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les saisons de .....

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Les Arts (autrement dit : les choses vraiment intéressantes) -> La Littérature : ce que vous aimez ou ce que vous écrivez
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mimibig


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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 11:26 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

merci encore à patrice ....qui m'a facilité la vie pour placer aussi mon texte!!!






.....1)

Les Saisons

de

la Vie















Nouvelle




Le printemps
Au début tout est découverte. Les boutons de la vie vont éclore afin de libérer leur sens et leur émotion. Alors, tout doucement à pas de velours chacun respire, ouvre les yeux pour découvrir l’inattendu. Pour certains, caresses de satin, pour d’autres déchirures et tristesses. Les senteurs ne sont pas pareilles. Avec délicatesse il faut se préparer à l’épanouissement vital. Cela ne se fait pas en un jour. La lumière peut surprendre, la pluie rendre triste, la nuit faire peur….. , pourtant déjà…..

L’été
Le soleil est là : brillant pour tout le monde mais pas de la même façon. Certains se prélassent sous ses rayons, n’ayant aucun effort à faire. D’autres vont souffrir et transpirer pour obtenir leur dû. Malgré leur courage ils n’auront pas le bien-être espéré. L’éblouissement fait mal, les yeux brûlent sous l’éclat des ultraviolets. Il y a pourtant de l’air et de la place pour tout le monde mais, ces agressions seront la cause de douleur, de cris sourds mais perceptibles …, traduction du mal être.

L’automne
A peine emmagasinées, les chaleurs en automne se réduisent. Déjà il faut se protéger. Les premières agressions vont poindre à l’horizon.
Les couleurs changent : de vert clair, tendre ou foncé, elles s’empourprent, rouge de colère.
Sans en avoir l’air chacun se recroqueville sur soi et : commence à s’enfermer. Evitant les contacts, provocant la solitude et le rejet, tout le monde est responsable souvent trop personnel et attaché à son quant à moi, ignorant se qu’il se passe dehors.


L’hiver
Seule la nature a ses repères, elle sait se prémunir face aux agressions car elle connaît ses forces et ses faiblesses. Certain de ne pas être compris l’humain s’isole encore plus et refuse la main tendue. S’excluant volontairement de la société qu’il tient pour responsable ce pauvre hère court à sa perte, c’est dans le plus grand dénuement qu’il finira sa triste vie.




C’est après un réveil en sursaut, que j’ai compris avoir fait un mauvais rêve. Pour essayer de remettre mes idées en place je voulais avaler un café très fort. Ma décision était prise, il fallait repositionner ces saisons. Dans un shaker imaginaire je les ai mélangées pêle-mêle ; ensuite j’ai retiré la première.
L’hiver s’est présenté à moi, brrr… un frisson m’a traversé le corps pourtant, aucune crainte ne m’a envahie. Tout de go je lui ai dit :
- Tu ne me fais pas peur, juste un peu frémir !
- Pourquoi te ferais-je peur ? Mes intentions sont louables, si j’existe ce n’est pas pour faire le mal. Bien au contraire : par ma présence la nature vit son cycle normal. Bien sûr il y a des inconvénients mais également des avantages. Imagine un peu un monde sans froid, personne ne penserait à se blottir dans les bras l’un de l’autre. Les chaumières n’irradieraient pas leur chaleur confortable faisant vivre les occupants dans un cocon douillet.
- Alors !- qu’en penses-tu ?
- Mais….je n’ai jamais pensé le contraire, pour ma part je n’hésite pas à mettre le nez dehors en toute saison. Qu’il fasse plus ou moins froid ma vie avec le monde extérieur continue, il est important de garder contact avec les autres, en clair : ne pas faire preuve d’indifférence car ce peut être bénéfique pour tous.
- -Nous sommes d’accord sur ce point en plus vois-tu dans HIVER il y a :
-
H comme HUMER
I comme INVITER
V comme VOIR
E comme ECOUTER
R comme REVER

- C’est justement à cause de ce rêve que vous allez intervenir vous : « les 4 saisons » pour m’aider à comprendre pourquoi dans mon sommeil se sont invités des messagers si négatifs.
J’étais rassurée réalisant que mon tourment n’était pas justifié.
- - Tu me donnes envie d’aller au devant d’une autre saison pour l’entendre réagir à son tour :
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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 11:26 (2008)    Sujet du message: Publicité

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mimibig


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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 11:27 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

..2)


Me dirigeant vers le récipient de mon imagination, je fermais les yeux en demandant que l’une d’entre elles veuille bien m’entretenir : sans aucune hésitation l’été se manifesta.
- Coucou c’est bien ici que l’on craint mes radiations ?
- Doucement s’il te plait, ne crois-tu pas que tu brilles un peu trop vite ? Il faut que tu saches qu’il y a sur cette planète des gens sensibles au chaud plus qu’au froid ; alors explique leur que tu n’utilises tes rayons que dans un but bienfaiteur.

- Evidemment : je n’ai jamais voulu faire souffrir qui que ce soit ! Je participe à ma façon au bon déroulement de l’équilibre de tout le monde, la preuve : Regarde les fleurs elles acquièrent leur épanouissement grâce à moi, le moral des êtres humains c’est encore moi. Enfin, dans ce monde en perpétuel agitation il peut y avoir des détracteurs qui, sous l’influence d’une onde négative trouvent le moyen de mal se comporter me faisant porter le CHAPEAU, en été tu me diras que la chose est normale !
- J’en conviens tu pourrais être un peu plus explicite vois-tu … !

- Eh bien d’abord sache que beaucoup de gens apprécient mon solstice, quand j’arrive : plein de fêtes se manifestent, les pique-niques s’organisent ici ou là, des rires des chants dans les jardins ; et les feux d’artifices ne manquent jamais au rendez-vous. Les baignades dans les piscines les lacs les rivières sans oublier la mer, procurent détente et bonheur c’est un réel plaisir pour moi que de donner autant de joies cette vie se déroule sous mes yeux d’une telle façon que je n’envisage pas un instant changer quoi que ce soit. Bien entendu il se peut que d’aucun souffre de la chaleur et ne puisse profiter au mieux de l’extérieur durant la journée, mais mes soirées sont si douces pour se détendre et partager en convivialité des repas familiaux ou avec des amis ; souvent suivis d’une ballade au clair de lune. J’en savoure les bienfaits, rien que d’en parler !

- Me voilà rassurée et maintenant pour en savoir d’avantage je vais contacter les deux autres saisons je te salue bien charmant été et à la revoyure !

Bon : compte tenu de ce que m’ont dit l’hiver et l’été, j’ose espérer n’avoir qu’enthousiasme à poursuivre mes investigations. De toute façon ayant entrepris cette démarche dans un désir d’éclaircissement il me faut la mener à terme.
Le shaker bougeait tout seul sur la table, après une hésitation je me suis écriée :
- Eh !là que ce passe-t-il ? Puis tout à coup une mélodie parvint à mes oreilles.

-La pluie fait des claquettes en ré en mi en fa : après un été caniculaire, quoi de mieux pour régénérer le sol ?

- Les champignons, les escargots, les feuilles en tapis douillet dans les forêts et : ne manqueront pas à l’appel les parfums d’humus au combien agréables ! Le soleil au rendez-vous nous offre ses effets lumineux sur les parterres jonchés de bruyères roses ou violettes et de fougères déjà brunies par mon arrière-saison. Des arbres dénudés règnent au-dessus de leur défoliation jaunie et empourprée alors que les pins chargés de leurs aiguilles dominent les lieux caressés par les brises matinales.

- Tu es l’automne ! Cela ne fait aucun doute, je savoure les châtaignes et le vin nouveau à chacune de tes venues. Ta fraîcheur matinale nous ravigote, la « petite laine » s’impose mais tes après-midi nous donnent l’envie de promenades dans tes sous-bois aux senteurs si agréables. Sans hésiter, beaucoup de personnes te nomment reine des saisons pour les tableaux merveilleux que tu crées. Tes couleurs nous enchantent pour la confection de bouquets d’arrière saison.

- Après ces paroles douces à entendre, je vais continuer d’offrir mes embellissements en d’autres sphères : car ce que vous admirez ici et valable aux antipodes… En clair je suis très attendu !

Dans un instant le printemps va certainement se manifester, sa sortie timide n’étonne pas parce que pour lui tout est affaire de température.
Sitôt dit, sitôt fait ! Le shaker s’allonge sur la table et le voilà…

- Tu m’attendais n’est-ce pas ?

-Effectivement, toi seul manquais à l’appel.
Tu ne seras pas surpris si je confirme que pour clore le sujet tes arguments sont indispensables.

- Et bien, allons-y !
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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 11:28 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

..3)



Tout est affaire de climat, s’il est doux j’arrive à pas de velours, les crocus, les perces neige, les jonquilles, les tulipes et autres fleurs se réveillent et leur épanouissement se concrétise aux premiers rayons du soleil. Les bourgeons sans trop attendre vont éclater et laisser apparaître la verdure des feuilles. Les pelouses demandent leur première toilette. Les outils de jardin se languissent dans leurs abris, n’aspirant qu’à une chose : servir !

-Tu veux dire par là qu’il peut y avoir des « freins » au bon fonctionnement de ton développement ?

-En effet si l’hiver s’est montré vigoureux, un retard se fait sentir. Alors là : j’en entant : « des vertes et des pas mûres. » Du genre : « y’a plus de saison on ne sait plus à quel saint se vouer faudrait pas que ça dure. » Pourtant malgré tout, les jardins s’embellissent et en les regardant de plus près on constate que je suis bel et bien là. En conclusion, la vie suit son cours et la nature se sent d’humeur printanière pour le bonheur de ceux qui apprécient ma saison.

Ravie par toutes ces élucidations je me suis dirigée vers la chaîne hi-fi pour sortir le compact disque « les quatre saisons » de monsieur Vivaldi. M’installant confortablement dans un fauteuil, j’ai fermé les yeux et écouté avec émotion les premières notes.

Ah !!! Le printemps montait en moi avec douceur, j’imaginais les nouvelles fleurs sur le pommier des voisins, les bourgeons dans le grand chêne, puis sur le sol humide déjà les pâquerettes, primevères, jonquilles et narcisses m’embaumaient les narines. Je respirais à plein poumons, imprégnée d’un air pur et rafraîchissant.
Des sensations merveilleuses m’entraînaient et je me métamorphosais en papillon désireux de tout survoler, quand : après un léger silence le (cd) repartait de plus belle pour m’annoncer l’été.
Toujours calfeutrée, me laissant emporter par la musique : mon imagination allait grandissante, j’entendais des rires au bord d’un étang. Les éclaboussures produites par les enfants qui pataugeaient dans l’eau me rafraîchissaient, le soleil irradiait sa chaleur sur ma peau dès lors je ressentais un plaisir immense les notes s’envolaient légères comme des libellules et je les suivais dans leur ballade vers un paysage merveilleux.
L’envie de me rouler dans l’herbe verte et tendre me saisissait, la musique m’imprégnait de sa volupté, les oiseaux virevoltaient près de moi, les abeilles butinaient les pollens tout ce petit monde faisait partie de moi les bourdonnements des frelons ne m’inquiétaient nullement et leur frénétique valse me donnait l’envie de danser avec eux.
J’émergeais à peine de cette envolée, que l’automne entrait en action.

Il possédait en lui la fougue d’un cheval au galop puis s’en suivait un rythme plus posé et délicat ; dans mon imaginaire des milliers de feuilles légères comme des plumes se déposaient sur le sol encore éclairé par les rayons du soleil, une petite brise les faisait tournoyer leurs couleurs rassemblées contrastaient avec la nudité des branches à peine remises de ce qui leur arrivait.
Alors que des chevreuils amusés par cette effervescence sautillaient gaiement sur ce tapis douillet, une bourrasque les faisait fuir à travers la forêt devant des écureuils étonnés d’un tel charivari.
Un léger frisson me pénétrait la pluie clapotait sur le sol les nuages se faisaient grandissant un besoin de chaleur se manifestait en moi.

L’hiver sonnait à la porte pour le bonheur des enfants désireux de le voir enfin. Du moins, c’est ce qu’ils espéraient depuis fort longtemps pour satisfaire leur soif de boules de neige.

A cet instant l’annonce de sa venue se traduisait par des notes d’une floconneuse légèreté, m’enfonçant dans mon fauteuil qui s’assouplissait comme de la ouate, je voyais le paysage se métamorphoser je le survolais en baissant les paupières, des patineurs glissaient sur un lac gelé dans un ballet à la chorégraphie vertigineuse.
Un traîneau tiré par un cerf s’avançait jusqu’à moi, soudain le silence : je sortais de mes songes la musique venait de se terminer. Tout ce que mon imagination avait emmagasiné vibrait encore en moi les saisons musicales me régénéraient.
En réfléchissant bien il m’était possible de comprendre que nous pouvions ressentir les évènements alentours avec plus ou moins de sensibilité, le temps était source d’adaptation pour certains et de rejet pour d’autres.
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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 11:30 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

....4)
Le rêve n’était qu’un déversement d’émotions
refoulées depuis bien longtemps, du moins c’est sans doute la version qu’un « psy » aurait donnée lors d’une consultation. Pour ma part j’en tirai d’autres conclusions.

Ne dit-on pas avoir un printemps de plus à chaque anniversaire ? Alors selon cette formule la vie ne compterait qu’une saison ? Que nenni : pourtant si tel était le cas : le renouveau finirait par stagner.

L’été, l’automne et l’hiver végétant au milieu de nulle part je n’osais envisager la chose j’avais : «cauchemardé » les saisons de la vie mon désir était : « de rêver la vie des saisons. »

Sans pour autant fuir la réalité des choses, je décidais de prendre avec plus ou moins de : « légèreté » les contours désagréables s’ils osaient se présenter à moi. Garder les pieds sur terre, mais vivre aussi : « la tête dans les étoiles. »

Si la musique possédait l’art d’adoucir les mœurs, le rêve éveillé permettait l’évasion ; à moi de m’en servir à bon escient. Du bonheur plein la tête, je ressentais des ondes positives dès que je m’apprêtais à parcourir mon Eden virtuel.

L’arrivée fulgurante d’un vent chaud m’annonçait l’été et pourtant nous étions en automne ! Je voyais des bouquets de fleurs colorés pousser dans les arbres, les oiseaux prenaient leur envol sifflotant des airs mélodieux.
Les poissons sautaient hors de l’eau dans les rivières pour attraper les moustiques et les papillons. Les pêcheurs jonglaient avec leurs épuisettes se prenant pour des majorettes, ils voulaient dresser les faons qui courraient le long des berges ; plus loin : un arc-en-ciel lugeait sur la mousse arrachant au passage les violettes qui embaumaient mes narines étant moi-même à califourchon sur ses couleurs.
C’est alors que l’hiver plongeait dans les gerbes de glaïeuls transformant les flocons de neige en pétales de roses. Les passants chantaient à tue-tête satisfaits de croiser dans les rues les écureuils et les chevreuils qui se délectaient en mangeant des glaces à la vanille.
Sur l’avenue principale des SDF habillés en monsieur Loyal dressaient une table géante pour convier citadins et animaux domestiques à un repas composé de salades printanières enrobées de feuilles de vignes sous une couche de chocolat fondu ; les enfants assoiffés se régalaient d’une averse de caramel liquide pour ensuite se rouler dans les feuilles rousses devenant à leur tour des arbustes renaissants dans la forêt du centre ville.
Des jets d’eau gazeuse jaillissaient des cheminées rendant euphoriques les couples en mal d’amour leur redonnant enfin le goût du bonheur et du désir trop souvent oubliés.
Pour agrémenter le tout, le printemps envoyait des rayonnements chaleureux hauts en couleur le ciel reflétait des bleus différents selon le miroir naturel qu’il choisissait pour cible, ici une flaque d’eau, là un étang vaseux ou plus loin une rivière limpide.
Sous une pluie de grêlons dorés, tendres comme de la gelée de groseille les passants se racontaient leurs souvenirs d’enfance ravis de se trouver là alors qu’on leur avait annoncé une chaleur caniculaire qui les aurait forcés à rester cloîtrés dans leur modeste demeure.
Heureux comme des gosses découvrant la vie, ils cueillaient ces instants avec une joie immense conscients de cette nature embellie par des saisons régulières mais quelques fois capricieuses.

La rosée matinale me faisait frémir tandis que je me promenais au bord d’un lac, les perles aux reflets de cristal glissaient sur les feuillages des saules qui portaient le nom de « pleureurs », mais en cet instant leurs larmes traduisaient la joie.

Depuis bien longtemps la nature n’avait ressenti un tel engouement à son égard, tout le monde s’intéressait à elle : enfin !!!
A chacun d’y aller de sa petite touche, ici on prenait soin de la protéger par des traitements de faveur, une petite toilette pour assainir le sol, une petite taille pour stimuler la repousse, là les jardiniers redressaient les tuteurs des jeunes arbres, en bons paysagistes ils transformaient les lieus en espaces paradisiaques. Un été majestueux arrivait et : déjà on voyait les décors changer.
Sur l’eau, flottaient d’immenses nénuphars sur lesquels s’étaient douillettement installés des enfants venus de contrées lointaines leurs couleurs si différentes les unissaient dans un tableau empreint de tendresse, les promeneurs étonnés pensaient qu’un cinéaste tournait un film dans les parages, à chacun de chercher les caméras ou les projecteurs, rien de tout cela, les langues se déliaient :
- Que ce passe-t-il, pourquoi cette effervescence ?
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mimibig


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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 11:31 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

.....5)


Une dame très distinguée, surprise par ce brouhaha osait intervenir pour solliciter le calme :
- Mais enfin, n’avez-vous jamais vu des enfants de couleur ici ? Vous devriez bouger un peu et constater qu’il y a d’autres humains sur la terre.
Blessés par son intervention les badauds se dispersaient dans le parc sans mot dire, peu propices au dialogue, ce qui la surprenait elle qui souhaitait converser et partager ses connaissances. Je m’approchais d’elle pour la saluer et lui dire :
- Ne soyez pas contrariée madame, les gens réagissent souvent de cette façon, par manque de compréhension ; mais le message est passé et sans doute sont-ils en train de comprendre ce que vous vouliez leur dire.
- Vous avez raison, me répondait-elle en s’éloignant, quoiqu’il en soit je constate qu’il est toujours aussi difficile de communiquer.
Depuis mon rêve de la vie des saisons je rencontrais la première entorse au bon déroulement de mon imagination ; je repensais à cette dame certaine qu’elle était arrivée d’un ailleurs mes intuitions en général ne me faisaient pas défaut et sa présence m’avait quelque peu bouleversée, je voulais en savoir plus, aussi je l’ai rattrapée :
- Madame ! Voulez-vous faire une promenade avec moi ? Si je ne vous importune pas bien sûr.
Un merveilleux sourire sur les lèvres me donnait la réponse ; nous voilà parties bras dessus bras dessous à travers le sous-bois.
Elle m’apprenait qu’elle venait d’arriver dans la région, la solitude lui pesait elle essayait pourtant de faire abstraction de cette souffrance mais trouvait les gens bien trop indifférents. En soixante ans elle avait visité plusieurs pays desquels elle ne gardait que de bons souvenirs, dans ces contrées lointaines les personnes qu’elle avait côtoyées possédaient l’art du contact et du partage.
L’entraide existait et jamais elle n’avait éprouvé le moindre isolement.
- Pourquoi ici dans le pays de mes ancêtres suis-je si mal à l’aise, alors que je fais le maximum pour communiquer ?
- Ses yeux larmoyants m’émouvaient. Je voulais la serrer fort contre moi mais n’osais le faire pensant que mon geste pourrait la choquer après tout nous ne nous connaissions pas et je ne souhaitais nullement la froisser. Avec sincérité elle me dit :
- Vous vouliez me donner une touche d’affection, je l’ai perçue dans votre regard, vos yeux parlent pour vous et je pense que dans bien des cas il vous est arrivé de vous faire comprendre par ce seul moyen.
Comme cette remarque me surprenait, elle ajoutait :

- Les yeux sont le reflet des sentiments, et je suis sûre que les vôtres sont spontanés.

Quelque peu gênée par cette explication je m’entendais lui répondre :
- Est-ce un défaut ou une qualité que de se servir de son regard pour se faire comprendre ?

- Cela dépend de qui se trouve en face de vous.., certaines personnes pourraient être agacées de cette spontanéité. Mais ne changez rien vivez vos sentiments à fond en clair : soyez vous-même.

- C’est extraordinaire, vous me parlez comme si vous me connaissiez depuis toujours nous sommes-nous déjà rencontrées ?

- Allez savoir ! Dans une autre vie, peut-être avons-nous eu l’occasion de nous fréquenter. Vous étiez poète… J’étais votre muse… Le regard est resté intact, il vous a gentiment trahi. J’ai cru comprendre que vous aimiez voyager en rêve, je me prête au jeu, dans ce contexte on peut tout envisager. Je pourrai vous raconter des voyages merveilleux sortis tout droit de mon imagination mais c’est de vous qu’il s’agit et lorsque je serai partie vous aurez encore : « la tête dans les étoiles » comme vous dites.

Au moment où j’allais lui répondre, elle avait disparue. Je parcourais les lieus du regard mais il n’y avait plus personne j’étais seule dans l’immense jardin comme un enfant perdu.
Une inexplicable frayeur s’était emparée de moi : que se passait-il ? Je me pinçais très fort pour réaliser que j’étais éveillée. Mon cœur battait la chamade je ne savais plus si tout ce que j’avais vécu sortait de mon imaginaire, ni où se trouvait le réel. Revenir au bord de l’eau, voilà ce que je pensais : pour me rafraîchir le visage et les idées.

Sur le lac, plus de traces des nénuphars ni des enfants dont je me souvenais l’herbe ne semblait pas piétinée j’en déduisais que personne ne pouvait être passé par là. A trop vouloir la beauté de mes saisons je me rendais compte que j’hallucinais pour de bon.
Il fallait que tout doucement je revienne à la réalité comme après une séance de sophrologie, je m’étirais de tous mes membres et respirais à fond appréciant la détente et le bien-être retrouvés. Après quoi, je me rendais dans la cuisine le cœur léger mon premier souhait : me restaurer le grand air de mes rêveries m’ayant donné une faim de loup.


Devant mon plateau télé confortablement installée je savourais mon repas en écoutant la météo, le temps tournait au beau d’après le présentateur, la chaleur augmentait plus que la normale pour la saison disait-il, profitez-en cela ne va pas durer les nuages arrivent par l’ouest il y aura des vents violents et la pluie au rendez-vous.
Pure coïncidence ou non, les saisons me poursuivaient j’aurai pu tomber sur une autre émission ou un jeu mais là il s’agissait encore de temps, pour l’heure je n’avais rien décidé quant à la façon de le subir et mon seul désir était de me reposer mon aventure m’avait quelque peu épuisée. La fatigue qui m’emparait n’avait rien de physique seul le moral subissait ces « intempéries ».
Dans les cas de spleen la meilleur solution qui se présentait était la musique, douce de préférence et dans un isolement total ; faire abstraction de tout non pas fuir la réalité seulement faire une pose…. La détente s’installait lentement.
J’appréciais cette sérénité, ignorant volontairement les bruits extérieurs une fois de plus la musique me facilitait la tâche. Derrière les vitres du salon les arbres du jardin se détachaient devant le bleu du ciel. Les prévisions météorologiques s’avéraient exactes pour l’instant, une clarté immense emplissait la maison m’apportant un bien-être intense, il était impensable qu’un changement de temps vienne perturber cette journée de toute façon, il arrivait que la météo se trompe.
Alors pourquoi pas aujourd’hui ?
L’extérieur m’appelait je ressentais le besoin de la nature car même en m’activant au jardin mes pensées vagabondaient j’allais donc assouvir ce désir en passant la tondeuse.
Je m’arrêtais de temps en temps devant les arbustes pour leur parler comme avec des humains, je tenais cela de ma mère qui régulièrement « conversait » avec ses plantes, la chose pouvait en surprendre plus d’un malgré tout je continuais à flatter mes plantes mes arbustes et mes fleurs.
Persuadée que tout ce milieu végétal possédait une âme et que par cet entretien j’en favorisais la croissance. Pour le coup, le résultat correspondait à mes attentes et j’étais très fière : voir se développer cette végétation me faisait penser à des enfants qui grandissaient autour de moi. A peine cette activité terminée un vent violent se manifestait faisant tourniller les feuilles et basculer les pots de géraniums. Des nuages énormes arrivaient, le ciel s’assombrissait progressivement.
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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 11:32 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

.....6)


C’était donc vrai, le temps se gâtait pourtant la chaleur restait la même la pluie qui commençait à tomber était tiède et agréable elle me caressait le visage sa douceur me faisait penser à des baisers tendres et voluptueux.
Malheureusement, cette sensation ne pouvait durer une bourrasque plus forte que les précédentes m’obligeait à rentrer stoppant le plaisir qui s’était installé.
Mon intérieur « intime » était encore imprégné de cette humidité extérieure qui me faisait frissonner de la tête aux pieds.
Après une bonne douche et un café tout revenait dans l’ordre.

Le quotidien reprenait le dessus, les nouvelles désastreuses du monde ne manquaient pas aux informations, les factures, les soucis, mais malgré tout cela j’avais en moi un espoir renaissant qui me faisait rebondir.
Il était évident que la vie suivait son cours. Me souvenant de mes envolées vers la vie des saisons je regardais plus loin.
Mon but n’était pas de me laisser emporter par des idées négatives mais au contraire de découvrir d’autres horizons qui m’entraîneraient vers le positif.
A cet instant, je ne souhaitais rien d’autre que de vivre : les saisons du « BONHEUR ». ....


                                                               
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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 14:45 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant


Magnifique Mimi, je suis très content que les membres du PG Express puissent lire ce texte que je trouve beau et sincère...

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mimibig


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MessagePosté le: Jeu 10 Jan - 23:36 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

oui!!et bien pour l'instant il n'y a pas foule!!!question lecture .... Mr. Green

où sont-ils tous passés
les membres du P G...... Question
partis skier ou patiner
sur les pentes enneigées Exclamation



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MessagePosté le: Ven 25 Jan - 20:47 (2008)    Sujet du message: nature...réelle...ment Répondre en citant

      Hello, Mimibig


   Quel superbe glissando au travers des saisons...

               Chapeau bas, ma chère.

  Celà me ramène au temps de ma jeunesse. A une époque où nous faisions les foins au pays de mes grand'parents.

   Et pourquoi une période aussi lointaine, allez vous dire?

   Simplement que les habitudes de nos jeunes agriculteurs sont devenues irrespectueuses de leur "plan de travail".

  Les énormes tracteurs ont remplacé les boeufs qui tiraient les "gabio" (chars à hautes roues de bois cerclées de fer) et où le foin humait dans tout le village et où le geste n'était pas ... fébrile. Où le regard était tranquille, serein. De cette assurance que la moisson sera belle, que l'hiver sera plein. Plein de ces victuailles doucement préparées pour les hommes et les bêtes.

  Au lieu de quoi, ces "dignes" descendants ne sont plus capables de faire un pas à pied pour accompagner les troupeaux (le prix du gas oil étant dérisoire et les materiels à profusion à force de subventions.

   Ces dernières étant absolument nécessaires mais distribuées à tort et à travers parfois sans réelle nécessité.

    Oui, je regrette ce temps où "Pépé" fauchait les prés jusqu'au bord extrême de la rivière. Et où, par conséquent l'herbe "folle" n'avait droit de cité.

    Au lieu de celà, les tracteurs vont au bord des champs et autres prés. Mais les abords ne sont plus soignés.

   Les branchages et autres herbes jonches les "valats" d'irrigation et les rivières sont parsemées d'algues qui les empoisonnent. A tel point que les grenouilles, les écrevisses, les truites n'en peuvent plus de cet abandon.

      La rivière courait dans son lit, chantante, belle, saine.   Maintenant, elle tente de se frayer un chemin parmis tous ces désordres quand ce ne sont pas des détritus. Et tout celà sans parler des pesticides que les rendements accrus exigent.

    Oui, notre pays est (encore) beau.  Mais, tout autant que vous portez un certain soin à votre personne; on doit impérativement l'apporter à cette nature qui nous ravit. Et que l'on doit préserver pour nos enfants.

           Mais, n'allez pas croire à une certaine forme de pessimisme de ma part. Car je travaille d'arrache-pied pour contrecarer ces habitudes malsaines.  Et je suis d'un optimisme chronique.  J'ai l'espoir que les choses changeront si le climat le permet. Car, là encore on a assez fait de bêtises.

 Bien cordialement.

     
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mimibig


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MessagePosté le: Sam 26 Jan - 14:45 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

bonjour "mekong blue" et merci pour votre témoignage qui me touche beaucoup!
la rêverie aide aussi pour traduire des sentiments enfouis au fond de chacun


approchant de la soixantaine j'ai aussi connu "les foins" lorsqu'enfant avec mes frères nous étions chez notre "seconde maman" un amour de femme "esther!!"et son mari "clément" nous allions aussi dans les champs
c'était à "la baume " au dessus de thonon les bains et c'était un réel bonheur rempli de souvenirs merveilleux ..
les plus beaux de mon enfance !!!!
assis derrière le char traîné par le cheval...tout le monde était gai autour de nous et il y avait des chants  et des histoires concernant le village....
 le casse croûte partagé ensemble ,
même les petits mettaient la main sur les gros rateaux de bois ....ou se roulait dans les blés coupés au risque de se faire gronder!!!

avoir la nostalgie de ces moments sains et chauds de l'ambiance estivale campagnarde
ce n'est que du bonheur comme partager un feu de cheminée avec les grands parents...une fois la journée terminée!!

pour la nature j'essaie aussi de faire de mon mieux
en participant au "tri selectif"...
et dans mon jardin avec le "compost"
essayant de ne pas gaspiller l'eau en la récupérant les jours de pluie dans un tonneau fixé à la descente des eaux pluviales

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MessagePosté le: Sam 26 Jan - 15:39 (2008)    Sujet du message: Ici ou là Répondre en citant

    Bonjour Minibig,


    Ici ou là, c'est d'être bien....  Dites vous.


   Comme vous le voyez, que ce soit à thonon ou moi en Lozère, nous avons été bien.

   Mais, me permettrez vous de rajouter... c'est d'être soi.

  Vous le disiez, vos souvenirs de cette enfance heureuse dans ces activités saines et naturelles -j'insiste sur le "naturelles"- montrent que nous ne nous créions pas de besoins superflus et n'avions que nos bouts de bois ou autres objets simples pour nous émerveiller et ainsi, passer des heures dans des mondes que nos imaginations débordantes pouvaient créer à l'envie.

  De nos jours, la facilité (encore elle Cf: nos paysans actuels) aidant nos jeunes sont parfaitement incapables de s'inventer des loisirs ou, s'ils le font ce serait à grand renfort de moyens de faire toujours plus, toujours plus loin...

  Vous avez gardée votre regard d'enfant !    Oui, point d'exclamation. 

      Je pense pouvoir l'affirmer. Car votre prose surdimensionne cette éthique de la chose vraie, de l'exacte odeur des mouvements de la nature et, je l'imagine des gens qui vous entourent.

   Soyez, chère Minibig -encore que vous n'ayez rien de mini dans votre perception intîme de vos environnements - soyez, disais je.

   Car, ce faisant vous irradierez -au même tître que "votre" soleil de l'été - tout de ce que vous toucherez ou fréquenterez.

       Cordialement.

   Jean-Marc.
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MessagePosté le: Sam 26 Jan - 15:49 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

oui je suis mini!!!par ma taille 1m50 Exclamation Exclamation Embarassed
mais "mimibig Mr. Green "....
ceci dit oui j'ai gardé mon âme d'enfant et je pense avoir fait ainsi pour que les "miens d'enfants" en prennent de la graine!!!
pour leur bonheur tout simplement!!

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MessagePosté le: Ven 12 Déc - 13:16 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

ne voulant pas ouvrir une autre page..
je vous adresse mon "conte de noël"
écrit il y a deux jours
cela fait aussi parti de ma vie..


un noël révélateur 


En 1958....j'avais 9 ans ......et j'ai compris......
que ma soeur qui faisait ses études d'élève infirmière avait un lien avec le "père Noël" .Nous ne la voyions pas beaucoup car elle était sur Grenoble et nous à Thonon -les -bains.
Elle venait donc passer les fêtes à la maison ...ma mère faisait en sorte de nous écarter lorsqu'elle défaisait ses valises .
Je trouvais la chose inquiétante et comme j'étais pleine de malice et surtout curieuse,je guignais à travers la petite fenêtre qui séparait la cuisine de notre "salle de jeux"...réserve..dépotoir..et même chambre de dépannage..
j'avais remarqué que de ses bagages en sortaient plusieurs colis!!de tailles diverses...
Je n'en parlais pas à mes frères de peur de me faire houspiller par ma mère....

le sapin brillait sous ses guirlandes et j'aimais admirer les couleurs ainsi que le scintillement des "fusées"que ma mère allumait nous recommandant bien de rester à l'écart .
Puis comme il se doit elle nous envoyait à la messe de minuit...c'était la règle et on ne pouvait y échapper,au retour nous mangions ensemble et l'heure tant attendue arrivait où nous avions enfin le droit de regarder sous le sapin si le père Noël était passé
et là sous mes yeux ébahis s'étalaient des paquets déjà vus!!!
dans un cri de joie j'avais annoncé...
"tiens ce n'est pas le père Noël qui a apporté tous ces cadeaux !!!"
ma mère me demandait alors :
"pourquoi dis-tu ça ?"
alors fière et droite comme les "I" de mon prénom je lui avais répondu
"c'est la soeur Noëlle"..je le sais je l'avais vue sortir les cadeaux de ses valises....
et c'est alors que j'ai réalisé que je ne "croyais plus au père Noël"
Ma mère était sidérée mais essayait de me persuader du contraire...
c'était inutile la magie s'était envolée ce soir là
Mais le plus beau c'est que j'avais enfin le cadeau que je souhaitais une magnifique dinette en plastique avec des décors représentant la fable de "La Fontaine" "Le lièvre et la tortue"

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MessagePosté le: Dim 14 Déc - 13:24 (2008)    Sujet du message: les saisons de ..... Répondre en citant

Très joli conte Mimi,

Ta plume marche bien...

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