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CORTI AOUT 2008

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Nos passions... Sans limite ! -> Vive la Corse, terre de résistance !
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CHE


Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2007
Messages: 663
Localisation: BDR

MessagePosté le: Lun 25 Aoû - 14:41 (2008)    Sujet du message: CORTI AOUT 2008 Répondre en citant

http://www.dailymotion.com/antofpcl/video/x6bxdx_2008ghjurnatemimoria?from=…






http://www.dailymotion.com/antofpcl/video/x6bvtu_2008ghjurnatestrobinel01_n…

http://www.dailymotion.com/related/x4tabz_larcusgi-in-giru-paese-bascu-hazp…

http://www.dailymotion.com/related/xmpwz_larcusgi-so-elli/video/xktgh_askat…

http://www.dailymotion.com/related/xktgh_askatasunera-larcusgi_music/video/…
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STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
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MessagePosté le: Lun 25 Aoû - 14:41 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Patrice Guyot
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 13 Oct 2007
Messages: 8 096
Localisation: Paris - Saïgon

MessagePosté le: Lun 25 Aoû - 21:00 (2008)    Sujet du message: CORTI AOUT 2008 Répondre en citant

C'est vraiment excellent,

Merci Che !

***
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Le Courrier du Vietnam ... Le Vietnam d’hier...
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CHE


Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2007
Messages: 663
Localisation: BDR

MessagePosté le: Mar 26 Aoû - 14:01 (2008)    Sujet du message: CORTI AOUT 2008 Répondre en citant

Patrice Guyot a écrit:

C'est vraiment excellent,

Merci Che !

***

salute , les journées internationales de corti sont un évènement exceptionnel dans notre république bananière qui tourne inexorablement en minable dictature à peine camouflée et ceci sous l'éteignoir des merdias francèse voici les liens et le discourt du rinnovu  .
http://www.unita-naziunale.org/portail/2008actu/Aostu2008/010808-GHJURNATE-…
http://www.uribombu.com/


http://www.rinnovu.com/index.php?action=article&numero=940&PHPSESSI…

le meeting
Il est très attendu par une foule de plus en plus compacte, au moment où la lumière se fait moins vive sur Corti. Paul félix BENEDETTI, au nom du RINNOVU fait le premier discours, cliquez ici pour l'entendre dans son intégralité sur la diffusion vidéo assurée par le ribombu

EN VOICI L'INTEGRALITE (transcription rinnovu.com) :

">Pour l'ensemble des nationalistes corses ça restera, et vous le verrez, une journée historique, historique dans sa dimension politique, parce qu'enfin nous allons trouver les voies de l'apaisement définitif et une mise en synergie de tous nos moyens. Avant de vous exposer la vision du Rinnovu pour un espace nationaliste refondé, je vais revenir sur le passé contemporain du nationalisme pour que les jeunes militants, ceux qui ont aujourd'hui 20 ans comprennent ce qui s'est passé lorsque nous nous avions 20 ans.
Alors, le nationalisme contemporain est héritier de cette logique corse de résistance contre l'oppression et surtout de l'héritage magnifique légué par Pascal Paoli qui a fait il y a 2 siècles la première nation libre du monde ; cependant il nous a fallu 2 siècles pour reprendre conscience de nos véritables valeurs et de nos véritables droits. Il a fallu attendre dans les années 60, la première invasion en grande masse, l'invasion des pieds-noirs, pour qu'il y ait la prise en compte d'une identité nationale et que germe dans nos esprits la volonté de résister. A l'époque nous étions 160 000 et il a débarqué pratiquement 15 à 20 000 pieds-noirs. Au début, on l'a dit lors des débats préliminaires, ça a été ce que a appelé u riaquistu culturale tout ce qu'on a voulu, mais a germé une idée régionaliste : que la Corse pouvait être elle-même, adossée à la nation française ; et il est né le courant régionalo-autonomiste qui a progressé et qui a développé le sentiment national jusqu'au milieu des années 70. Ce courant a, à un moment donné, montré ses limites et il y a eu dès 1976, dâte historique, la création du FLNC par la volonté de la jeunesse corse de trouver les voies et moyens de perpétuer le combat séculaire qui avait été abandonné momentanément. Et le FLNC s'est imposé sur le plan politique, sur le plan militaire ; il a coexisté avec le courant régionaliste de manière conflictuelle au niveau des idées, mais de manière très amicale pour ce qui concerne les rapports politiques. En 1981, après 4 années de répression massive, il y a eu une ouverture politique indéniable en France avec l'arrivée des socialistes et de François Mitterrand. Il y a eu une loi d'amnistie générale, les prisonniers politiques, qui étaient des clandestins, qui n'étaient pas connus du grand public, ont alors créé un espace politique nationaliste à visage public qui était adossé à la structure militaire du FLNC, et à ce moment là on était encore dans les schémas d'une direction politico-militaire. Le courant autonomiste a continué à progresser et il a connu son apogée avec les premières élections régionales qui ont vu à ce moment là une liste uniquement autonomiste et le refus des nationalistes indépendantistes de se positionner sur le créneau électoral. Ils avaient vu juste à ce moment là, ils parlaient de Trappula, les slogans étaient clairs “un andemu à vutà per sti purcellacci...Malheureusement les turpitudes électorales ont repris le dessus ; il y eu quand même une percée du courant indépendantiste dès la première élection où ils se sont présentés et ils ont fait jeu égal pour la première fois avec le courant autonomiste.
Les nationalistes indépendantistes ont continué à progresser tout en étant figés dans une structure politico-miltiaire. Pendant très longtemps le FLNC a imposé la ligne directrice. Le nationalisme a continué à ce moment là à susciter un intérêt international, un intérêt local, et une progression permanente jusqu'en 1992 où il a atteint le maximum de ses scores électoraux, puisqu'il y a eu à ce moment là 13 élus nationalistes à l'Assemblée de Corse, dont 8 issus directement du courant de lutte de libération nationale. A ce moment là, il y a eu déja les germes de la division, les germes de la manipulation et de l'affrontement. L'Etat français, les services spéciaux étaient passés par là. Le FLNC unique était déja devenu 2 FLNC plus Resistenza. Ce qui faisait 3 mouvements clandestins, donc 3 tendances publiques. Mais malgré tout on était en crise de croissance et le score électoral a été au rendez -vous, il a été sur un rendez-vous électoral, mais il n'a pas été sur un rendez-vous politique majeur car dès le lendemain, les divisions ont pris le dessus, elles ont pris le dessus parce qu'à ce moment là, le défaut majeur d'avoir une direction politico-militaire, c'est d'avoir une direction occulte. C'est d'avoir des chefs qui sont inconnus du grand public, mais qui sont connus des cadres dirigeants politiques et surtout c'est de permettre les manipulations. Et à ce jeu là l'Etat français est le meilleur du monde, un des plus aguerri, dans ce qui s'appelle la manipulation mentale globale, les manipulations d'opinion et les retournements d'individus. De l'argent a été donné, et surtout il y a eu un message clair qui a été donné par l'Etat à tous les FLNC: soyez le premier nous discuterons avec vous ! Le message était implicite, à défaut d'être fondamentalement explicite, il suffisait que l'un ou l'autre des FLNC l'emporte pour qu'il devienne l'interlocuteur final. A ce jeu là les nationalistes ont très vite été perdants, il y a eu tout de suite ce que nous appelons la guerre nationaliste. Et ça a été le début du déclin, le début du déclin parce qu'au lieu d'engranger les fruits de 20 années de lutte politique, de conscientisation de la Corse, on s'est évertué, à partir de là, à travailler en contre les uns les autres. Et on est arrivé au pire. On a tué des hommes, des militants brillants, des militants courageux. Les uns par les autres, sans savoir pourquoi. Ou du moins en se laissant volontairement manipuler pour les uns, inconsciemment pour les autres mais de manière néfaste dans la globalité. Ça c'est la triste réalité du nationalisme des années 90. Et cet affrontement larvé a duré de manière sporadique, mais quand même de manière très efficace puisqu'il a anéanti la projection politique du nationalisme dans la classe politique, et ce jusqu'en 1997. Et il a fallu qu'il y ait un acte politique et militaire majeur, qui peut être répréhensible sur le fond mais qui dans l'action est né de la volonté de certains hommes de faire cessez cette guerre. Et cet acte, ça a été l'assassinat du préfet Erignac. A partir de 1997 sans que les nationalistes en guerre discutent entre eux, ils se sont naturellement arrétés, les hostilités ont cessé, sans qu'aucune trève ou paix ait été déclarée, et c'est ce qui a permis à ce moment là des rapprochements, et ce qui a permis plus tard les accords de Migliacciaru. Et je me rappelle comme si c'était hier, c'est pendant une des dernières réunions préparatoires à l'accord final qui scellait la réconciliation des nationalistes qu'on a appris l'arrestation complète du commando des anonymes. Mais à partir de là nous ne sommes pas aller au fond des choses, nous le Rinnovu à ce moment là nous avions quelques années de moins, on était en 1998 et on a créé un espace politique car on ne se reconnaissait plus dans ces mouvements issus de l'affrontement, de la guerre, qui nous ont porté au chaos, qui nous avait obligé , nous les militants sincères, à rester armés du matin au soir, non pas pour nous défendre ou pour agresser l'oppresseur, mais pour se défendre de nos propres amis d'hier qui étaient devensu nos ennemis. Ça, ça a été dramatique à vivre et il faut que vous ayez conscience du poids que nous avons eu à porter, des choses que nous avons du globalement assumer et qui pourtant ne sont d'une responsabilité collective que parce qu'il y a eu des dérives individuelles très graves !
Alors, on a essayé à partir de 98, pour ce qui concerne le Rinnovu, de porter un message, un message de refondation, un message de création d'un parti pluriel à tendances. On a été peut-être à ce moment là trop naïfs, trop idéalistes. On révait d'un mouvement pluriel qui soit articulé sur deux axes. Un axe sociétal avec d'un coté les progressistes libéraux, de l'autre des socialistes libertaires, aux deux extrèmes ; et sur l'autre axe, l'axe de la souveraineté, avec mélangés les régionalistes et des indépendantistes. ça a été un voeu pieux, mais ça nous a permis de faire 3 expériences de fondation de mouvement, d'organisation politique, avec des militants issus de tous les bords, pour nous retrouver quand même, 10 ans après, encore une fois tout seul sur ce chemin en faisant un prosélytisme vertueux et en pronant la refondation absolue. Il y a un an, nous avons été invités aux Journées, nous sommes revenus pour la première fois depuis 15 ans pour porter ce message en expliquant qu'on ne faisait pas de blocage qu'on ne faisait pas un refus, qu'on n'était pas là pour aller en contre. On était là pour tout donner justement ; mais pour tout donner, il nous manquait encore quelque chose, ce quelque chose c'est la confiance les uns les autres. Et c'est la garantie que le projet en construction sera un projet politique alternatif au service exclusif du peuple corse et qu'il ne soit pas au service des hommes, des egos, et qu'il soit projetable dans les générations futures. En clair, on l'a dit, on le réaffirme ce soir, on était partant pour un mouvement fusionnel, pour que les organisations issues des fractures du passé fassent leur autocritique, fassent leur mea culpa et qu'elles soient prètes à se dissoudre pour se refonder dans un espace populaire qui soit à la dimension de l'enjeu et du chemin qu'il nous reste à accomplir. Et on est là aujourd'hui, 10 ans après, pour constater, à cette date historique que les choses sont devenues possibles. Elles sont devenues possibles parce que la conjoncture nous le permet, parce que les hommes se sont parlés, parce que beaucoup de pans se sont débloqués. Alors ils ne se sont pas débloqués de manière formelle, on reste sur une dialectique virtuelle. Mais on sait globalement ce qui nous reste à faire , on sait ce qu'on ne doit plus jamais faire ! Et à partir de là, on fait le constat, une fois qu'on se regarde les uns les autres, de la société corse qui est à coté de nous.

> La société corse aujourd'hui c'est une société qui est en pleine déliquescence ; et il y a l'Etat, un Etat omniprésent qui favorise les divisions, qui organise la Corse avec une suradministration volontaire et qui répartit des mini-parcelles de pouvoirs à une multitude de relais et de vassaux locaux. ça c'est la volonté étatique, mais surtout il y a les Corses compromis, il y a ces Corses compromis qui font en permanence allégence ; là aussi ils le font avec vice, avec recherche de profit, ou avec naiveté ; mais ils le font envers et contre tout, ils le font contre leurs intérêts, ils le font contre les intérêts des Corses, ils le font contre les intérêts de la nation Corse. Mais ils continuent, on n' a jamais réussi à enrayer ce mal. Et pire, aujourd'hui, il y a une troisième voie qui se dessine, une voie qui peut être progressiste, qui peut recevoir l'aval d'une frange du nationalisme passé. Mais dans ce contexte, cette classe politique traditionelle a réussi le magnifique exploit génétique de se cloner à la perféction avec des Rocca Serra, des Giacobbi, des Zuccarelli... qui un siècle après restent les mêmes. Aujourd'hui, il pourrait y avoir des revenants sur Corse, un siècle après, ils ne seraient pas déçus, rien n'a changé. Ni en terme structurel, ni en terme conjoncturel, ni en terme de pouvoir d'achat, ni en terme de richesses. Ce qui a changé, c'est qu'il y a de moins en moins de Corses, c'est qu'on est de plus en plus agressés, qu'on a une perte de repères. Alors dans cette situation, les nationalistes n'ont pas su tirer profit, ils n'ont pas su tirer profit parce qu'ils se sont dispersés dans ces luttes intestines savamment entretenues et manipulées par l'Etat français, qui en plus, trouve des relais chez les nationalistes eux mêmes. Alors dans cette situation, on est à la croisée des chemins, à la croisée des chemins pour tout le monde, il ne faudra pas se tromper de route. Parce qu'il n'y en a qu'une. On ne pourra pas dire qu'il y aura des routes parallèles qui peuvent se croiser, se recroiser, et se décroiser ; c'est faux ! Il y a une lutte sincère, une lutte politique stratégique, une lutte qui est faite sur la sueur, sur les sacrifices des militants, et ensuite il y a la spéculation. La spéculation qui est à plusieurs niveaux. Mais dans cette classe politique corse d'aujourd'hui, on n'aura aucun amis. Il ne faut pas éspérer cogérer, coparticiper, tirer des profits. On ne pourra être que des serviteurs secondaires, des forces supplétives. On n'a jamais vocation à cela. On alors cela veut dire qu'on est dans le renoncement, qu'on est dans la trahison.
Donc il est important aujourd'hui de savoir ce que l'on veut faire. Donc ne nous trompons pas d'adversaires. Restons sereins, redevenons nous-mêmes ; redevenons nous-mêmes car les enjeux sont très importants. Il y a aujourd'hui en Corse une situation qui n'a jamais été aussi négative. L'Etat manipule les chiffres, il y a un centre de statistique, l'INSEE, qui nous dit ce qu'il veut bien nous dire ; mais la réalité économique c'est que les Corses deviennent de plus en plus pauvres en Corse ; il arrive des étrangers riches qui s'accaparent toutes nos richesses, que les Corses cèdent souvent à la tentation de la spéculation ; car malheureusement aujourd'hui, essentiellement, ce sont les Corses qui vendent et ce sont les étrangers qui achètent, car les Corses n'ont pas les moyens. Donc nous sommes dans une situation qui est dramatique. On est, je pense, la dernière force vive consciente de son destin et il nous appartient de le gérer avec une efficacité politique que nous n'avons jamais eu dans le passé.
C'est pour cela qu'il devient obligatoire de constituer une force politique alternative qui soit une force exemplaire. On ne peut plus se contenter d'incantations creuses : de parler d'indépendance, parler d'autodétemination, parler d'autonomie, de souveraineté, de la lutte contre la colonisation. On doit donner des contenus et avoir des actes fondateurs. Les contenus, ça va être l'organisation du mouvement que l'on va faire, ça va être un contenu sur deux axes : il va y avoir le message, le discours ; le programme pour l'indépendance, pour la souveraineté. Celui-ci sera clair, on va annoncer un but final, une souveraineté pleine et entière, on va donner un axe à la lutte. Surtout on va expliquer à nos partenaires potentiels du courant “modéré” que nous sommes le progès et qu'ils sont eux dans l'archaïsme. Car aujourd'hui réclamer un régionalisme avancé ou une autonomie, c'est de la déraison. La lucidité aujourd'hui c'est de comprendre que l'Europe de demain sera une Europe fédérale. Des pays entiers sont en train de se démembrer, l'Espagne, l'Angleterre, l'Allemagne sont en train de donner à leurs régions tous les pouvoirs non-régaliens. Il ne va plus rester que la France, et la France ne pourra rester dans l'Europe de demain une entité souveraine de 70 millions d'habitants face à des régions fédérales dont les plus grosses ne dépasseront pas 15 millions d'habitants. Dans ce contexte, il est évident que l'Europe sera fédérale et qu'à ce titre la Corse a toute sa place : car elle a le droit historique, elle a des frontières, elle a un peuple, elle a une histoire, et elle a un destin à accomplir. La Corse a autant de droits que Malte, a autant de droits que Chypre, a autant de droits que le Kosovo, autant de droits que la Macédoine. Et surtout elle a les droits de les reprendre, ce que les autres n'ont jamais eu et qu'ils ont pourtant aujourd'hui.
Dans ce contexte, on ne doit avoir aucun complexe, je pense qu'on est l'incarnation d'un peuple vaillant, d'un peuple dynamique, d'un peuple combattant qui se projette dans l'avenir. Se projeter, c'est être persuadé que la Corse de demain, du jour au lendemain, sera plus riche que la Corse avec la France. La France n'a rien fait d'autre que nous anéantir, de nous oppresser ; les institutions françaises en Corse sont le poids économique qui nous empèche le développement. La suradministration de la Corse est volontaire, il y a surperposition de structures administratives et para-administratives, il y a plus de 20 000 emplois directs et indirects, publics et parapublics ; et en plus ce sont des emplois qui pour la plupart aujourd'hui servent soit aux clans pour asseoir leur pouvoir, par l'aliénation du service rendu.. je prends l'exemple de la collectivité territoriale de Corse et de ses offices et agences, les nationalistes par leur combat émancipatueur ont permis aux clans de créer 1000 emplois, 1000 familles asservies.... soit à la partie étatique et coloniale ; ça nous permet aujourd'hui de constater qu'il y a 4000 emplois fluctuant de fonctionnaires, issus du continent. Et qui chaque année viennent prendre des postes et empèchent soit la formation locale des Corses sur ces postes, soit le retour de Corses exilés.
Dans ces conditions là, il faut se dire que l'heure est à lutte, elle n'est pas à la figuration, elle n'est pas à des discours soft, elle n'est pas à l'asservissement, elle n'est pas à la complaisance. Notre objectif c'est de créer une force politique qui soit non seulement une force alternative au système en place, mais ça doit être une force qui sera une force de gouvernement. Le prochain mouvement doit avoir une ossature politique qui permette à la fois aux Corses et à nos interlocuteurs internationaux de comprendre que nous avons les capacités humaines, politiques, physiques d'imposer un rapport de force et de faire comprendre à notre propre peuple qu'il fera mieux vivre à nos cotés avec nos propositions qu'avec la France , avec son système colonial, et avec la déchéance à laquelle elle nous conduit chaque jour.(Applaudissements)

> Dans ce contexte, il ne faudra pas qu'on se trompe, il ne faudra pas penser que les militants d'une assemblée comme aujourd'hui pourront déléguer à un exécutif, fut-il collégial et pluriel. Non. Il faudra une pratique au quotidien, démocratique, une expression des minorités, un croisement des idées, des discussions pour qu'on trouve les voies d'un consensus global, a minima, sur notre projet politique. Car l'objectif aujourd'hui, il ne va pas être pour se déchirer sur l'organisation sociétale de demain, il va être d'arraccher des pans entiers de souveraineté, mais plutôt d'imposer la pluralité et de garantir son existence dans une Corse souveraine demain. L'objectif, c'est d'inspirer à la fois une forme de crainte à nos adversaires, mais de la confiance et du respect entre nous. Ça c'est le gage, ce qu'il nous reste à accomplir, le temps est compté, car nos adversaires et nos partenaires essayent de profiter des faiblesses structurelles de nos divisions. Dans ce contexte, il n' y aura pas de place au doute, chaque militant devra comprendre qu'il devra retrouver une place active, il ne pourra plus être un spectateur, on aura besoin de tout le monde. On ne pourra pas se contenter d'une délégation et de critiquer derrière. Il faudra redevenir des militants de sections, des militants de région. On aura besoin d'une masse énorme, car le chantier d'un projet de gouvernement a besoin de tout le monde ; à tous les étages, dans toutes les compétences, dans toutes les classes sociales, toutes les couches de la société, tous les horizons. ça c'est un projet que malheureusement on fait peut-être avec 10 ans de retard, mais on sera obligé de le faire avec une vitesse accélerée, sans rien oublier et en ne sacrifiant aucun principe. Tout ceci pourquoi ? Parce qu'on est dans une lutte révolutionnaire et qu'aujourd'hui il y a 70 prisonniers, il y a plusieurs personnes qui sont condamnées à de longues peines, et si l'on se projette sur la situation unique d'aujourd'hui, ils sont condamnés à mourir en prison car ne sommes en Corse sur une dynamique de victoire. Pour ces militants, pour ces prisonniers, pour tous ceux qui font le sacrifice suprème, nous sommes condamnés à avoir une solution politique qui soit efficace qui fasse fi de toutes les erreurs, qui oblige les militants qui ont commi ces fautes à prendre leur responsabilité et à ne pas hypothéquer la lutte de demain. Ça c'est un gage, ça ne sera écrit nulle part, mais ça sera dans la conscience de chacun : on ne doit plus faire les erreurs d'hier. On doit donner des signaux forts, mais on doit rester nous-mêmes, on doit offrir un visage pluriel, on doit garder tous les militants quels qu'ils soient dans la famille nationaliste, pour qu'ils se sentent à leur place, pour que personne ne se sente écarté, mais il faut que chacun ait la conscience de ce qu'il a fait de bien, de ce qu'il a fait de mal, et surtout de ce qu'il lui reste à faire.
Pour notre part, on prend l'engagement solennel de se mettre exclusivement au service de la nation et de faire fi de notre personne, d'être prèt à tous les sacrifices, à une condition qu'on soit tous les uns derrière les autres qu'il n'y ait pas d'un coté ceux qui regardent et de l'autre coté ceux qui font.
(Applaudissements)
Alors aujourd'hui je crois que notre route est tracée, ce sera une route sans aucune compromission, avec des objectifs clairs. La première étape qu'on doit annoncer dans une feuille de route de reconquête de l'indépendance, ça va être dans l'immédiat des mesures protectionnistes pour que cesse la spéculation en Corse; pour qu'on arrête d'acheter, pour qu'on arrête de vendre. Pour cela il faudra très rapidement, une avancée institutionnelle qui définisse une citoyenneté territoriale qui débouchera rapidement sur une nationalité. La France l'a déja fait pour la Nouvelle Calédonie, il n'y a pas de raisons qu'elle ne le fasse pas pour la Corse, ça sera la seule solution, il faut règlementer les échanges en Corse, nous n'avons pas les moyens de lutter contre le grand capital. Nos seuls moyens, ce sont ceux qui choisi la voie du sacrifice, ce sont des moyens qui sont difficilles, on salue le courage de ces miltants qui essayent, par ce que l'on appelle la voie de la violence, de s'opposer à ces dérives. Mais seuls, ils n'y arriveront pas. Parce qu'ils seront, s'ils restent seuls, dans la voie de la marginalisation, ils seront arrétés, chatiés, punis, déportés. Lorque vous regardez l'amplitude des peines de prison sur ces militants sincères et dévoués, lorsque vous regardez les peines de 15 ans pour des attentats symboliques, vous prenez la mesure de la séparation qu'il y a entre les incantations verbeuses d'un nationalisme soft et la réalité du sacrifice des combattants nationalistes. (Applaudissements)
Dans ce contexte, je vous renvoie la balle à vous les militants, je vous demande de vous investir, de prendre le chemin de la militance, de revenir. Il est certain qu'il y a du septicisme. Les nationalistes, le nationalisme a commis tellement de fautes à vos yeux, aux yeux de l'opinion, qu'on peut-être sceptique. Mais le nationalisme a permis tellement d'avancées, qui sont tellement fortes par rapport à ces dérives qu'il faut redonner une chance. Une chance pour qu'il y ait l'organisation d'un espace politique qui soit à la hauteur de l'enjeu. Il faut obliger ceux qui prendront le mauvais chemin à revenir, il faudra leur laisser toute la lattitude pour qu'il prennent conscience qu'il n'y a qu'une voie.
C'est la voie de la lutte, la voie de la sincérité, la voie de l'honnêteté.

C'est probablement la voie du sacrifice, mais à une condition, c'est qu'il y ait une finalité : la souveraineté pleine et entière d'une Corse qui reprenne toute sa place.

EVIVA A LOTTA ! EVIVA A RESISTENZA ! "


Le meeting s'est achevé par un discours de Jean Guy Talamoni pour Corsica nazione indipendante que vous trouverez, avec toutes les interventions, sur le site du mensuel u ribombu , ainsi que des interview filmées pour le ribombu de Gérard Dykstra et François Sargentini.

Lundi 04 Août 2008
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STINTU RIBELLU

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