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Vous avez dit Karachi ?

 
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Patrice Guyot
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Inscrit le: 13 Oct 2007
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 21:21 (2011)    Sujet du message: Vous avez dit Karachi ? Répondre en citant

Le Monde

Le parquet de Paris a ordonné, vendredi 23 septembre, l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "violation du secret professionnel et recel", à la suite des révélations du Monde sur les écoutes téléphoniques impliquant deux proches du chef de l'Etat, l'ex-ministre de l'intérieur Brice Hortefeux et son ami Thierry Gaubert. Une procédure susceptible d'embarrasser l'exécutif, alors que l'Elysée est déjà accusé d'avoir violé le secret de l'instruction, après avoir assuré - à tort - que le nom de Nicolas Sarkozy n'était pas cité dans le dossier Karachi.
 
"J'ai demandé à mes avocats de réfléchir à une plainte pour violation du secret de l'instruction", a aussi déclaré au Monde Hélène de Yougoslavie, la femme de M. Gaubert. Visé par l'enquête du parquet, M. Hortefeux a démenti "catégoriquement" avoir détenu des informations confidentielles sur l'affaire Balladur, dans laquelle Nicolas Bazire, autre proche du président de la République, et Thierry Gaubert, sont poursuivis.
La chronologie des faits ne plaide pas en faveur de M. Hortefeux. Une écoute téléphonique datée du 14 septembre montre qu'il était bien informé des déclarations devant la justice d'Hélène de Yougoslavie. Or, ce procès-verbal était connu des seuls enquêteurs.

Mme Gaubert, le 8 septembre, avait ainsi raconté aux policiers les voyages effectués en Suisse par son mari, en 1995, afin de retirer de l'argent pour le remettre à Nicolas Bazire, alors directeur de la campagne d'Edouard Balladur. Les policiers avaient pris soin de conserver le procès-verbal de l'audition, n'en référant qu'à leur hiérarchie et au juge Renaud Van Ruymbeke. Le 14 septembre, l'identité du "témoin anonyme" demeurait donc inconnue, y compris pour M. Gaubert.

Ce jour-là, il reçoit un appel de Brice Hortefeux, qui l'informe que sa femme "balance" des informations à la police. Et Thierry Gaubert de confirmer aux policiers, lorsqu'il est placé en garde à vue, le 20 septembre : "C'est par Brice Hortefeux que j'ai eu la confirmation que le témoin anonyme était ma femme Hélène." L'ex-ministre, en prévenant M. Gaubert, va permettre à celui-ci d'exercer des pressions sur son épouse. Une méthode que les policiers qualifient, dans l'interrogatoire de M. Gaubert, de "subornation de témoin".

"ELLE COULAIT AVEC MOI"

En effet, M. Gaubert va tenter de la dissuader de réitérer ses déclarations devant le juge Van Ruymbeke, qui souhaite l'entendre. Il est même question d'une somme d'argent. Hélène de Yougoslavie, malgré son patronyme prestigieux, dépend toujours financièrement de son mari, dont elle est séparée. Déjà, en juillet, Thierry Gaubert lui avait demandé, après la perquisition réalisée à leur domicile, de ne rien dire aux policiers, si elle devait être auditionnée. Il l'avait menacée, indique Hélène de Yougoslavie, qui va alors le piéger. " Je lui ai dit que si je coulais, elle coulait avec moi (...). Je lui ai dit : "Ne raconte pas de conneries"", admet M. Gaubert devant les policiers.

Sa femme enregistre la discussion orageuse sur un dictaphone, puis transfère le contenu sur une clé USB qu'elle transmet, le 8 septembre, aux policiers. Ces derniers la retranscrivent et en donnent lecture à M. Gaubert, le 20 septembre. "Je constate qu'il n'y a pas de menace", relève l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui assure aussi que son épouse "confond tout" et "fait des amalgames".

Les avocats d'Hélène de Yougoslavie, Mes William Bourdon et Léa Forestier, ont indiqué qu'ils saisiraient la justice si leur cliente faisait à nouveau l'objet de menaces ou de pressions.

G. Da. et F. Lh.
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 21:21 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Patrice Guyot
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Inscrit le: 13 Oct 2007
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MessagePosté le: Sam 24 Sep - 21:23 (2011)    Sujet du message: Vous avez dit Karachi ? Répondre en citant

Hélène de Yougoslavie : " J'ai subi des menaces émanant de mon mari "

L'épouse de Thierry Gaubert assure au " Monde " que son époux remettait des espèces à Nicolas Bazire
                 

Hélène de Yougoslavie, le 23 septembre, dans le bureau de M - sup - e - /sup - Bourdon.




S. KIRZENBAUM POUR " LE MONDE "

Hélène de Yougoslavie, l'épouse de Thierry Gaubert, réitère au Monde ses accusations sur le financement illicite de la campagne d'Edouard Balladur, en 1995.


Quand avez-vous rencontré votre mari, Thierry Gaubert ? Nous nous sommes rencontrés en 1987, à Neuilly-sur-Seine, où nous habitions. Et nous nous sommes mariés dès 1988.




Avant 1987, vous connaissiez déjà Nicolas Sarkozy ? Non, je l'ai rencontré par l'intermédiaire de mon mari. Il me l'a présenté tout de suite, et c'est lui qui nous a mariés.




Que faisait votre mari lorsque vous l'avez rencontré ? Il était chargé de mission à la communication à la mairie de Neuilly, et travaillait par ailleurs dans l'immobilier.




Il vous associait à ses activités ? Il me parlait très peu de ses affaires ou de son travail à la mairie, il était assez discret sur ses activités en général.




Mais, à travers des réceptions, n'étiez-vous pas en relation avec des hommes politiques ? On avait effectivement beaucoup de dîners avec les politiques, qui devenaient en fait des amis. Il y avait Brice Hortefeux, bien sûr, les Balkany,



Nicolas Bazire, Patrick Devedjian, beaucoup de maires des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy évidemment...



A l'époque, M. Sarkozy était un intime ? Il était très proche, oui, il nous invitait souvent à dîner, le week-end... Il appelait mon mari tout le temps. Thierry lui était devenu indispensable.




Avec votre mari, ou dans ces dîners, parliez-vous d'argent ou de financements ? Non, de manière générale, il parlait assez peu d'argent. Et moi-même je ne lui posais guère de questions sur ce thème. Je viens d'un milieu où cela ne se fait pas.




Après son arrivée au ministère du budget, en 1993, M. Sarkozy nomme votre mari à son cabinet. Quel souvenir gardez-vous de cette période ? Celle d'une vie beaucoup plus intense, avec ses allers-retours incessants à Bercy. Moi-même, je me rendais de temps en temps au ministère, notamment pour des dîners.




Vous arrivait-il de voir M. Balladur ?

Oui, de temps en temps. D'ailleurs, Thierry a ensuite intégré le staff de campagne de Balladur, pour s'occuper de la communication, je crois.


C'est donc à partir de cette période que votre mari aurait effectué des voyages en Suisse pour y chercher des espèces ?
Oui. Il me disait régulièrement : "Je vais en Suisse chercher de l'argent." Il passait systématiquement, à l'aller comme au retour, par Londres, afin, me disait-il, d'éviter des contrôles douaniers à la frontière franco-suisse.


Quand ont commencé ces voyages, et à quelle fréquence ? Il m'est difficile de les dater très précisément. Je suis certaine que cela a commencé au début des années 1990. Et il se rendait en Suisse environ une fois tous les deux mois.




Mais comment justifiait-il ces déplacements ? Il ne me disait pas pourquoi, ne me parlait pas des montants ni ne me montrait les billets. Généralement, il les ramenait dans des petites sacoches.




A quel moment vous a-t-il parlé des destinataires de ces fonds ? Il m'a dit un jour qu'il allait chercher ces espèces en Suisse pour les remettre à Nicolas Bazire.




Avez-vous fait le lien avec la campagne de M. Balladur, dont M. Bazire était le directeur ? Non, pas du tout. Bien sûr, je trouvais ça bizarre, mais il me disait : "C'est comme ça." Il m'a dit qu'il m'expliquerait plus tard.




Votre couple était lié à Nicolas Bazire ? Oui, très, c'est d'ailleurs le parrain de mon fils.




Votre mari a-t-il cité d'autres noms de bénéficiaires des fonds ? Non, seulement celui de Nicolas Bazire.




Il semble que votre mari soit allé retirer l'argent, à Genève, en compagnie de Ziad Takieddine. C'est exact. Parfois, Thierry allait chercher l'argent seul, d'autres fois accompagné de M. Takieddine.




Vous connaissez bien cet homme d'affaires ? Oh oui, c'était un ami proche, on partait en vacances ensemble. Il faisait beaucoup d'affaires avec mon mari. C'est M. Bazire qui les avait présentés. Et puis, j'ai sympathisé avec la femme de M. Takieddine, Nicola Johnson. Mais toutes les deux, on ne mettait pas notre nez dans les affaires de nos hommes.




Au même moment, voyiez-vous aussi Jean-François Copé, proche de M. Takieddine ? On a vu beaucoup Copé, mais plus tard, après l'élection de 1995 en tout cas.




Pourquoi, après tout ce temps, avez-vous parlé à la police, le 8 septembre ? Simplement parce que j'ai été convoquée ! Je me suis contentée de répondre aux questions des policiers. Ils m'ont montré des pièces me prouvant qu'ils savaient déjà beaucoup de choses. J'ai découvert à cette occasion des documents signés de ma main, je ne pouvais imaginer qu'ils étaient compromettants pour moi. Mon mari s'est servi de moi pour ouvrir des comptes à l'étranger. J'ai pris conscience qu'il m'avait trahie. C'est seulement lors de cette audition que j'ai découvert le lien avec le financement de Balladur, j'ai vraiment été écoeurée.




Avez-vous subi des pressions ? Oui, beaucoup de pressions, et des menaces, émanant de mon mari. Cela a commencé après que sa maison a été perquisitionnée, en juillet. Il s'attendait à ce que je sois convoquée par la police. Alors il m'a dit : "Si tu parles, tu ne verras plus les enfants. Si je coule, tu coules avec moi, car nous ne sommes pas divorcés." Il ne fallait absolument pas que je parle des comptes à l'étranger et des remises d'argent.



Déjà, durant l'audition, il m'inondait de textos ! Et puis, le 14 septembre, il m'appelle et me dit : "J'ai quelque chose à te donner, descends, je suis garé dans la rue." Une fois dans la voiture, il m'a incendiée, il était furieux. "Qu'est-ce que tu as été raconter aux flics, il paraît que tu m'as balancé ? Tu es complètement folle, tu vas partir à l'asile." J'ai compris qu'il avait eu des informations très précises sur ma déposition.


Vous avez été réentendue lundi 19 septembre, cette fois par le juge Renaud Van Ruymbeke... Oui, et j'ai confirmé tout ce que j'avais dit aux policiers. Ensuite, mercredi, le juge a mis mon mari en examen. Avec un contrôle judiciaire lui interdisant de m'approcher. On ne peut plus communiquer que par textos, pour les enfants... Je n'avais évidemment aucun intérêt à nuire à mon mari, bien au contraire. Je reste économiquement dépendante de lui, et je cherche et souhaite, dans le cadre de notre futur divorce, un accord dans l'intérêt des enfants.


Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Gérard Davet et Fabrice Lhomme

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MengWan


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MessagePosté le: Dim 25 Sep - 00:00 (2011)    Sujet du message: Vous avez dit Karachi ? Répondre en citant

Hélène de Yougoslavie, un nom "prestigieux" ?
Ben c'est plutôt celui d'une épave ...

Le vaisseau et été "coulé" par les "canons" (de la politique) allemands et américains !

Cool
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Dim 25 Sep - 11:38 (2011)    Sujet du message: Vous avez dit Karachi ? Répondre en citant

Nous sommes assez d'accord, d'ailleurs elle est raide comme un passe-lacets : séparée (et pas divorcée), de son brillant mari, elle est totalement dépendante de lui !

Sic transit gloria mundi comme disaient nos amis Romains...

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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mar 4 Oct - 01:42 (2011)    Sujet du message: Vous avez dit Karachi ? Répondre en citant

On en apprend davantage ICI

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MessagePosté le: Mar 4 Oct - 02:18 (2011)    Sujet du message: Vous avez dit Karachi ? Répondre en citant

'tain, FrenchLeaks, tu veux finir à Guantanamo ?

Cool
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mar 4 Oct - 11:46 (2011)    Sujet du message: Vous avez dit Karachi ? Répondre en citant

Oui ! Il ne se gratte pas le Plenel !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:29 (2016)    Sujet du message: Vous avez dit Karachi ?

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