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ET VIVA L'ESPAGNA ...........

 
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CHE


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MessagePosté le: Jeu 7 Fév - 13:50 (2008)    Sujet du message: ET VIVA L'ESPAGNA ........... Répondre en citant

J.M. Galarraga, M. Incabi, J. Beyrie, U.Parot, J. Arranalde - Familles de prisonniers et torturés basques
L'Espagne torture la France collabore

"L’horreur de la torture s’apparente tellement à la folie, à la douleur, à la souffrance et au cauchemar que les corps qui ne l’ont pas subie ne peuvent pas réellement comprendre".
(Rapport n° 26 SOS Torture)

Il y a quelques semaines nous avons tous appris, parce qu’il nous l’a fait savoir, que le gouvernement français mettait à la disposition des tortionnaires espagnols des voitures, des maisons, etc.

Nous, proches de prisonniers et de réfugiés, nous ne posons pas cette dénonciation pour dire que la torture existe, qu’elle est utilisée sauvagement, quelques fois jusqu’à la mort, ni pour parler des méthodes employées.

Ceux qui veulent savoir jusqu’où va la brutalité, la sauvagerie des policiers et des militaires en Espagne peuvent lire les témoignages de celles et ceux qui ont été torturés, dans les communications des organismes qui luttent contre la torture (Amnesty International, TAT...).

Nous vous incitons à lire au moins les trois derniers témoignages, ceux de Gorka Lupiañez, Igor Portu et Mattin Sarasola.

Si l’objectif de la torture est la dégradation totale de la victime, le résultat final met en évidence sous la lumière la plus crue, la déchéance humaine suprême des tortionnaires et des commanditaires.

Ces derniers 25 ans, au nom de la démocratie et de la tolérance, 5 000 personnes ont été torturées dans notre Pays, certains à mort. 5 000 personnes pour une population de 3 millions d’habitants. Ramené à la population française, cela ferait 100 000 torturé(e)s.

Enorme - Terrifiant

Nous voulons surtout dire, fermement et clairement que ces tortures ne sont pas le fait de personnes malades et sadiques.

Les tortionnaires sont des fonctionnaires de la police et de l’armée, spécifiquement formés dans le but de semer la peur et la terreur, et de "recueillir" des informations. Méthodes écœurantes, lâches et criminelles appliquées avec l’approbation des pouvoirs d’Etat et des gouvernements.

L’eurodéputé Mayor Oreja et l’ex-président du PP Manuel Fraga Iribarne viennent de nous dire que du temps du fascisme on vivait tranquillement et très bien en Espagne. L’évêque de Pampelune, nouvellement nommé est un haut gradé de l’armée (général).

La responsabilité de la torture est conjointement portée par le Gouvernement, l’armée, la police, les Partis Politiques et une partie de l’Eglise.

Nous demandons aux partis politiques, à l’UMP, au PS et à tous les autres de dénoncer la pratique de la torture, de demander au gouvernement français de cesser toute collaboration avec les tortionnaires. L’absence de réponse voudra dire que vous reconnaissez la torture comme méthode de résolution du conflit politique, et la collaboration comme un retour acceptable à des temps sordides que nos anciens espéraient à jamais révolus.

Que penser des journalistes qui ne dénoncent la torture que quand elle touche un des leurs ou qu’elle est pratiquée dans des territoires lointains ?

Sans vos silences, ou vos doutes, est-ce qu’il serait encore possible de torturer ?

Pour finir nous déclarons avec J. R. Echeberria que nous aimons tous les torturés d’où qu’ils soient, de Guantanamo, d’Irak, de Palestine, du Soudan où d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui, qu’ils aient ou n’aient pas de nom. Et nous aimons tout particulièrement ceux qui nous sont proches.
Des experts constatent l'aggravation préoccupante des cas de torture

Le rapport "Privation de liberté et droits humains", présenté à Barcelone, constate que la torture est une pratique généralisée dans l'Etat espagnol dans tous les corps de police et dénonce l'impunité des tortionnaires.

Laia ALTARRIBA-PIGUILLEM - BARCELONA

La torture dans l'Etat espagnol est une pratique généralisée dans tous les corps de police, et les données des cinq dernières années montrent que les dénonciations ont augmenté alors que les tortionnaires jouissent d'une totale impunité. Cette aggravation de la situation est rendue possible grâce à un cadre juridique qui comporte des zones d'ombre protégeant ces pratiques. Les conclusions du rapport "Privation de liberté et droits humains", qui a été présenté hier à Barcelone par une équipe d'enquêteurs composée d'un collège d'avocats, d'universités et d'organismes de défense des droits humains, sont accablantes.

Le rapport a été présenté dans le cadre des journées que la Coordination étatique pour la prévention de la torture organise à Barcelone ces jours-ci. Cette coordination regroupe 40 collectifs de défense des droits humains de l'Etat espagnol. Les données illustrant le rapport démontrent que de 610 dénonciations enregistrées dans l'Etat espagnol en 2006, on est passé à 720 en 2007. Euskal Herria enregistre 112 dénonciations, en faisant le second territoire où il y en a eu le plus, après les Pays catalans.

Iñaki García, directeur de l'Observatoire du système pénal et des droits humains de l'Université de Barcelone et coordinateur du rapport, assure à Gara que la situation est préoccupante, d'autant plus qu'il y a une absence totale de volonté de la part du gouvernement espagnol d'adopter les mécanismes de prévention de la torture recommandés par les institutions internationales.

Cette attitude du gouvernement empêche de modifier ce que le rapport appelle "le cadre juridique de la torture", qui consiste ni plus ni moins en l'ensemble des lois qui permettent que les personnes arrêtées ou emprisonnées souffrent de situations d'isolement qui facilitent la pratique de la torture. Ces espaces sont l'incommunication sous la législation antiterroriste, et les régimes policiers et pénitentiaires d'isolement, où la solitude empêche qu'il y ait des témoignages en cas de tortures ou de mauvais traitements contre les personnes arrêtées ou les prisonniers.

Au-delà de l'analyse de la juridiction de l'Etat, le rapport a étudié les dénonciations de tortures effectuées entre le 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2006, et a remarqué que certains groupes sont particulièrement vulnérables : les mineurs en centres d'internement, les étrangers qui se trouvent en centres de réclusion, les femmes emprisonnées (qui sont particulièrement victimes de tortures à caractère sexuel), les personnes détenues sous le régime de la Loi antiterroriste -autant les personnes arrêtées dans le cadre du conflit basque que les dits "terroristes islamistes", ces derniers étant particulièrement vulnérables car aucune association de soutien ne suit leurs cas- et les personnes arrêtées pour des raisons de dissidence politique -incluant les indépendantistes catalans, le mouvement des squats et les membres d'autres collectifs anti-système qui souffrent de mauvais traitements surtout au moment de l'arrestation.

Manque de volonté politique

Lors de l'inauguration des journées de Barcelone, qui se finissent aujourd'hui, les participants se sont accordés sur le fait que l'adoption des mesures recommandées par les organismes internationaux pour mettre fin à la torture dépend de la volonté du gouvernement. Tous ont regretté quant à ce point que cette volonté est inexistante dans le cas espagnol.

Lluïsa Domingo, présidente de la commission de défense du Collège des avocats de Barcelone, a expliqué que des réunions avaient eu lieu entre les ministères de la Justice et des Relations internationales avec Amnesty International, la CPT [Commission de prévention de la torture] et le monde universitaire, mais qu'aucune n'avait encore permis de commencer à mettre mettre en place les mécanismes que le gouvernement espagnol a ratifiés en avril 2006 sur recommandation de la Commission européenne.

Au nom d'Amnesty International, le directeur de la section espagnole, Esteban Beltran, a déploré qu'il y ait une impunité de fait dans la pratique de la torture parce qu'il existe un problème à la base : on ne veut pas reconnaître que cette pratique va bien plus loin que quelques cas isolés, et, en conséquence, le problème structural de fond ne peut être résolu.

La décision des gouvernements basque et catalan d'installer des systèmes de vidéo-surveillance a suscité des réactions diverses parmi les organisations participant aux journées. D'un côté, le directeur d'Amnesty International considère qu'il s'agit d'un bon outil pour combattre la torture s'il est mis en place selon les recommandations internationales, bien qu'il reconnaisse qu'il ne résout pas la problématique.

D'un autre côté, Jorge del Cura, au nom de la CPT, s'est montré beaucoup plus sceptique quant à l'usage de caméras dans les commissariats. Il considère que tout ce que cela entraîne, c'est le changement de lieu où se produisent les agressions, et avertit que l'objectif de leur installation est de faire croire à la population que le gouvernement veut en finir avec la torture.

Le discours médiatique

Le rapport met l'accent sur le traitement que les médias réservent aux mauvais traitements en le comparant à celui réservé aux délits commis, considérant que la focalisation sur ces derniers fait augmenter la sensation d'insécurité sociale, et la population appelle à plus de fermeté contre les personnes arrêtées.

Mais il y a une exception, note le rapport : le journal Gara se différencie du reste des médias dans la mesure, selon ce que souligne Iñaki García, "où il a toujours prêté une attention particulière aux cas de dénonciations de tortures".

Un traitement adéquat de la part des médias quant aux nouvelles sur les tortures et les mauvais traitements, en plus d'une législation qui les combat, une société civile organisée et des enquêtes indépendantes et immédiates sur les dénonciations, ont été les points sur lesquels les participants se sont rejoints au cours des ces journées pour combattre une pratique qui est en augmentation comme en attestent les rapports.

Theo Van Boven, ancien rapporteur sur les tortures à l'ONU qui a également participé à ces journées, a résumé la situation en soulignant que "les recommandations que l'ONU a faites à l'Etat espagnol contre la torture n'ont pas été suivies".


Source : Gara, 6 février 200
Démocratie pour le Pays Basque - Non à la répression

Au cours de l'année 2007, le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol a une nouveau fois mis en oeuvre la politique historique de l'Espagne consistant à nier le Pays basque en tant que nation et à refuser son droit à l’autodétermination. Le PSOE a réduit en cendre l’espoir du peuple basque de voir se terminer le conflit l'opposant aux États espagnol et français. Le PSOE, avec le soutien du Parti nationaliste basque (PNB), a claqué la porte de la salle de négociations en laissant la gauche indépendantiste seule.

Pendant les négociations, la plupart des organisations indépendantistes sont restées interdites et leur activité politique suspendue par les tribunaux; plusieurs journaux et stations de radio fermés; 40 militants indépendantistes ont dû se présenter devant le juge pour répondre de leur travail politique et social; une cinquantaine de meetings, de manifestations et de rassemblements ont été interdits; 25 manifestations ont été brutalement réprimées par la police; 200 militants ont été jugés pour des activités politiques et sociales antérieures au cessez-le-feu; plus de 700 contrôles ont été mis en place par la Garde Civile sur les routes; l’armée espagnole a réalisé des manœuvres militaires dans 30 villages du Sud du Pays basque (sous administration espagnole); la police a effectué des contrôles d’identité dans les villes et villages (plus de 500); des dizaines de personnes ont été condamnées à payer des amendes pour avoir demandé l'autorisation d'organiser des événements politiques. Le gouvernement espagnol a élevé la période de sûreté de 30 à 40 ans, pour les personnes condamnées pour terrorisme. Le prisonnier politique basque Iñaki de Juana Chaos a observé une grève de la faim de 100 jours en protestation contre sa condamnation à trois ans de prison supplémentaires, pour avoir écrit deux articles d’opinion. Trois militants indépendantistes arrêtés ont dénoncé avoir subi des tortures, les arrestations de militants de l’ETA n'ont pas cessé… Malgré cela, la gauche indépendantiste est restée à la table de négociation jusqu’à l'abandon du PSOE et du PNB.

Immédiatement après la fin du cessez-le-feu, le nombre de prisonniers politiques basques a augmenté de 120 personnes. Le collectif de prisonnier et prisonnières politiques basques s’élève actuellement à plus de 700 personnes, pour un pays d'à peine trois millions d’habitants. Les militants d'associations politiques, sociales et culturelles jugés dans le procès 18/98 ont été condamnés à des peines de prison très élevées, pour le seul fait de vouloir un Pays basque indépendant et socialiste (ils ont été accusés d’être membres de l’ETA, parce que l’ETA a également pour objectif de créer un Pays basque indépendant et socialiste). De nouveaux macro-procès sont en préparation : le premier, contre Udalbiltza, association des élu(e)s municipaux ; le procès contre Gestoras pro Amnistia (association d'aide aux prisonniers) devrait suivre ; enfin, celui contre les militants de Batasuna (la presque totalité du bureau politique de ce parti est sous les verrous). Le gouvernement espagnol prépare de nouvelles mesures d'interdiction d’activités de partis politiques de la gauche indépendantiste. La torture frappe sans pitié : des militants placés en garde à vue ont dû être hospitalisés souffrant de blessures graves, certains ont subi un viol anal.

Tout cela dessine clairement un panorama de chasse aux sorcières. L’État espagnol veut faire disparaître la gauche indépendantiste, son tissu social et son projet. Il cherche à nous anéantir.

Face à cela, la gauche indépendantiste maintient la même proposition, défendue pendant les négociations :
• Statut d’autonomie pour les quatre provinces basques sous administration espagnole, avec reconnaissance du droit à la décision du peuple basque, c’est-à-dire avec reconnaissance du droit à l’autodétermination.
• Statut d’autonomie pour les trois provinces sous administration française, avec un nouveau statut politique et administratif qui permette la défense et le développement de tous les projets politiques.

Le Pays basque traverse actuellement une période très dure. Mais, comme nos parents, nos grands-parents et nos ancêtres avant nous, comme le peuple travailleur basque, nous allons résister car nous devons cela à nos descendants. Nous sommes prêts à résister. Franco a voulu faire disparaître la dissidence basque, il est mort et le peuple basque continue à réclamer ses droits. Les gouvernements ultérieurs, de droite comme de gauche, ont voulu faire disparaître la dissidence basque, les gouvernements se succèdent, mais le peuple basque continue de réclamer ses droits, et poursuit sa lutte. Tous viennent butter sur la détermination du peuple basque dans sa lutte pour ses droits, et il en sera ainsi jusqu’à que les États espagnol et français reconnaissent les droits du peuple basque.

Nous lançons un appel à la solidarité internationale, nous vous demandons de dénoncer les atteintes aux droits politiques et sociaux du peuple basque. Nous lançons un appel à la mobilisation pour exiger que le peuple basque puisse construire démocratiquement une société souveraine, digne, solidaire et socialiste.

La solidarité est la tendresse des peuples.

Gora Euskal Herria askatuta !
Vive le Pays basque libre !

Askapena

Pays basque, janvier 2008



Source : Le Journal du Pays Basque (2008-02-07)
_________________
STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
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MessagePosté le: Jeu 7 Fév - 13:50 (2008)    Sujet du message: Publicité

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