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Et parlons un peu masturbation...

 
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Lun 30 Juil - 12:21 (2012)    Sujet du message: Et parlons un peu masturbation... Répondre en citant

Sur un excellent blog de Libé !

De la masturbation considérée comme un art martial

Dans le vocabulaire des arts martiaux, sun-dome signifie «contrôle». Dans le vocabulaire du sexe aussi. C’est une pratique érotique typiquement japonaise qui consiste à se masturber jusqu’au point extrême du plaisir et… à stopper net juste avant l’éjaculation.



La masturbation est à ce point répandue au Japon qu’au début du 17e siècle, lorsque les prêtres européens installés à Nagasaki mettent au point le premier dictionnaire de japonais (un dictionnaire japonais-portugais de 32 000 mots), ils y incluent l’expression senzuri o kaku, comme s’il était indispensable, pour comprendre le peuple de Jipango, d’inclure le verbe “se masturber”. Sen-zuri désigne les “mille secousses” qu’il faut nécessairement imprimer au pénis pour obtenir l’orgasme (1). Rusher Miyoshi, acteur spécialisé dans les films d’onanisme, ne trouve pas que ces chiffres soient très exagérés : «Le plaisir n’est pas quelque chose qui tombe du ciel. Ça se travaille, ça demande de la concentration, du savoir-faire, de la technicité.» Pour lui, la masturbation est une forme d’entraînement. Il s’agit d’endurcir son corps en l’exerçant à l’aide de techniques adéquates. «Au Japon, nous n’avons pas honte de pousser à la perfection même les choses qui semblent futiles, dit-il. En matière de plaisir par exemple, nous employons tous les moyens possibles, car ce qui compte, c’est l’accomplissement».


Pour s’accomplir, donc, il s’agit de roder son pénis, le rendre plus résistant et rigide sur commande, au cours de séances qui confinent à la torture: il faut souffrir pour atteindre le niveau de la perfection optimale. Rusher Miyoshi, en véritable guerrier, s’astreint donc dans des vidéos pleines de suspens à se maintenir en équilibre sur la corde… raide. Ces vidéos appartiennent au genre «sun-dome», un créneau très marginal dans la production SM. Elles reposent entièrement sur le conflit intérieur d’un homme, partagé entre son désir exacerbé jusqu’à l’outrance et la promesse qu’il doit tenir. Cette promesse, une belle jeune femme ne cesse de la lui rappeler : «Ikunai yo», «Ne jouis pas.» Alors qu’il bande frénétiquement, elle le touche, le caresse, le rend fou et lui chuchote des menaces… S’il jouit, elle sera en colère. Il aura rompu sa promesse. Elle ne veut pas qu’il jouisse. Elle veut, dit-elle, «goûter sa torture» et lui frotte si énergiquement le sexe qu’au bout de quelques heures, le pénis est devenu rouge et boro boro, terriblement douloureux. La video retrace 24h dans la vie d’un homme qui n’a pas le droit de jouir et qui pourtant ne cesse de se faire monter jusqu’au bord, à la limite de l’orgasme.

«Le mot sun-dome est emprunté au judo, explique Rusher. La figure du sun-dome absolue, c’est celle d’un homme qui projette son poing en avant de toutes ses forces et qui arrête net son poing à trois centimètres de votre visage. Pour la masturbation, c’est la même chose, comme un art martial : on doit mettre toute son énergie dans un geste comme si c’était le dernier, l’ultime geste mais ca doit rester totalement sous contrôle.» Le fait de se masturber puis de bloquer l’éjaculation, puis de recommencer, encore et encore, n’est rien d’autre qu’une façon de répéter le même kata jusqu’à le maîtriser comme en art martial. Devenir dur à volonté et garder le contrôle… Voilà le but du sun-dome.
«Je stoppe l’éjaculation cent fois au cours de la vidéo, explique Rusher Miyoshi. Parfois, ça dure trois jours, mais là ça devient trop…». Trop éprouvant, même pour lui, semble-t-il. Et pourtant, Rusher rêve de quelque chose qui confinerait au rêve : «Dans les films de sun-dome, les femmes empêchent les hommes de se satisfaire éternellement», dit-il… et sa voix glisse sur le mot «éternel» avec une sorte de douceur extasiée. Evidemment, on pense à Abe Sada, qui -pour éterniser l’ardeur de son amant- l’étrangla pendant l’amour et lui coupa le sexe. Pour Takeo Funabiki, anthropologue de l’Université de Tôkyô, Abe Sada est une héroïne digne d’admiration. «Elle est parvenue à suspendre le temps pendant 6 jours de suite. Vous le saviez ?». Pendant 6 jours, Abe Sada et son amant, Kichizo Ishida, sont restés enfermés dans une chambre à ne rien faire d’autre que l’amour, la lumière constamment allumée, afin qu’il n’y ait plus ni de nuit, ni de jour. «6 jours d’amour… A l’échelle des possibilités humaines, cela relève de l’éternité !». Au terme de ce marathon, Abe Sada ne pouvait rien faire d’autre que tuer son amant, pense-t-il. Elle l’étrangla le 18 mai 1936. Afin que la passion ne retombe plus jamais. Afin que leur passion échappe définitivement aux lois de la réalité.

Il y a comme un désir de transcendance dans le sun-dome, qui rejoint ce désir, proprement humain, d’échapper aux lois de la gravité. Que le pénis ne retombe jamais. Qu’il reste là-haut dans le ciel d’un désir fulgurant… Voilà pourquoi tant d’hommes fantasment sur l’idée de se faire castrer, probablement. Parce qu’ils voudraient vaincre l’inexorable fuite du temps qui les confronte, à l’éjaculation, à la détumescence et au reflux…

Le sun-dome existe aussi en version manga. Une série, entamée en 2006, a d'ailleurs été baptisée Sundome. Elle raconte l'histoire d'amour entre un lycéen qui a juré de ne pas connaître d'orgasme avant la fin de ses études (pour concentrer ses forces dans le travail scolaire) et une camarade de classe qui fait tout pour éprouver son… coeur. Le manga est traduit en Francais et visible ici.
Note 1/ Il est intéressant de noter qu’il en faut dix fois plus pour faire jouir une femme au Japon, car la masturbation féminine se dit man-zuri (“dix mille secousses”).
Illustration : Gengoroh Tagame, un des plus célèbres auteurs de manga sm. Ses oeuvres sont publiées et traduites chez H&O.

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MessagePosté le: Lun 30 Juil - 12:21 (2012)    Sujet du message: Publicité

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