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Le site définitif d'Arrêt Sur Images

 
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Sam 12 Jan - 17:51 (2008)    Sujet du message: Le site définitif d'Arrêt Sur Images Répondre en citant


C'est franchement assez génial et je ne regrette pas une seconde ma cotisation...

Les émissions sont découpées en "Actes" pour ne pas être trop lourdes (genre 5 ou 10 minutes) et la qualité est très bonne, même si on sent que le matériel et la compétence ne sont pas tout à fait au niveau de France Télévision (pour tout dire tant mieux !)

C'est de toute manière très intéressant, pour une foule de raison, je vais y revenir très vite...

Où sont les crypto-marxistes de l'ex-forum ? Mystère !

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MessagePosté le: Sam 12 Jan - 17:51 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Betty Boop


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MessagePosté le: Lun 21 Jan - 03:04 (2008)    Sujet du message: Le site définitif d'Arrêt Sur Images Répondre en citant

S'il faut payer, les marxistes ne sont pas d'accord : eux ils préfèrent vivre sur l'argent des autres... Laughing
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Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l'État te le demande.
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mimibig


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MessagePosté le: Lun 21 Jan - 11:45 (2008)    Sujet du message: Le site définitif d'Arrêt Sur Images Répondre en citant

je ne suis pas marxiste mais je refuse de payer pour aller sur un forum  Mr. Green

la redevance ....est déjà là donc cela devrait aussi fonctionner pour les forums des chaînes!!!

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http://www.artmajeur.com/ludwigvonbiglee/
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Lun 21 Jan - 16:09 (2008)    Sujet du message: Le site définitif d'Arrêt Sur Images Répondre en citant

Vaste sujet !

En fait il n'y a que trois possibilités :

- Bénévolat et mécénat (mais il faut avoir les moyens)

- Pub (quel chiatisme)

- Redevance payée par ceux qui veulent bien...

Pour être sincère nous en sommes à la troisième émission et ce n'est pas sans intérêt...

Un peu censitaire quand même et les forums sont assez foireux !

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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Dim 30 Mar - 15:38 (2008)    Sujet du message: Le site définitif d'Arrêt Sur Images Répondre en citant


Cette semaine Arrêt sur Images sur le net parle de lui même, de sa création, et c'est passionnant...

Voilà ce que j'ai écrit sur ce sujet :

On n'est jamais aussi intéressant que lorsqu'on parle de soi-même...

Peut être parce que c'est un sujet qu'on connaît bien...

Trop souvent nous parlons de ce que nous connaissons mal, ou pas du tout, c'est moins intéressant, forcément !

Et puis il y a l'émotion, par exemple "Loubiana", c'est très joli, réellement émouvant.

Tous les participants du plateau sont magiques : Anthony Morel, décidant de mettre une pétition en ligne pour défendre Arrêt sur Images, Julie Guilbault, pasionnante et qui m'a fait penser trés fort à Chloé Delaume (voix et visage) et puis le magnifique Alain Korkos, parlant des anamorphoses, titre d'un roman que j'écrivais il y a huit ans et que j'ai finalement nommé "La Conquête de Florence" et pas publié par flemme d'organiser la chasse à l'éditeur ! Le hasard (mais nul coup de dès n'abolira le hasard) fait que j'ai imprimé et fait relier un exemplaire pour une amie, et que je suis en train de le relire depuis hier... J'explique le changement de titre ainsi, au début du livre :


A propos d'anamorphose :

La conquête de Florence est le journal d’événements rêvés ou vécus par un homme qui joue à cache-cache avec les mots et qui prétend décrire une réalité bien invraisemblable. C’est un journal du front, écrit par un correspondant de guerre, un descendant d’Apollinaire et d’Hemingway tapi au fond des tranchées du troisième conflit mondial. Un moment, il avait songé lui donner pour titre Anamorphose, ce qui dénote un goût excessif des mots rares et précieux, pour ne pas dire pédants. Par bonheur il y a renoncé. Reste le long glissement du sens, ou des sens. Une déformation du monde sensible, sensuel, du narrateur qui, peu à peu, se présente sous un angle indéchiffrable, répétitif, obsessionnel, énigmatique et improbable.

C’est un journal à une seule voix. Celle du scripteur qui impose un je obsédant. Les points de vue extérieurs n’ont pas de place dans un journal. Nous ne pourrons que les imaginer.
Les thèmes entrecroisés se perdent et renaissent cycliquement, comme dans une fugue de Bach, sous de nouvelles apparences, parés de tonalités différentes. Tout est toujours remis en cause, les pistes et les femmes s’égarent dans les sables mouvants d’une époque où rien ne dure, ou le provisoire est la seule règle.

S’il devait s’expliquer sur ce curieux titre qu’il avait envisagé, l’auteur dirait probablement ceci : certains peintres, depuis les maîtres du moyen âge jusqu’à Salvador Dali anamorphosent, au cœur d’un tableau réaliste, dans une bulle dont la perspective est différente, des symboles morbides ou sinistres. Soudain une faille apparaît dans la plate réalité et se dérobe à l’interprétation immédiate, obligeant le spectateur de la toile à un effort d’imagination pour découvrir l’objet figuré. L’anamorphose est non seulement une déformation du réel, mais aussi un pli à l’intérieur de celui-ci. Secret partagé, fissure visible et déchiffrable ; secret de Polichinelle donc. Là réside le charme de la prétendue énigme, fictivement dissimulée, inévitablement mise en vedette.

Mais la technique de l’anamorphose a trouvé un autre emploi à sa mesure dans le cinéma qui joue, on le verra, dans ce journal le rôle essentiel de la mise en perspective, de l’approfondissement du champ, de l’élément étranger capable d’introduire des contrechamps complémentaires et éclairants. Le cinémascope passe, en effet, par une double anamorphose : l’image est filmée avec une compression en largeur avant d’être rétablie à la projection par un objectif inverse.

La réalité, ou ce que nous appelons ainsi, faute de mieux, subit également des anamorphoses, des changements de perspective. Les rêves, quant à eux, sont mouvants par nature. Ils glissent sur les pentes de la nuit, se déforment, sont peuplés de personnages interchangeables.

Dans le film de Christian Vincent La Discrète, Fabrice Luchini recrute par annonce une jeune fille à qui il confie le soin de taper un roman scabreux qu’il prétend écrire. Ce qu’il écrit, en réalité, c’est l’histoire de sa relation avec cette fille qu’il trouve, au début, “immonde” ! Mais, le temps passant, il est touché par sa sincérité et son charme secret. Jeu de reflets et de faux-semblants. Tentative de truquage bien vite rattrapée par la vie. Stratagèmes adroits parfaitement contrecarrés par un destin imprévisible. Les perspectives s’emboîtent comme un vertige. Les prévisions sont déjouées les unes après les autres et l’aventure, qui avait débuté dans la duplicité d’une invention d’intellectuel sans cœur, tourne doucement vers la poésie d’une vraie attirance réciproque avant de finir par se prendre les pieds dans l’insupportable découverte des mensonges qui ont présidé aux premiers pas de l’histoire.

À l’instar de Fabrice Luchini (Antoine dans le film) j’ai eu envie de tenir le journal de mes jours actuels, dans un moment particulier de ma vie, dans un creux, une anamorphose.


Merci pour cette émission magnifique, et pour le site en général, c'est un vrai bonheur, très loin des autoroutes de la pensée et de la société mercantile qui ne songe qu'a acculturer et détrousser le client potentiel ! A exploiter son temps de cerveau disponible... (Chloé, si vous m'entendez !)

Bon ! J'ai parlé de moi, dans une émission qui parle d'elle, et tout le monde aura compris que j'aime ceux qui sont capables de parler d'eux-mêmes

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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Sam 19 Avr - 13:10 (2008)    Sujet du message: Le site définitif d'Arrêt Sur Images Répondre en citant

La dernière émission d'@si est consacrée à l'exposition des photos de l'occupation par André Zucca, photographe français qui collabora pendant l'occupation au magazine Signal, organe de propagande nazie diffusé dans vingt et un pays. Pendant cette période, il réalisa de nombreuses photographies en noir et blanc et en couleurs ayant pour sujet la capitale. Deux cent soixante-dix de ces photos en couleurs sont actuellement exposées à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.



Zucca



Doisneau... (Pas exposé)

Émission passionnante avec Françoise Denoyelle, historienne de la photographie et Alain Korkos, illustrateur et génial critique d'images dont la fabuleuse culture dans ce domaine est un réel émerveillement...

Ce qui m'a pourtant surpris chez ces trois spécialiste de l'image (je compte Daniel Schneiderman, DS pour les intimes) c'est une sorte d'étonnement devant le fait que les images de Zucca sont souriantes, rassurantes, exactement comme s'il ne se passait rien de grave en ces années-là... Tandis que celles de Doisneau, en noir et blanc, ne montrent pas la même chose !

Incroyable de ne pas tout à fait savoir qu'une photo en dit plus sur celui qui l'a prise que sur ce qu'elle fait mine de montrer, que la plupart des photos sont duplices... Parce qu'une photo c'est le REGARD du photographe, et que dans la plupart des cas celui-ci veut montrer quelque chose... D'ailleurs il ne peut montrer que CE QU'IL VOIT, et on on ne voit que ce qu'on veut bien voir, ce qu'on est capable de voir !

Ce qui est extraordinaire aussi c'est de passer sur le côté lénifiant de l'information, à travers deux canaux : la voix et l'image... Et de rater les parallèles qui s'imposent !

Qui a écouté PPDA, Claire Chazal (même combat et fils commun) Jean-Pierre Pernaut, savent ce que c'est qu'une voix hypnotique ou une voix pleine d'entrain (dans un cas c'est dormez bonnes gens, tout va bien, dans l'autre "tout ne va pas très bien mais on s'en occupe" - Mais non, je n'ai rien contre TF1, il arrive (rarement) qu'ils passent un bon film !

Les images c'est le même combat (c'est d'ailleurs évoqué dans l'émission) : il s'agit de démontrer quelque chose, d'anesthésier les futures victimes...

De faire en sorte que l'ordre règne, enfin ce que ce genre de gens appelle l'ordre.

A titre de démonstration voici quelques images que j'ai faites au Vietnam l'année dernière... Et qui ne montrent pas toutes la même réalité :



Les petits métiers de Saïgon, vendeur d'oiseaux chanteurs Chinois, grand sourire : la vie n'est pas facile mais tout va bien !



Tout va bien ?



Une jolie fille sérieuse achète quelque chose à manger, atmosphère paisible et sereine...



Une autre traverse la place du marché, impériale...



Celle-là n'est pas impériale, elle tente de récupérer quelques Vietnam Dongs en montrant le talent de son mari pour jouer de la flûte avec le nez...

La misère la plus absolue, la tristesse la plus écrasante !

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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Lun 21 Avr - 13:15 (2008)    Sujet du message: Le site définitif d'Arrêt Sur Images Répondre en citant

Voici la suite de l'aventure, par Daniel Schneidermann :

C'est fait : après plusieurs jours de flottement, la mairie de Paris, par la voix de l'adjoint à la Culture, Christophe Girard, vient de demander l'arrêt de l'exposition "Les Parisiens sous l'Occupation", à laquelle nous avons consacré un dossier complet.

Soyons clair : cette exposition est détestable. C'est incontestablement une exposition de propagande nazie, en plein Paris, en 2008, montrée sans la moindre distance. Présenter cette succession de scènes de bronzing et de joie de vivre, comme la vie « des » Parisiens sous l'Occupation, sans aucune allusion aux rafles et aux déportations qui se déroulaient à quelques centaines de mètres des paisibles passants photographiés par le collabo Zucca, est proprement obscène. Que le très respectable historien Jean-Pierre Azéma ait apporté sa caution à l'entreprise est inexplicable. Que personne, à la Mairie de Paris, n'ait entrevu le problème, avant que quelques journalistes sonnent le tocsin, est inquiétant. A cet égard, le prétexte avancé par Christophe Girard pour demander l'arrêt de l'expo, est étrange. Ce n'est pas simplement la petite mise en scène de Zucca, ayant glissé son journal collaborationniste, Signal, au premier plan d'un de ses clichés, qui devrait « faire vomir » l'adjoint au maire. C'est l'ensemble de l'exposition, aujourd'hui.

Pour autant, faut-il l'interdire ?

A mon sens, non. Pour deux raisons.

D'abord, parce que cette expo est un document unique sur une entreprise de propagande nazie, entre 42 et 44. Voilà, par le prodige des couleurs, des cadrages, des plans serrés (du talent du photographe, aussi), voilà comment on peut cacher la réalité d'une ville soumise à l'oppression. Utilisée avec pédagogie, assortie du contrepoint d'autres photos, prises par d'autres photographes, et montrant la face sombre de la même ville au même moment, cette exposition pourrait donner d'utiles leçons, pour déjouer toutes les propagandes d'aujourd'hui, dont les techniques n'ont pas tellement changé.

Ensuite (et surtout ?) cette exposition nous apporte des informations. Des informations insupportables, mais des informations. Oui, pendant que des policiers français déportaient des Juifs, pendant que l'immense majorité des Parisiens crevaient de faim, certains (combien ? Quelle proportion ?) se gobergeaient, se la coulaient douce, ou simplement s'en foutaient. Comme dans toutes les guerres. Comme dans toutes les occupations. Comme dans tous les drames. Universelle réalité de bien des villes en guerre : pendant qu'on se massacre dans un quartier, on danse dans le quartier voisin. Tous les reporters de guerre pourraient le raconter.

Il faut certainement compléter l'expo, avec d'autres photos. La remanier peut-être. La reconstruire autrement. Peut-être faut-il pour cela la fermer provisoirement. Mais pas l'interdire.

Si Zucca a sans doute bidonné la photo du Luxembourg, en y glissant son journal sur une chaise au premier plan (qui sont donc ces deux amoureux ? Des amis du photographe ? Des employés du journal ?), s'il a soigneusement travaillé plusieurs de ses cadrages pour donner l'impression d'une foule à partir d'une poignée de personnes, bien des photos de cette expo laissent voir les éclats noirs d'une vérité indicible. A ce qu'on sache, ce n'est pas Zucca qui a rempli les terrasses de café qu'il photographie. Ce n'est pas Zucca, qui a fabriqué les chapeaux des élégantes de Longchamp. Ce n'est pas Zucca, qui a allongé les baigneurs sur les quais de Seine. Ce Paris-là existait aussi, même s'il fait tache aujourd'hui.

Cette réalité, il faut la regarder en face. Même si c'est douloureux. Tous les tabous de la Collaboration, la petite et la grande, l'officielle et la quotidienne, révélés depuis les années 70, ont toujours été dévoilés dans la douleur. C'est peut-être le dernier. Eh bien voilà : c'est obscène, c'est insoutenable, mais pendant l'été 42, le sinistre été de la rafle du Vel d'Hiv, on raflait des Juifs rue des Rosiers, et on bronzait sur les quais de Seine. Peut-être même le même jour. Ces deux images, il nous faut oser les regarder. Sur aucune des deux, nous n'avons le droit de jeter le voile.

DS
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