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Maintenant il fait don de sa saucisse à la France !

 
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mer 28 Mai - 14:58 (2008)    Sujet du message: Maintenant il fait don de sa saucisse à la France ! Répondre en citant

Sarkozy fait don de sa femme à la France

Par Nicolas Domenach.

Pour rétablir sa cote de popularité, le président compte à la fois sur les visites de proximité et sur Carla. Ou mieux : une Carla de proximité.





François Mitterrand avait la Roche de Solutré. Nicolas Sarkozy a Rungis. Une chambre froide ? Non, une chambre ardente… Il s'y sent inspiré. Plus encore qu'au plateau des Glières dont il a voulu faire un centre de pèlerinage symbolique ! Le marché de Paris reste son lieu de prédilection. Sa campagne avait pris son essor là après son lancement à la porte de Versailles. Il aime cette palpitation d'hommes et d'entrailles, ces odeurs fortes et ces forts des Halles à la virilité gaillarde et fraternelle. Comme eux, il adore le Tour de France, le foot, les femmes, les bourrades amicales, les bonnes blagues et le travail bien fait. C'est sur ce thème d'ailleurs qu'il avait effectué son premier déplacement de campagne si réussi. Il avait d'ailleurs la tenue adéquate : blanc sur blanc avec pull noir à col roulé parce qu'il y fait froid. Aujourd'hui, c'est cravate costume, tenue de responsable mais sur le terrain. Et refuse la casaque blanche : il faut faire présent mais aussi président. Avant il se voulait un travailleur parmi d'autres qui vantaient le travail bien fait et l'avenir qui devait sourire davantage à ceux qui se lèvent tôt. Mais ça grimace…

On y est maintenant dans le futur et pour ceux qui se lèvent tôt ça ne s'est pas amélioré. Il s'en fout… La crise financière internationale, les culbutes du « baroil », les hausses des prix, le pouvoir d'achat en berne… Les Français ne sont pas contents et leur mécontentement se focalise sur le président qui a beaucoup promis, en tout cas d'être justement le président du pouvoir d'achat aujourd'hui.

A peine 35 % d'opinion favorable, selon le sondage IFOP - JDD, son plus bas historique, et 16 points de moins que François Fillon… Plus de 67 % des Français qui désapprouvent sa politique économique d'après la dernière enquête BVA - Les Echos - France Inter, le rejet est patent et sévit tout particulièrement dans les catégories sociales que le sarkozysme entendait privilégier, les ouvriers et les employés qui, à plus de 70 %, se rangent dans le rang des mécontents d'une situation économique qui n'est pourtant pas totalement noire. En effet, sur l'emploi, les résultats sont plutôt satisfaisants. Mais les Français n'y croient pas et ne créditent pas le gouvernement de son action contre le chômage.
Rungis, ça change des palaces

C'est une des raisons qui ont poussé Nicolas Sarkozy et son épouse à se lever dès pot(i)ron-minet. Le président ne veut pas se résigner à ne pas être crédité de ce qui va bien puisqu'on lui impute ce qui va mal. Il l'a dit et répété en Conseil des ministres « c'est parce que nous n'expliquons pas assez et mal notre action que celle-ci n'est pas suffisamment prise en compte ». A la vérité, le chef de l'Etat pense surtout que ce sont les autres qui expliquent mal. Il faut qu'il s'occupe de tout, les Français l'ont élu pour ça, pas pour se balader au Kanchatka. Surtout avec Carla.

C'est son analyse du décrochage de la cote de popularité qu'il livre à qui veut l'entendre : avec son mariage rapide, les Français ont cru qu'il se détournait d'eux. Ils se sont sentis trompés, abandonnés. Un lien de confiance était rompu et c'est une autre histoire qu'il faut reprendre, réécrire. Avec Carla, pour montrer qu'il n'y a pas de contradiction entre ses épousailles et son action. Il y aurait même complémentarité, renforcement. La première Dame de France appartient à la France. « Sa » femme, il en fait aussi don au pays. Il est en couple en politique. Même si ça fait choc thermique, enfin photographique, de la voir, petite chose fragile comme une porcelaine « déplacée » dans le ventre de Paris qui ne ressemble pas aux palaces qu'elle fréquente à l'ordinaire. Le coup de com affiné des « chaleurs» aux conseillers élyséens et à l'assistance très égrillarde…

Mais Nicolas Sarkozy a toujours fonctionné ainsi, associant son épouse à son aventure et poursuivant le mythe d'un couple jeune et moderne à la Kennedy au sommet de l'Etat. C'était une des premières phrases qu'il avait prononcées lorsqu'il rencontra Carla Bruni chez Séguéla, alors qu'il l'invitait à venir en vacances en Egypte. « Vous nous imaginez en face des pyramides tous les deux, ce serait encore mieux que Kennedy et Jackie ». Les pyramides, c'était une erreur. Rungis, il pense que ça devrait être une réussite. Car c'est en proximité que pour lui se jouerait la reconquête de l'opinion.

Sarkozy ne croit toujours pas à l'élévation du chef de l'Etat au-dessus de la mêlée. « Le président éthéré, arbitre, c'est mort », ne cesse-t-il de répéter. Au contraire, il faut en rajouter dans l'engagement, dans la volonté, dans le corps à cœur avec les Français. Sarkozy a adoré ainsi son équipée d'hier dans une petite entreprise familiale avec cette photo reprise par la presse où on le voit parlant au milieu des employés. Aucun président n'a fait ça avant lui. Pour lui, c'est mieux que Sartre en 1968 s'adressant aux ouvriers de Renault. Il est au milieu du petit peuple qui l'écoute: il a les mains ouvertes de celui qui veut convaincre, qui tient son auditoire populaire à bout de bras et de mots. C'est ainsi qu'il veut reconquérir la France. Comme Ducros, il se décarcasse, alors Rungis, il croit qu'il ne pouvait pas trouver mieux.






Mardi 27 Mai 2008 - 12:28
_________________
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MessagePosté le: Mer 28 Mai - 14:58 (2008)    Sujet du message: Publicité

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