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UNE PETITE TRANCHE DE PACIFICATION

 
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Auteur Message
CHE


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MessagePosté le: Lun 28 Jan - 20:04 (2008)    Sujet du message: UNE PETITE TRANCHE DE PACIFICATION Répondre en citant

1774 cinq ans après l'invasion la pacification bat son plein , de mars à décembre une petite tranche d'histoire

http://membres.lycos.fr/culturacorsa/pendus-du-niolu-marcu-maria-albertini.…


31 Mars: GHJUSEPPU ANTONIU BACIOCCHI est capitaine au Régiment Royal Corse.
Une
Cunsulta, réunie dans le Capicorsu, sur les hauteurs du Monte Stellu, mobilise des partisans Naziunali. Il y est décidé de marcher sur Corti.
11 Avril: Arrêts du Conseil d’Etat: Travaux à l’étang de Diane pour ramener la salubrité dans les terres de Mariana (on dénombre plus de 600 morts parmi les militaires français à cause des fièvres et du paludisme) et les rendre cultivables, prise en charge des enfants trouvés (I Truvatelli) recueillis à l’hospice de Bastia.
Reconnaissance de noblesse, par le
Conseil Supérieur de la Corse, de la famille Cuttoli, de Curtichjatu.
24 Avril: Tout navire est tenu de régler un droit d’ancrage proportionnel à son tonnage, dès qu’il touche un port de Corse. Ce droit est perçu par le Receveur des Domaines.
L’intendant
BARTHELEMY COLLA de PRADINES souligne la cherté actuelle des grains et la difficulté à s’en procurer.
L’arrêté accordant aux
Grecs d’Aiacciu l’autorisation de construire 120 maisons sur le site de Carghjese, à trois kilomètres de Paomia, comprenant les territoires de Paomia, Revinda, Salogna et L’Ombriccia di Peru (voir 1773), est promulgué).
Le
Français JOUVENNE, en poste à L’Isulà, informe l’intendant BARTHELEMY COLLA de PRADINES que les derniers jours de ce mois il y aura une révolte générale de la Corse. Certains nomment même le jour… ce sera le Vendredi Saint… les Corses ne cherchent que l’occasion de retrouver leur prétendue liberté.
29 Avril: Reconnaissance de noblesse, par le Conseil Supérieur de la Corse, de la famille Fabiani, de Balagna, depuis GHJUVANNONE FABIANI (voir 1569).
Mai: Dans le Niolu, les habitants de Castirla prennent les armes et s’insurgent.
Le
Comte de MARBEUF fait arrêter CESARU d’OREZZA. Une soixantaine de chefs de pièves du Niolu prend alors les armes, soit 400 hommes en tout.
10 Mai: A Versailles, décès du Roi de France LOUIS XV.
Le
Comte de MARBEUF est appelé à la Cour de Versailles par la mort de LOUIS XV. Le Comte de NARBONNE assure l’intérim du gouvernement de l’Ile. Il ordonne le désarmement complet, et ses hommes arrêtent, expédient à Toulon, ou pendent sans discernement et sans jugement tout suspect de posséder une arme. Il fait annoncer que les suspects se présentant spontanément à lui auront la vie sauve et la permission de quitter la Corse avec un sauf-conduit. Dans le cas contraire, ils seront poursuivis, ainsi que leur famille, jusqu’à la fin de leurs jours.
30 Mai: ANGELO ODARDO STEFANINI, l’évêque de Mariana-Accia, célèbre, en l’église San Ghjuvan Battista à Bastia, une messe pour le repos de l’âme du Roi LOUIS XV.
Juin: Les Niulinchi se soulèvent. Emmenés par TOMASU CERVONI, PAULU CAPELLINI et u duttore PAULU ANDREANI, ils parcourent les pièves de Talcini, Boziu, Vallerustie et Rustinu. Ils attaquent un détachement de soldats français, faisant de nombreux morts.
Le Comte de NARBONNE et le Général de SIONVILLE, avec seize bataillons regroupés à Mérusaglià, prennent la route du Niolu, en passant par la Scala di Santa Regina, un chemin si propice aux embuscades.
21 au 24 Juin: Les Français parviennent à encercler et à prendre une grande partie des insurgés. 12 sont immédiatement jugés, dont 11 sont condamnés au supplice de la roue et pendus sur-le-champ ( CESARU ACQUAVIVA, dit Ciccione, 32 ans, agriculteur, RAIMONDU ACQUAVIVA, 36 ans, de L’Aquale di Niolu, agriculteur, ANTONE ALBERTINI, 34 ans, dit Ricciattu, de Corscia, berger, GHJUVANNI ALBERTINI, 48 ans, de E Lubertacce, agriculteur, MARCU MARIA ALBERTINI, 20 ans, de Corscia, agriculteur, GHJUVAN STEFANU ALBERTINI, 35 ans, de Corscia, IGNAZIU GERONIMI, 40 ans, de Bonamanacce, commune de Calacuccia, berger, GHJUSEPPU MARIA LUCIANI, 38 ans, de Sidossi, commune de Calacuccia, berger, DON IGNAZIU MAESTRACCI, 24 ans, de Corscia, agriculteur, GHJUVAN FRANCESCU MATTEI, 40 ans, podestat de Corscia, et ANGHJULU ROMANI, 26 ans, de Corscia), berger), le douzième, MATTEU MATTEI, 23 ans, de Corscia, berger, bénéficie d'un sursis. 51 autres Niulinchi, dont le curé de Corscia, l’abbé BENOIST ALBERTINI, sont envoyés à Bastia, d’où ils seront expédiés à Toulon, au fort Lamalgue, pour y mourir de faim ou de maladies. Le responsable du tribunal ambulant de la maréchaussée et de l’instruction judiciaire à l’encontre des Niulinchi est FRANCOIS WALLET de MERVILLE, prévôt général des armées et maréchaussée de la Corse. L’exécution sur le terrain est du ressort du Général de SIONVILLE qui désigne lui-même les branches du châtaignier, situé à Annunziata, sur la commune de Corscia, auxquelles sont pendus les condamnés.
NICODEMU PASQUALINI est à Aleria, où il s’est barricadé dans le fort. Le Comte de MARBEUF, avec son artillerie, enserre la redoute. Le Corse, avec une quinzaine d’hommes, résiste, tient quatre jours, puis disparaît. Il se réfugie dans le Capicorsu, d’où il finira par s’embarquer pour Livourne.
Août: Une discorde désunit les Grecs de Corse au sujet du choix de l’emplacement de Carghjese pour leur installation, car le site est touché par le paludisme.
Août et Septembre: GHJUVAN CARLU GUIDUCCI (voir 1769), un autre exilé, de Santa Lucia di Talcini, rentre lui aussi en Corse, pour provoquer de nouveaux troubles. Le Comte de MARBEUF réagit très vigoureusement: il fait pendre tous ceux, hommes et femmes, soupçonnés d’avoir été ses complices dans le Boziu. Le village de Poghju Marinacciu est brûlé, et la maison de GHJUVAN CARLU GUIDUCCI rasée. Ce dernier est arrêté, avec ses amis PAULU CAPELLINI et u duttore PAULU ANDREANI, de l’Ampugnani. Ils sont déportés à Toulon, où ils mourront, peu après.
Autour du couvent
San Francescu di Caccia, à Castifau, affrontements terribles qui font de très nombreuses victimes entre soldats français et des fidèles de PASQUALE PAOLI (parmi lesquels ANTONIU GENTILI, de San Fiurenzu, futur général de la République) emmenés par les patriotes de TOMASU CERVONI, eux aussi exilés de Toscane, lesquels seront jugés et condamnés à mort.
La chasse aux patriotes continue. Dans le
Vallerustie, PACE MARIA FALCONETTI, de Loriani di Vallerustie, détrousse les convois militaires et abat leur escorte sans pitié. Sous la promesse d’avoir la vie sauve et la protection de JEAN JOSEPH MARIE de GUERNES, l’évêque français d’Aleria, il se rend, avec ses amis, au Comte de MARBEUF. Lui aussi est déporté à Toulon, où il mourra.
Le prêtre
SALVADORE, de Stopianova, traqué, avec son neveu, par les soldats du Comte de MARBEUF, se noie en voulant quitter l’Ile; son neveu est arrêté, emmené à Bastia, condamné à mort, et exécuté.
Le
Général de SIONVILLE occupe le Niolu, et y organise une véritable dragonnade. Des maisons sont brûlées, des villages entiers saccagés.
5 Septembre: Reconnaissance de noblesse, par le Conseil Supérieur de la Corse, de la famille Pozzo di Borgo, d’Aiacciu.
Un arrêt du
Conseil d’Etat révoque l’édit du 2 Août 1771, et reconnaît la nécessité des châtaigniers comme moyen de subsistance et objet de commerce avantageux.
Octobre: Après le Niolu, le Boziu et le Vallerustie, le Général de SIONVILLE s’attaque à la Balagna.
3 Octobre: Un groupe de 30
Corses, parmi lesquels GHJUVAN PAULU QUILICI, de Spiluncatu, est arrêté par les Français en Balagna. Ils sont enfermés dans la prison de la citadelle de Calvi et déportés à la prison de la Grosse Tour de Toulon.
21 Octobre: 188 Corses sont envoyés dans les geôles du Fort Lamalgue et de la Tour Royale , à Toulon.
La famille de Rocca Serra, de A Sarra di Scupamena, Quenza, Sarté, Porti Vechju, Santa Lucia et Livia, est reconnue noble par un nouvel arrêt du Conseil Supérieur de la Corse.
23 Octobre: 213 Corses sont envoyés dans les geôles du Fort Lamalgue et de la Tour Royale , à Toulon.
Novembre: Après s’être évadé de la forteresse de Toulon, ANGHJULU MARIA BONELLI, dit Zampaglinu di Bucugnà, revient de Sardaigne, et débarque à Aiacciu, avec son lieutenant FRANCESCU de FIORI, et 45 hommes. Il arrête, enlève les gens les plus aisés,Corses ou Français, dont il exige une rançon élevée. 600 hommes du Comte de NARBONNE se lancent à ses trousses, et presque tous ses parents et les bandits de sa troupe sont arrêtés. Isolé, il demande à se rendre, mais ses conditions sont refusées. Après avoir fait embarquer ses enfants pour la Sardaigne, il prend alors le maquis de Pentica, sur les crêtes du Monte d’Oru. Puis, il s’exile en Sardaigne, puis en Toscane, d’où CLEMENTE PAOLI l’envoie à Londres, auprès de son frère PASQUALE.
Le Général de SIONVILLE s’en prend au Fiumorbu, dont les habitants ne semblent pas offrir les garanties de fidélité attendues. Il envoie sur place RAFFAELLE de CASABIANCA (voir1768) pour y mettre bon ordre. Celui-ci doit soumettre la région à n’importe quel prix. Il gagne la confiance des rebelles en leur promettant liberté et amnistie, puis il les fait arrêter, enchaîner et égorger.
12 Novembre: 267 Corses sont envoyés dans les geôles du Fort Lamalgue et de la Tour Royale, à Toulon.
29 Novembre: Une autre branche de la famille Colonna de Cesari-Rocca, de Porti Vechju, est reconnue noble par arrêt du Conseil Supérieur de la Corse1772).
(voirDécembre: Il y a désormais près de 400 prisonniers corses qui croupissent, enterrés vivants, dans les souterrains de la Tour Royale et du Fort Lamalgue de Toulon.

_________________
STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
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MessagePosté le: Lun 28 Jan - 20:04 (2008)    Sujet du message: Publicité

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