre-tué avec bon coeur, ces "patriotes" au grand-coeur !

Pour moi, ce sont simplement des BARBARES ...

NB: Jetez un petit coup d'oeil là-dessus, c'est édifiant :

http://assoc.pagespro-orange.fr/bludimare/nationalisme4.htm



En effet ! Je pensais, naïvement, que l'affaire de l'assassinat du préfet était le premier acte "barbare" des nationalistes activistes.

Je retire ce que j'ai dit !


dans tes barbares tu peux inclure les barbouzes ,français et les traitres corses , l'état à largement comploté et activé la guerre entre natios , plusieurs meurtres y compris les plus choquants ont été manigancé par nos chers espions , vous etes vraiment des naifs de mettre tout cela sur le dos des natios .
le peuple naziunali compte environ un tiers des 90 000 corses plus les sympathisants comme moi dont le nombre est plus important qu'on ne le pense , ceux qui ont choisit la lutte armée , la clandestinité ,sont une très petite minorité , ce sont des combattants qui assument leur choix , ce sont des gens sincères pour la plupart , quand le FNLC était au sommet de sa puissance quelques faux patriotes ont été plus ou moins acceptés en fait de vulgaire truand d'où certaines dérives .
cela ne veux pas dire que l'ensemble du peuple naziunali est pour la violence loin de la ,d'ailleurs le commandos érignac était marginalisé , tuer le préfet ,de plus dans le dos déshonore les corses , les six membres lors de leur procés n'ont pas été soutenu , dans la salle aucune figure du nationalisme n'était présente .

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CHE


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MessagePosté le: Jeu 15 Nov - 21:44 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

Posté le: Lun 12 Nov - 21:44 Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant Editer/Supprimer ce message
véro a écrit:
arrêtez patrice !
Je veux bien qu'il soit "présumé" coupable, mais il est très trsè présumé.
moi, c'est Madame Erignac et ses enfants qui me touchent par leur très grande dignité !
Et quoi ! On flingue les préfets dans un état de non-droit où les nationalistes feraient la loi !
Je déteste le nationalisme, il n'y a pire déclencheur de guerres!



salut , tu peux dormir tranquille véro ,ton état de droit veille et condamne , les six membres du commando érignac ont pris de quinze ans à perpète !!!
pour colonna c'est une autre histoire ,la france entière la déjà condamné à la prison à vie d'où sa fuite dans le maquis , il n'y a AUCUNE preuves matérielles ,que des soupçons , avec l'appuie de sarko le futur dictateur qui clame en méprisant la présomption d'innocence " nous avons arreté l'assassin du préfet " personne ne parle de la balistique , le tireur était plus grand que colonna !
dix témoins ont vu deux hommes sur les lieux , le juge thiel veut absolument en rajouter un troisième ,je te laisse deviner qui !
ceci dit , humainement parlant je suis peiné pour la famille érignac .


PROCES COLONNA - jour #4 - 15 novembre 2007 - "Le tireur était de grande stature"




Cela ressemble à un coup de théâtre. Interrogé au quatrième jour de l'audience de la Cour d'assise spécialement composée, le docteur Paul Marcaggi, le médecin légiste qui a examiné le cadavre du préfet Claude Erignac, vient de déclarer que "le tireur était un sujet de grande stature." Or, Yvan Colonna ne mesure qu'1m72.





Dans la salle où la presse peut assister à la retransmission des débats, la phrase prononcée par le docteur Paul Marcaggi a été ponctuée d'exclamations sourdes. "Je suis formel, a déclaré le médecin : compte tenu des éléments constatés sur place, le sujet [le tireur, ndlr] était un homme de grande stature."
Pour illustrer son propos, M. Marcaggi détaille longuement l'angle des tirs et la position du préfet Claude Erignac au moment où les balles mortelles l'ont atteint et mime, le bras tendu, le geste de l'assassin.
"L'homme était au moins aussi grand que le préfet, poursuit le médecin; il est établi que M. Erignac mesurait 1m83." La "révélation" - en réalité déjà évoquée en cours d'instruction sans que des investigations complémentaires n'aient lieu - s'appuie sur les constatations : un orifice d'entrée "parfaitement horizontal" et une position en surplomb du préfet, qui enjambait l'arrête d'une marche au moment de son assassinat. "Une scène de cirme n'est jamais figée" explique ensuite le légiste. Mais la difficulté, elle, est de "taille" : Yvan Colonna ne mesure 1m72.
"Ces éléments sont importants, ils auraient pu être corroborrés pas la reconstitution mais on nous l'a systématiquement refusée" a alors expliqué Maître Antoine Sollacaro.





PROCES COLONNA - jour #4 - 15 novembre 2007 - Le commissaire Frizon sur le grill




Pour ce quatrième jour d'audience, la défense a sérieusement malmené l'ex-bras droit de Roger Marion à la DNAT.




"J'ai l'impression de voir un candidat passer le bac français sans avoir révisé." La sentence provient d'un journaliste confortablement installé en salle de vidéo-transmission, où la presse peut assister, en direct, aux débats qui se déroulent dans la salle d'audience. A la barre, Philippe Frizon, ancien adjoint de Roger Marion à la DNAT (actuelle SDAT). ce dernier est venu expliquer le travail d'analyse mené par les policiers sur les communiqués de revendication des "attentats préparatoires" et de l'assassinat du préfet Claude Erignac.n "On a l'impression, en lisant les PV, que les mises en garde contenues dans certains communiqués n'ont été prises au sérieux que le 8 février 1998", soit deux jours après l'assassinat, note le président Dominique Coujard. Dans sa déposition, Philippe Frizon se trompe sur les dates et fournit des explications passablement embrouillées. "En définitive, c'était un peu flou pendant cette période", remarque perfidement le ministère public. "Vous savez, mois, j'ai commencé à m'occuper du dossier à partir de 1998" explique Frizon. En clair : pour les communiqués remontant à 1997, voyez caisse. C'est d'ailleurs la ligne de fuite empruntée par le policier. Aux questions gênantes de la défense, il répond invariablement : "demandez aux magistrats instructeurs." Evoquant des "confusions revendicatives", pendant tardif des "similitudes sémantiques" mises en avant par la DNAT en 1998 pour justifier les charrettes de militants vers Paris, le commissaire peine à décrypter le processus, certes complexe, qui a mené le groupe Sampieru et les "Anonymes" à multplier les communiqués de revendication et de mise en garde.

La première charge de la défense sera menée par maître Pascal Garbarini. "Vous venez de parler de "recherches sommaires" à propos de certains communiqués. Vous voulez dire que, disposant de communiqués revendiquant un attentat et l'imminence d'un assassinat, vous n'avez mené que des "recherches sommaires" ?"
Vient le tour de maître Gilles Simeoni. ce dernier va se livrer à une démonstration aussi méthodique qu'implacable.
- "Monsieur le commissaire, demande l'avocat d'un air matois, pouvez-vous nous dire qui sont, selon vous, les rédacteurs du communiqué du 6 septembre 1997 ?"
- "Non" répond le policier.
Idem pour les autres communiqués, que Me Simeoni décline les uns après les autres. L'avocat poursuit :
"- Vous n'avez donc, après ces huit années, aucune explication à fournir sur l'identité de ceux qui ont rédigé et/ou envoyé ces communiqués à la presse ?"
Le policier s'emporte : "- Nous avons mené un travail très important d'analyse pendant plus de huit mois en 1998."
-"Pour aboutir à quelles conclusions ?" interroge Me Simeoni.
Silence du témoin.
- "Vous voulez donc dire que votre travail n'a pas abouti, n'a servi à rien ? Près de dix ans après les faits, vous ne savez toujours qui a bien pu rédiger ces communiqués ?"
Silence du témoin.
- "J'oubliais, ironise Me Simeoni : il a abouti à deux acquittements."
En février 2006, à l'occasion du procès d'appel de Jean Castela et Vincent Andriuzzi, le commissaire Frizon avait déjà été considérablement malmené par la défense : PV bâclés, procédure incomplète, le catalogue des critiques avait achevé d'emporter l'intime conviction des magistrats. Et le procès s'était soldé par la libération de castela et Andriuzzi.
Ces "confusions" n'allègent certes pas les charges retenues contre Yvan Colonna. Mais elles contribuent à fragiliser une accusation qui commence à montrer ses failles.




Antoine Albertini






PROCES COLONNA - 15 novembre 2007 - REVUE DE PRESSE. "La défense marque des points"




C'est la tonalité des papiers parus ce matin. A l'exception notable du quotidien Libération.




"Des petits cailloux" semés par la défense d'Yvan Colonna : c'est ainsi qu'Alain Acco, sur Europe 1, a expliqué hier comment les avocats de l'accusé avaient entamé leur travail de sape. On parlait de l'attentat commis contre la gendarmerie de Pietrosella le 6 septembre 1997 et la défense a relevé plusieurs failles dans l'accusation, parfaitement résumées par Stéphane Durand-Souffland, du Figaro : "les nationalistes, manifestement scindés en deux groupes, communiquent à l'aide d'émetteurs radio. L'individu que les gendarmes entendent dans l'estafette [où ils sont pris en otage, ndlr] répond à l'indicatif "Jacob". Son interlocuteur, qui se trouve Dieu sait où, à celui de "King". Selon l'accusation, "Jacob" n'est autre que Pierre Alessandri. "King" correspond à Alain Ferrandi. Or, d'après le même document, les deux hommes (...) sont montés dans la camionnette. Ils ne se parlaient évidemment pas avec des talkies-walkies dans le même fourgon." "Qui étaient-ils, interroge Elisabeth Fleury dans les colonnes du Parisien, cinq selon l'accusation. Forcément plus, selon les gendarmes. Qui étaient-ils ? Ni Paniez, ni Herniaux n'ont reconnu Yvan Colonna parmi leurs ravisseurs." Ces contradictions ne sont pas apparues au quotidien Libération. Sur 6 colonnes, le compte-rendu d'audience reprend simplement les déclarations des deux gendarmes. Le titre ? "Colonna laisse passer l'occasion de s'expliquer."




Antoine Albertini



PROCES COLONNA - Revue de Presse (suite) - "Le procès sera-t-il politique ?"




A mille coudées de l'approche factuelle et de compte-rendus d'audience, les hebdos satiriques mettent en avant le caractère politique du procès.




Le titre barre le pied-de-page de la "Une" du Canard Enchaîné : "Procès Colonna : la justice devient chèvre". Dans les colonnes de l'hebdo satirique, Louis-Marie Hoareau "souhaite bien du plaisir aux sept juges qui composent la Cour d'assises spéciale chargée de juger Yvan Colonna. Et le journaliste de dérouler le fil des difficultés auxquelles ne manquera pas de se heurter la juridiction : "l'accusé nie toute participation aux faits. Ses présumés complices, qui l'ont tout d'abord dénoncé, se sont tous rétractés. (...) Le seul témoin du crime ne reconnaît pas Colonna. Et aucune communication téléphonique sur son portable n'a été repérée sur les lieux du crime." Pour l'impertinent volatile, l'enjeu du procès n'est rien moins que "politique" car "la Cour d'assises va devoir aussi travailler sous cette pression venue du sommet de l'Etat." Du coup, augure le "Canard", si "nul ne sait le sort qui sera réservé à Colonna", la justice, elle, "aura du mal à s'en sortir avec un acquittement."
Dans Charlie-Hebdo, le Sartenais Dominique Paganelli coupe court : "dans un mois, le jury n'effeuillera pas la marguerite pour savoir si Colonna est un peu, beaucoup, passionément ou à la folie coupable. Il n'a pas dautre alternative que de le condamner lourdement ou l'acquitter.




Antoine Albertini

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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Jeu 15 Nov - 22:52 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant


Le doute doit TOUJOURS profiter à l'accusé !

Et il n'y a même pas de doute : il ne mesure par 1,83 m comme prévu par les études balistiques... Il ne suffit pas qu'un type soit un commode bouc émissaire pour qu'il soit coupable, c'est ce que je disais au Capitaine Dreyfus la dernière fois que je l'ai rencontré à Cayenne en 1898 !

Je suggère de condamner l'Etat Français à payer une très lourde indemnité à Yvan Colonna pour déni de justice et détention abusive...

Pour une fois je serai fier de payer des impôts !

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MengWan


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MessagePosté le: Ven 16 Nov - 00:13 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

Désolé, mais cet expert est bizarre !

Le pistolet, on le tient dans la main, il est donc possible de tirer horizontalement un peu plus haut que sa propre épaule ...
Et c'est d'ailleurs un geste de tueur bien célèbre que l'on voit reproduit dans plein de films de maffia !
(de plus toutes les têtes -le cou- n'ont pas la même hauteur)

Perso, je n'oublie pas que le Papa Colonna en personne s'est fendu d'une lettre d'excuses à Me Erignac pour l'assassinat commis par son fils, comment savait-il que c'était ce fils qui avait tué ?

Il y a aussi les déclaration de l'Yvan, au procès, qui raconte "il y a eu 3500 attentats dans la région et on ne m'a jamais pris ...", édifiant, non ?
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CHE


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MessagePosté le: Ven 16 Nov - 15:56 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

MengWan a écrit:
Désolé, mais cet expert est bizarre !

Le pistolet, on le tient dans la main, il est donc possible de tirer horizontalement un peu plus haut que sa propre épaule ...
Et c'est d'ailleurs un geste de tueur bien célèbre que l'on voit reproduit dans plein de films de maffia !
(de plus toutes les têtes -le cou- n'ont pas la même hauteur)

Perso, je n'oublie pas que le Papa Colonna en personne s'est fendu d'une lettre d'excuses à Me Erignac pour l'assassinat commis par son fils, comment savait-il que c'était ce fils qui avait tué ?

Il y a aussi les déclaration de l'Yvan, au procès, qui raconte "il y a eu 3500 attentats dans la région et on ne m'a jamais pris ...", édifiant, non ?


de toute façon , l'ensemble sera soumit à la contradiction , ce qui est primordial , ce sont les témoignages des témoins , tous disent qu'il n'y avait que deux hommes sur les lieux , et aucun n'a reconnu colonna .
quand à son père , yvan étant" chargé" à mort par l'état et l'opinion publique , 'il s'est laissé convaincre que son fils faisait parti du commandos .
encore une fois , je répète que ce crime est horrible et indigne de l'honneur corse , quelles que soit les motivations , je suis contre cet assassina , le commandos assume cet acte ISOLE, ET EN PAYE LE PRIX , mais pour moi et beaucoup de corses , colonna n'est pas le tueur .

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STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

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CHE


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MessagePosté le: Ven 16 Nov - 16:02 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant



PROCES COLONNA - Jour #5 - La famille Erignac à la barre, dans la douleur, la dignité et l'émotion

Ce matin, la veuve et les deux enfants du préfet assassiné sont venus décrire à la barre la personnalité "riche" et "attachante" de Claude Erignac.

C'est un exercice qu'on ne souhaite à personne. Au lendemain de l'examen, à l'audience, du corps affreusement supplicié de Claude Erignac, sa veuve Dominique et ses deux enfants sont venus à la barre évoquer la mémoire du préfet. Dignes, calmes et émouvants, tous trois ont réclamé la vérité "sans esprit de haine ni de vengeance". Exemplaires. Voici les principaux extraits de leur déposition.

Dominique Erignac, 64 ans, veuve du préfet Claude Erignac
"Je me souviens de ses dernières paroles en me déposant devant le théâtre : "A tout de suite...""
Extrêmement émue, Dominique Erignac n'a pu que lire un texte qu'elle a écrit.
"J'ai toujours eu la conscience que rencontrer mon mari et partager sa vie était quelque chose de très important (...), tant de moments vécus et riches... Pour mon mari Claude, sa famille était quelque chose d'essentiel. L'autre chose essentielle était son métier de préfet, qu'il adorait. Pendant des mois, je me suis sentie coupable de ne pas avoir empêché mon mari d'aller à ce concert. Depuis dix ans, je suis seule et je veux connaître la vérité à laquelle mes enfants et moi avons droit (...) J'espère qu'ici, certaines personnes comprendront ce que je ressens (...) En arrivant en Corse, nous avons visité toute l'île en voiture (...) Nous aimions découvrir notre nouveau territoire (...) Nous trouvions cet endroit mgnifique, un spectacle à chaque virage. Il y avait la mer, la montagne, cette nature vierge. J'ai découvert avec enthousiasme cette terre de France bien lointaine pour moi, qui suis une femme du Nord. (...)
Il y avait une ombre, cependant : l'absence de nos enfants qui étaient à l'université et desquels nous étions séparés pour la première fois. La maison était bien triste. (...) Depuis ce temps, je ne cesse de me poser une question : pourquoi ? Mon mari Claude aimait la vie, il la vivait pleinement (...) Il aimait rire et faire des blagues. Il était très attentif aux autres. Sa mort est à l'opposé de sa personnalité, elle ne fait pas partie de sa vie (...), la violence de sa mort la rend insupportable (...) Au soir du 6 février, ma vie a basculé (...) Quel sens donner à sa mort ?
Je croyais que dans cette région [la Corse, ndlr], il y avait un code de l'honneur dont les habitants étaient très fiers. Mes enfants et moi avons droit à la vérité et mon mari Claude à la justice.
Dix ans après, je me souviens de ses dernières paroles en me déposant devant le théâtre : "A tout de suite...""


Christophine Erignac, 34 ans, fille du préfet Claude Erignac
"Il était mon repère dans la vie et il le restera".
"Je vous remercie de nous donner cette parole aujourd'hui, c'est essentiel pour nous. Essentiel car il est important pour moi que mon père reprenne vie, reprenne corps. Depuis tant d'années, on essaie de l'effacer. Pour moi, il était beauocup plus que le préfet Erignac, que la victime de "l'affaire Erignac" (...) J'ai toujours en mémoire l'image de son corps, de son visage déchiqueté, de ce corps que l'on a achevé à terre. Il était bien loin de cette violence et de cette lâcheté (...) Il était mon repère dans la vie et il le restera.
Je me souviens particulièrement d'une soirée, celle du 5 février 1998, la veille. Nous avions dîné, mon père, mon frère et moi car il était venu à Paris pour des raisons professionnelles. A cette époque, mon frère avait un scooter et en rentrant, nous avons traversé Paris en scooter. Je me souviens de mon père, le visage dans le vent, qui souriait. Je crois que ça lui rappellait sa jeunesse. c'est la dernière image que j'ai de mon père, je la conserve précieusement. (...)
Le soir du 6 février, j'ai reçu un coup de téléphone de ma mère. Elle n'a pu me dire qu'une chose : "Ils l'ont tué, ils ont assassiné Papa..." Dix ans après, son absence est toujours présente en moi..."


Charles-Antoine Erignac, 30 ans
"Nous avons agi sans vengeance et sans haîne, dans l'esprit de ce que mon père nous avait enseigné."
"Nous avons eu une vie un peu différente, itinérante, faite d'ouvertures, de découvertes, de nouvelles rencontres (...) Je garde le souvenir d'un très bon père, quelqu'un qui nous faisait pleinement partager sa vie (...) Papa était un homme plein de volonté, un grand cycliste, un grand tennisman qui était même devenu champion de Corse de sa catégorie. Il était un homme de grande culture qui aimait découvrir, comprendre, se renseigner, il était très curieux et passionné d'histoire. Mais il était aussi d'une grande rigueur, il avait de l'autorité quand il le fallait. Il était d'ailleurs très exigeant avec lui-même (...) mais ce n'était pas quelqu'un de renfermé, il aimait briser la glace (...)
Vous comprendrez d'autant mon désarroi et ma détresse ce 6 février 1998 (...) Je suis rentré chez moi après un dîner avec des amis, il y avait beaucoup de messages raccrochés sur mon répondeur téléphonique, certains semblaient très alarmants. J'ai allumé la radio et j'ai écouté France Info : "le préfet de Corse a été assassiné."
Depuis dix ans, nous avons agi sans haine, sans vengeance, dans l'esprit de ce que nous avait enseigné mon père. Nous avons droit à la justice. Papa a droit à la justice."

Antoine Albertini
PROCES COLONNA - Jour #5 - L'accusé Colonna face aux forums Internet

Sur les forums de discussion ouverts sur les sites de nombreux media, les avis se succèdent. Baromètre de l'opinion du web.

Sur le net, c'est un peu comme à la Samaritaine. On trouve de tout ! Des personnes convaincues de l'innocence d'Yvan Colonna, d'autres qui s'interrogent sans parti-pris, d'autres qui le croient ou même le veulent coupable contre vents et marées. Des messages sensés, argumentés, des considérations à deux sous sur les Corses, des propos navrants écrits dans un français plus que titubant, des vannes éculées. La confrontation, curieusement, n'est pas systématiquement, comme on aurait pu le craindre, entre internautes corses et internautes continentaux. Plutôt entre ceux, quelle que soit leur origine, qui ont un cerveau en état de marche, se plaisent à le faire fonctionner régulièrement et se souviennent que l'homme est un roseau pensant. Et ceux qui l'ont oublié un jour, peut-être au Café du commerce, peut-être sur les gradins de quelques tribune de tifosi ultras, parmi des canettes de bière écrasées, peut-être sous le meuble-télé où il tient désormais compagnie aux moutons de poussière et n'ont pas jugé utile d'aller le réclamer aux objets trouvés, préférant se complaire à anonner le bon vieux bréviaire des idées reçues. Morceaux choisis. En respectant la graphie des auteurs...
Sur le site du Nouvel Obs, après la publication du compte-rendu de la déposition du légiste, selon laquelle l'assassin du préfet Claude Erignac aurait été un individu de stature plus élevée que Yvan Colonna, un certain Bonne Aparté s'essaie à l'humour : « l'assassin a la maladie des bras trop courts, une maladie courante en Corse ! » Le spirituel luron ne semble pas conscient que son affirmation tendrait à indiquer que, dans ce cas, les probabilités pour qu'un Corse soit coupable du meurtre n'en sont que plus minces. Curieusement, son message sera effacé. Qu'importe ? Bonne Aparté doit déjà être en train de rire de son bon mot avec les copains, autour d'une mousse ou deux - et plus si affinités ! Pour sa part Clo s'interroge : « et la présomption d'innocence, alors? Je suis les évolutions successives de cette affaire, qui m'intrigue beaucoup. Ce témoignage du médecin légiste est aussi un constat que nul ne peut contester. J'avoue que je ne suis pas du tout persuadée de la culpabilité de Colonna.(!) Nous avons revu, au JT, la séquence ou Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, annonçait triomphalement que "la police française venait d'arrêter l'assassin du préfet Erignac" fin de citation. S'il s'avère que Colonna est innocent, je pense qu'il mérite des excuses pour ces propos, n'ayant pas eu droit, comme Laporte, à la présomption d'innocence en attendant son procès. » Cependant que Topoch a peut-être un début d'explication : « le médecin a-t-il lui aussi reçu des menaces ou a t-il une quelconque parenté corse ? » Quant à Behr, il livre ce curieux message : « J'ai la bizarre sensation, bien que je sois pour la présemtion (Sic ! ) d'innocence, qu'on est en train de mettre en place une procédure de non lieu.... » Pour la présomption d'innocence, mais ça souffre des exceptions en somme ?
Sur le site de Libé, on se passionne, on prend fait et cause, notamment après le papier de Patricia Tourancheau selon lequel, en se bornant à nier sa participation à l'attaque de Pietrosella et à l'assassinat du préfet, Colonna aurait laissé passer l'occasion de s'expliquer. « Justice à l'américaine ? s'interroge Laurent. Hallucinant ! Je n'ai aucune idée ni aucune position sur la culpabilité éventuelle de Colonna, mais ça n'est pas à LUI d'établir quoique ce soit ! C'est à la justice d'ETABLIR une culpabilité ! Quand un être humain exprime qu'il n'était pas présent lors de certains faits, pourquoi insiste t-on pour avoir davantage ? Quand on n'est pas là, on n'est pas là ! Y'a rien à dire de plus ! Et cette expression n'est en rien une perte d'occasion de s'expliquer, c'est une explication entière et totale ! Ensuite, qu'elle soit confrontée aux autres témoignages, mais cet article est clairement partial et ce juge également ! Ceci dit, pour un crime politique, qu'attendre d'autre d'une justice et d'une presse majoritairement corrompue ? » Traroth objecte que « Colonna a fuit (sic) et s'est caché pendant 5 ans. C'est quelque chose que les innocents ne font pas, normalement. Il aurait pu dire un mot là-dessus, par exemple. Il est certain que ce n'est pas à lui d'apporter la preuve de son innocence, mais ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas expliquer un certain nombre de comportements bizarres, surtout si on lui en donne l'opportunité, ce qui n'est pas commun. » De son côté, Jadot dont le coeur semble voué à balancer à jamais entre les haïkus et l'Almanach Vermot lâche pour tout commentaire « ô mer t'as ».
Sur le site du Figaro où un forum spécial corse est mis en place depuis plusieurs années, c'est somme toute assez feutré. Nota5 ouvre les hostilités le 13 avec un post intitulé « Présumé coupable » : « Pour ma part, avec ce que j'ai pu lire dans la presse, colonna est un présumé coupable. ca suffit l'hypocrisie. » Réponse de BAM, un des plus anciens internautes corses inscrits sur le forum : « J'espère que la Justice se prononcera en fonction des éléments concrets de l'enquête et non de ce que peut en dire la presse. » Mais dans l'ensemble, le procès génère moins de commentaires qu'on aurait pu s'y attendre sur ce forum permanent où les échanges d'amabilités pour un oui et un non sont généralement fournis.

Elisabeth Milleliri
PROCES COLONNA - Jour#5 - Maître Benoit Chabert : "On ne peut pas conclure que seule une personne de grande taille peut être le tireur."

Interrogé sur les déclarations du Dr Paul Marcaggi hier, l'un des avocats de la parie civile a estimé qu'il "n'y avait aucune incompatibilité" entre la taille de Colonna et les conclusions des expertises menées sur le corps du préfet Claude Erignac.

"Les photos que nous avons projetées ce matin [des clichés réalisés pendant l'autopsie du préfet assassiné, ndlr] montrent de façon très claire que la trajectoire des balles mortelles n'est pas horizontale mais ascendante." Pour Maître Benoît Chabert, l'un des avocats de la partie civile, la déposition du Dr Paul Marcaggi, le médecin-légiste qui a procédé aux constatations après la mort du préfet Claude Erignac, ne permettent pas "de conclure que le tireur ne pouvait être qu'une personne de grande taille". "L'expert n'a jamais dit ce que nous avons entendu hier" a poursuivi l'avocat, qui a estimé nécessaire que M. Marcaggi "revienne dire pour quelles raisons il a voulu nous faire croire cela." Evoquant la taille de Pierre Alessandri, Me Chabert a également considéré que "la personne qui s'était accusée d'être le tireur a, de toute façon, à peu près la même taille qu'Yvan Colonna".
A un journaliste qui lui demandait comment la famille Erignac avait ressenti les déclarations d'Yvan Colonna ce matin, Me Chabert a regretté que "Yvan Colonna ait poussé le cynisme aussi loin." "C'est ma conviction" a-t-il répété à trois reprises.

Antoine Albertini
PROCES COLONNA - Jour #5 - La "mission impossible" du préfet Claude Erignac

Le président a donné lecture de deux lettres rédigées par le préfet Claude Erignac avant et après sa nomination en Corse. Le haut fonctionnaire y décrit une "mission impossible".

Deux feuillets pour dire l'inquiétude d'un homme, deux lettres aux en-têtes différents mais aux préoccupations identiques : celles d'un préfet peu réjoui et inquiet d'une nomination en Corse. A la veille de son départ pour l'île, Claude Erignac, en poste à Versailles, prend sa plume. Sur du papier à en-tête du préfet des Yvelines, il trace ces quelques mots : "Histoire d'un piège, chapitre un". Le préfet vient d'apprendre qu'il sera nommé en Corse. Une "marque de confiance du président de la république", note-t-il, mais aussi, il l'écrit comme il le pressent : une "mission impossible" entre "négociations plus ou moins secrètes" et "restauration de l'autorité de l'Etat". Claude Erignac désigne même Pierre-Etienne Bisch*, éminence grise de Charles Pasqua comme ayant joué un rôle décisif dans son affectation en Corse. Il s'interroge, aussi, sur l'état d'esprit de son épouse, elle non plus guère réjouie de devoir boucler ses valises pour l'île : "Dominique fait contre mauvaise fortune, bon coeur. Il faudra lui prévoir des respirations parisiennes." La seconde lettre débute par ces quelques mots, qui confirment le malaise du préfet : "En une semaine, le bilan est simple : 2 morts, 2 assassinats en plein jour..." Le préfet explique qu'il a appris la nouvelle en pleine réunion technique. Il dévide le fil de ses craintes, confirmées par les faits : des revendications de socioprofessionnels "qui veulent le beurre" et l'argent du beurre., une situation délétère.
Les idées noires, Claude Erignac décrit le décor "médiocre" de la préfecture de Corse, une sorte de "palais italien bien délabré" qui lui fait regretter le "grand luxe de Versailles", une affectation qu'il avoue pourtant n'avoir jamais aimée. Son action en Corse ? "Les dossiers techniques" explique le préfet. Non pas le "domaine politique" que se réserve Paris. Ses premières vues de la Corse contrastent singulièrement avec ce que vient d'en dire sa veuve, Dominique (voir les extraits de sa déposition : "Il m'a dit "à tout de suite"...") : "le bord de mer est nul et sale, l'intérieur ressemble à la Lozère."
Interrogé à la barre sur les sentiments qu'inspirait à son père sa nomination en Corse, Charles-Antoine Erignac, 30 ans explique : "Il m'avait dit : c'est une mission impossible. Il n'en avait pas envie, tout simplement."




* notice biographique complète et CV disponibles sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Etienne_Bisch

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MessagePosté le: Ven 16 Nov - 22:39 (2007)    Sujet du message: PROCES YVAN COLONNA Répondre en citant

"Chargé à mort par l'Etat" (sic) :

Ben voyons, l'Yvan n'est qu'une "chèvre émissaire" ?

Dans quel but ?

Qu'on soit allé chercher un Talamoni, un Siméoni pour ce genre de choses "collerait" avec cette théorie du complot ... mais un nullos genre Yvan ????

Pour conclure, je dirais qu'il est assez dégueulasse de mentionner les difficultés de la mission du Préfet en Corse, surtout à partir du moment où il n'y risque rien, surtout pas de se faire assassiner par une bande de gros cons haineux ...
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