Index du Forum


Le Forum garanti sans casse-pieds, avec de vrais morceaux d'intelligence dedans...

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

La Révolution pour bientôt ?

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Le PG Express -> Les célèbres leçons d'arithmétique du Pr. Patrice Guyot
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Patrice Guyot
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 13 Oct 2007
Messages: 8 096
Localisation: Paris - Saïgon

MessagePosté le: Mer 17 Sep - 11:00 (2008)    Sujet du message: La Révolution pour bientôt ? Répondre en citant

A lire absolument (Le Monde d'hier)

A quand l'étincelle de la révolution ?, par Georges Pébereau
LE MONDE | 16.09.08 | 13h34  •  Mis à jour le 16.09.08 | 13h34



J'ai naguère été le président du plus grand groupe industriel français, la Compagnie générale d'électricité (CGE), dont les filiales les plus prestigieuses étaient Alsthom, devenue Alstom, Framatome, devenue Areva, la SGE, devenue Vinci, les Câbles de Lyon, devenus Nextrans, CGEE Alsthom devenue Cegetel, la SAFT, leader mondial dans le domaine des accumulateurs alcalins, et Alcatel, numéro un mondial dans le secteur des télécommunications. Toutes ces sociétés étaient hautement profitables.

L'ancienne CGE a pris aujourd'hui la dénomination d'Alcatel ; ses activités et ses actifs ont été vendus pour faire face à ses pertes et assurer la prospérité matérielle et morale de ses dirigeants. C'est avec quelque nostalgie que j'ai assisté au naufrage d'Alcatel et que j'assiste à la déchéance politique et économique de notre pays. Le seul élément nouveau, avec l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, est qu'on parle de réforme à longueur de discours, mais qu'on se refuse à viser les deux seuls objectifs de réforme qui permettraient d'arrêter le déclin, à savoir l'équilibre des comptes et la maîtrise de la dette.

Or la situation de la France présente quelques singularités inquiétantes. Tout d'abord, la rémunération des présidents des grands groupes cotés et les parachutes dorés dont ils bénéficient. Nicolas Sarkozy, au cours de la campagne électorale, avait promis de les supprimer : à tout le moins aurait-il pu les cantonner. Les quelques scandales qui sont apparus au grand jour, qu'il s'agisse de Philippe Jaffré à Elf, d'Antoine Zacharias à Vinci, de Daniel Bernard à Carrefour ou de Jean-Noël Forgeard à EADS, ont ému l'opinion publique et ont provoqué un sentiment de révolte chez les cadres, y compris les cadres supérieurs et la maîtrise, qui ont découvert avec ahurissement les sommes exorbitantes que se faisaient allouer leurs dirigeants.

Depuis, rien n'a changé, sauf dans le sens de l'outrance : les parachutes dorés continuent à proliférer en nombre et en montant chez les entreprises du CAC 40. Les rémunérations des mandataires sociaux croissent pendant que les salaires des cadres stagnent et leur pouvoir d'achat régresse. L'affaire des parachutes dorés a donc une portée psychologique considérable, et je ne comprends pas que le président de la République n'ait pas saisi l'occasion de faire un geste hautement symbolique vis-à-vis de l'ensemble des salariés, en cantonnant des avantages extravagants que rien ne justifie et en fiscalisant les stock- options des dirigeants d'entreprises cotées.

L'écart ne cesse de se creuser entre les salariés et la petite classe de privilégiés, protégés par le pouvoir, dont le nombre et la fortune croissent rapidement. Nous sommes, à n'en pas douter, dans une période prérévolutionnaire, au sens de 1789. Les cadres et, d'une façon plus générale, les classes moyennes, seront demain, comme les bourgeois naguère, les catalyseurs de la révolution.

La France est obligée de faire des réformes et donc de créer des mécontentements dans un contexte économique mondial incertain et avec une situation financière nationale catastrophique. Il y aura de plus en plus de revendications et de moins en moins de moyens capitalistes pour les satisfaire et de moyens policiers pour les endiguer. Une étincelle suffira pour déclencher des mouvements irréparables.

Autre singularité : la façon dont la France aborde le problème de la mondialisation, considérée comme la cause de tous nos maux. On admet qu'elle est inéluctable, mais on essaye de s'y opposer par tous les moyens. Comme on a hélas coutume de le faire dans ce pays, on s'attaque davantage aux conséquences qu'aux causes, à savoir les délocalisations, qui se traduisent bien entendu localement par des réductions d'emplois. Ainsi, voit-on le président de la République se déplacer en Lorraine pour promettre une subvention publique à un groupe indien et l'Etat prendre une participation auprès d'un groupe sud-coréen dans les chantiers de l'Atlantique, afin de constituer avec Alstom une minorité de blocage - à quoi cela sert-il ? - et on est consterné lorsqu'on apprend que le groupe français a l'intention de vendre sa propre participation.

Dans ce domaine comme dans d'autres, l'attitude de l'Allemagne est instructive : la mondialisation y est considérée comme un moyen d'accroître la compétitivité des entreprises et, par voie de conséquence, d'améliorer la balance commerciale du pays. Il est clair que, lorsqu'une entreprise a la possibilité de faire fabriquer tel composant ou tel sous-ensemble à moindre prix dans un pays à faible coût de main-d'oeuvre, elle doit la saisir : cela lui permet de rester mondialement compétitive pour la vente de systèmes ou d'équipements.

Mais, me direz-vous, quid des PME qui seront ainsi privées des sous-traitances des grandes entreprises ? C'est typiquement un contre-sens, que j'illustrerai par deux exemples. D'une part, la CGE avait naguère deux filiales qui étaient numéro un en France pour la fourniture d'accumulateurs aux constructeurs automobiles. En s'internationalisant, ceux-ci ont été conduits à créer des usines à l'étranger. Leurs sous-traitants les ont accompagnés, ce qui leur a permis de s'internationaliser à moindre coût et à moindre risque et d'améliorer du même coup la compétitivité et le volume d'activités de leurs usines françaises. D'autre part, les PME allemandes se portent fort bien de l'ouverture des frontières, sont beaucoup plus compétitives et beaucoup plus exportatrices que les PME françaises, et l'écart ne cesse de se creuser avec la mondialisation. Il est clair que la France est à contre-sens dans l'histoire. Il faudra savoir changer de mentalité ou accepter le déclin, qui sera rapide.

Troisième singularité que je n'arrive pas à m'expliquer : notre approche économique de l'Europe, et plus spécialement des conséquences de la création de l'euro. Il est clair que, lorsque deux pays ont une monnaie commune et des politiques économiques divergentes, leurs relations s'établissent mutatis mutandis comme celles de deux sociétés capitalistes concurrentes. Le pays le mieux géré dégage des résultats qui lui permettent de financer ses travaux de recherche et développement, d'améliorer sa productivité et ainsi d'accroître sa compétitivité ; son faible endettement lui permet de réduire ses coûts et de renforcer son indépendance et sa capacité exportatrice, tout en ayant une politique salariale décente.


A-t-on imaginé à quoi conduit en termes économiques et sociaux la coexistence, avec une monnaie unique, d'une Allemagne florissante aux comptes équilibrés, avec une dette maîtrisée, un commerce extérieur excédentaire, et une France aux abois, plombée par des déficits chroniques et tétanisée par des promesses non suivies d'effet et par le sentiment d'injustice du pouvoir.


Il suffit de constater la situation catastrophique et non maîtrisée de notre commerce extérieur pour mesurer les conséquences de cette situation de "faillite", comme la définit le premier ministre. L'euro condamne la France à équilibrer ses comptes et à réduire sa dette non pas en 2012, mais dans les plus brefs délais, car on assiste à un déplacement continu de croissance, de pouvoir d'achat et d'exportations à l'intérieur de l'Europe en direction de l'Allemagne. Cet objectif peut être atteint à condition d'oser s'attaquer à un certain nombre de privilèges dans un esprit de justice. Cela nécessite courage politique et intelligence économique.


Autre étrangeté : on ne peut dans le même temps expliquer aux Français que notre redressement économique implique une réduction drastique du nombre de fonctionnaires avec le non-remplacement d'un départ à la retraire sur deux, et, dans le même temps, ignorer le système d'aides aux entreprises - subventions et déductions fiscales - qui constituent un gisement d'économies beaucoup plus important et qui a un besoin urgent d'être réorganisé et modernisé. La réduction du nombre de fonctionnaires ne doit pas être un objectif en soi, mais le résultat d'une réorganisation en profondeur de l'administration. De même, la réduction du volume des aides doit s'accompagner d'un redéploiement s'inscrivant dans la nouvelle donne européenne et mondiale.

Dans les deux cas, il y aura des oppositions. Mais il est clair que la réforme simultanée de ces deux systèmes serait juste et aurait un impact significatif sur le déficit et sur la dette. S'attaquer aux seuls fonctionnaires constitue une injustice.

Dans le même esprit, le gouvernement a renoncé à mettre de l'ordre dans les niches fiscales, dont les bénéficiaires lui sont proches, et envisage de s'attaquer aux niches sociales. Or les niches fiscales constituent un privilège scandaleux au profit des plus favorisés et une remise en ordre, organisée et juste, conduirait à des économies très importantes et serait un acte majeur de justice sociale. S'attaquer aux niches sociales, c'est s'attaquer aux plus démunis en adaptant une terminologie qui donne l'impression qu'il y a là aussi des privilèges exorbitants, ce qui reste à démontrer.

En tout cas, la mise en application n'aura pas tardé : le gouvernement vient d'annoncer la taxation de l'intéressement et de la participation, donc des cadres, sans toucher bien entendu aux parachutes dorés et aux stock-options qui les accompagnent. Trop d'injustices tuent l'injustice et donc toute possibilité de contestation démocratique.





 
 
Georges Pébereau est président d'honneur d'Alcatel.
_________________
Le Courrier du Vietnam ... Le Vietnam d’hier...
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 17 Sep - 11:00 (2008)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
CHE


Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2007
Messages: 663
Localisation: BDR

MessagePosté le: Mer 17 Sep - 13:23 (2008)    Sujet du message: La Révolution pour bientôt ? Répondre en citant

salut , question de temps le navire en panne de machine continue sa course en avant , il ralentit et se fracassera sur les rochers !

que tous les nantis , je veux dire ceux de l'outrance , ne se fassent pas d'illusions ils seront les premiers à être pillés , les gros porcs propriétaires des chaines d'hyper- marchés verront leurs "biens" pillés en moins de temps qu'il faut pour le dire , les patrons du cac n'auront aucuns endroits au monde pour se cacher avec leurs ors ,ou qu'ils aillent avec leurs beaux avions ils seront accueillit par des foules vengeresses idem de tous les responsables du fiasco mondial , je leurs conseille d'agrandir sérieusement la station spatiale mir !
NOSTRADACHE
17.09.2008


Aggravation de la crise financière : l'or fait figure de refuge
par Philippe Béchade
Jeudi 18 Septembre 2008

** Si nous n'avions pas par avance décrit très précisément, étape par étape, la désintégration du système financier américain, nous chercherions des épithètes d'un usage rare et d'aspect dramatique pour décrire l'actualité économique et boursière de cette mi-septembre.

Puisque rien de ce qui fait les gros titres de la presse et des journaux télévisés ne saurait vous surprendre, nous allons nous employer à tracer les contours du futur chaotique qui se dessine sur les marchés et nous demander si des opportunités ne mériteraient pas d'être saisies.

"Prédire quoi que soit, c'est difficile, surtout quand cela concerne le futur", affirme avec bon sens Woody Allen. Mais avant de nous atteler à cette tâche périlleuse, nous voudrions pousser un grognement d'ours -- c'est de saison -- destiné à réveiller quelques chroniqueurs économiques de haute volée qui se sont exprimés sur les plus grandes chaînes de télévision publiques ou privées depuis lundi soir et qui délivrent le diagnostic suivant : "c'était imprévisible" !

Alors là, non ! Il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles ! Ce désastre était absolument inexorable ; le seul aspect imprévisible ne concernait que la durée du gonflement de la bulle du crédit et des créances pourries.

Comment cela a-t-il pu perdurer au-delà de février 2007 ? Voilà un mystère qui nous dépasse... à moins de supposer que les acteurs de cette sinistre farce, qui avaient tout intérêt à mentir et tromper le plus longtemps possible l'opinion publique, ont bénéficié de la complicité bienveillante ou active d'une bonne partie des medias, eux-mêmes contrôlés par des grands noms du capitalisme américain version ultralibérale.

** L'imposture risque de ne pas être que financière : elle se doublerait d'une escroquerie intellectuelle insupportable si l'opinion, habilement manipulée, finissait par valider ce concept de l'imprévisibilité du krach systémique assimilé à un simple mauvais caprice du destin.

Cela signifierait que le désastre en question, dont nous-mêmes avons du mal à estimer l'ampleur des retombées négatives sur notre mode de vie actuel, est survenu de façon purement accidentelle. Il n'en faudra pas plus pour tirer des chapeaux melons de la City le concept de "c'est la faute à pas de chance" comme pour les victimes d'une tornade dans une région où pas une seule n'avait été observée en l'espace de 80 ans.

Avec ce bien commode "c'est la faute à pas de chance", il ne faudra pas longtemps pour convaincre l'opinion qu'il est inutile de rechercher des coupables. Ceux qui étaient aux manettes ont fait correctement leur boulot, ils ont simplement été confrontés à des circonstances hors normes.

Il est donc légitime qu'ils demeurent fièrement à leur poste -- car qui pourrait prétendre être plus compétent qu'eux ? -- et qu'ils continuent de gérer notre épargne, nos établissements de crédit et, partant de là, une large part du destin de la planète...

Une planète dont les habitants ignorent très majoritairement ce qu'est un swap, un CDS, un SIV... mais encourent les pires sanctions administratives s'ils ne comblent pas au plus vite leur 27,52 euros de découvert. Si l'on commençait à tolérer ce genre de dérives, qui constituent un premier pas vers la délinquance, le système ne mettrait que peu de temps avant de capoter !

** Malgré cette implacable vigilance de tous les instants, le CAC 40 chute de 7,7% en trois séances, et de 2,14% hier. Il faut remonter aux heures les plus sombres du mois de janvier 2008 ou de septembre 2002 pour observer une pareille purge sur le marché parisien.

Si les 4 000 points ont été préservés -- pour le symbole -- à la clôture, d'autres indices européens ont allègrement enfoncé leurs planchers annuels. C'est notamment le cas pour l'Eurotop 100, tombé largement sous les 2 300 points, à 2 259 points, tandis que l'Euro Stoxx 50 perd 2,25% à 3 018 points.

Même constat à Wall Street où le Dow Jones dévisse de 4% à 10 600 points. Le S&P 500 s'effondre quant à lui de 4,75% à 1 156 points. Pourtant, pour éviter une débâcle telle que celle qui se profile, il lui aurait fallu préserver les 1 215 points, le plancher de la mi-juillet 2008 et de juin 2006, et impérativement les 1 175 points, le plancher de mi-octobre 2005. La semaine en cours se solde déjà par un repli moyen de 7,5%, du jamais vu depuis juillet 2002. Le Nasdaq 100, avec une chute de 5,3% hier, affiche un score hebdomadaire de -7,7% : le krach n'est plus très loin !

** Un climat d'abattement s'est instauré outre-Atlantique alors que les plus folles rumeurs circulent désormais au sujet de la solidité financière de Washington Mutual, de Wachovia, de Goldman Sachs et, surtout, de Morgan Stanley (-30%)... la liste s'allonge chaque jour.

Le titre AIG (-46%) repasse sous le seuil des 2 $ malgré la prise de contrôle par la Fed qui lui prête 90 milliards de dollars. Ce prêt est en réalité une injection de capitaux dans l'urgence destinée à éviter une faillite sous 48 heures.

Un page de l'histoire du capitalisme dérégulé "à la mode américaine" est en train de se tourner avec la chute d'un géant parmi les géants de la finance planétaire. AIG revendique en effet 1 030 milliards d'actifs contre 640 pour Lehman. L'assureur est donc "sauvé" en vertu du principe du too big to fail mais la tension des taux interbancaires témoigne de la perte de confiance générale dans le système financier américain ; le secteur bancaire affichait hier soir un nouveau recul indiciel étourdissant de 10%, le second cette semaine.

En Europe, le plongeon des valeurs financières au cours des 90 dernières minutes de la séance a plombé de façon tonitruante les principales places boursières puisque Madrid a chuté de 2,3%, Francfort de 1,75% (sous les 6 000 points), Milan de 2,2% et surtout Amsterdam avec un retentissant 3,85%.

Londres (-1,75%) n'échappe pas à la consolidation générale malgré les rumeurs de rachat de la banque HBOS par LLoyd's. Les spéculations avaient permis à HBOS, qui s'était effondré de 1,82 livre à 0,88 livre en 10 minutes, de revenir à l'équilibre. Mais quel prix le providentiel acheteur acceptera-t-il de payer ? D'où une rechute de 20% à 1,47 livre, contre 11,75 livres à la mi-janvier.

** Sur le front de l'actualité macroéconomique, le pire des scénarios se dessine à la lecture des chiffres concernant le secteur immobilier américain. Les mises en chantier de logements neufs ont en effet chuté de 6,2% au mois d'août, soit 33,5% en 12 mois selon les statistiques du département du Commerce. Le nombre de permis de construire s'effondre quant à lui de 8,9% en, soit une chute de 36,4% sur un an.

Un timide rebond s'était dessiné vers 15h45 alors que la SEC annonçait de nouvelles mesures de restriction concernant les ventes à découvert sans garantie -- sous forme d'emprunts de titres. Ces mesures devraient diminuer sensiblement la capacité de nuisance des spéculateurs qui "shortent" les titres qui leur apparaissent les plus vulnérables. Cependant, leur puissance de feu ne semble cette fois-ci guère altérée par ce genre de restrictions et la fin de la séance a tourné au désastre.

Techniquement, nous assistons à une phase de capitulation qui préfigure d'ordinaire un rebond imminent : mais cette fois-ci, vous l'avez bien mesuré, la situation n'a rien d'ordinaire ! Les principaux acteurs, qui se ruent habituellement à l'achat lorsque la chute des bourses fait la une du journal de 20h, sont financièrement exsangues... et c'est là tout le problème.

Les deux premiers émetteurs d'obligations du secteur privé de la planète ont été nationalisés coup sur coup, à 10 jours d'intervalle... à quoi il faut ajouter la faillite de Lehman et peut-être de deux ou trois établissements financiers du même calibre avant la fin du mois. Tout cela va certainement créer un choc psychologique majeur sur le continent américain. Avec la réduction drastique de la capacité des banques à prêter de l'argent, faute de pouvoir s'assurer contre tous risques de défaut de paiement, nous allons assister à un véritable gel des réserves de cash que constituaient les cartes de crédit.

Les faillites personnelles vont exploser en quelques semaines, les investisseurs qui jouaient en bourse à crédit -- et notamment les hedge funds -- vont se voir couper les vivres et le courant vendeur va devenir structurel -- s'il ne l'est déjà. Le choc déflationniste décrit par Bill Bonner est en marche, l'exemple du Japon de 1990 à 1995 devient la référence la plus éclairante (Bill nous en dit plus ci-dessous).

Dans ces conditions, les opportunités en bourse se concrétiseront, non pour les plus audacieux, mais pour les plus patients : il va falloir s'accoutumer à "l'audace d'attendre".

** A ce propos, les investisseurs voient se profiler avec angoisse la séance des "quatre sorcières" de vendredi. Cela risque d'être un bain de sang dans la mesure où les vendeurs sont totalement maîtres de la tendance depuis 15 jours. Certains estiment même que Wall Street reproduit graphiquement un scénario comparable à celui qui avait mené au 13 octobre 1987.

Signe que l'anxiété vient de dégénérer en vent de panique, l'once d'or, qui était retombée sous les 750 $ jeudi dernier, a enregistré hier une hausse historique et sans précédent de 12% en quelques heures, à 871 $.

Philippe Béchade,
Paris

_________________
STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
Revenir en haut
CHE


Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2007
Messages: 663
Localisation: BDR

MessagePosté le: Sam 20 Sep - 16:45 (2008)    Sujet du message: La Révolution pour bientôt ? Répondre en citant

Crise financière et propagande
Cette crise financière démontre bien que le capitalisme ne peut pas s'autoréguler. Sa forme totalitaire et financière actuelle menace même ce que l'on est obligé d'appeler par contraste avec ce casino, "l'économie réelle". Les travailleurs et autres citoyens contribuables payent la facture...


Crise financière et propagande
Faillite de la banque Lehmann Brothers, sauvetage in extremis par l'Etat américain de la société d'assurance A.I.G, nationalisation des deux géants du crédit immobilier Freddy Mac et Fanny Mae, plongeon de Wall Street, la crise du capitalisme financier est entrée dans une nouvelle phase. La panique s'empare du monde de la finance et de ses laquais politiques.
Suivis comme un seul homme par les journalistes, les "experts" et autres faiseurs d'opinion, ceux ci ont déjà adopté un discours uniforme destiné à la populace : condamnation de l'opacité des montages financiers, de la "dérégulation", de l'ultralibéralisme. Et appel patéthique à une "moralisation" du système par les mèmes qui considèrent le socialisme comme une lubie dépassée du XIXe siècle....
Le bon peuple est donc sommé de distinguer ces "dérives", du système capitaliste lui mème. Et donc d'accepter que les Etats, par l'intermediaire des Banques Centrales, renflouent les caisses des organismes financiers. C'est à dire à faire porter par les populations le fardeau du sauvetage de capitaux privés. Les libéraux savent devenir étatistes lorsque leurs intérets le commandent !
Cette crise permettra ensuite de justifier une intensification de la guerre contre le monde du travail memée par la dictature mondialiste. En France, Sarkozy et sa clique avaient déjà prévenu : "les caisses sont vides ", "le pays est en faillite". L'heure est donc à la rigueur....sauf pour les riches, les people et autres amis du pouvoir qui , eux, peuvent peuvent compter sur la protection du "bouclier fiscal". Ils ne participeront même pas au financement du RSA, les catégories moyennes paieront seules pour les plus pauvres...

Samedi 20 Septembre 2008

http://www.rinnovu.com/index.php?action=article&numero=980&PHPSESSI…
_________________
STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
Revenir en haut
CHE


Hors ligne

Inscrit le: 18 Oct 2007
Messages: 663
Localisation: BDR

MessagePosté le: Dim 28 Sep - 15:30 (2008)    Sujet du message: La Révolution pour bientôt ? Répondre en citant

La chute libre


http://www.pauljorion.com/blog/?p=787

Publié par Paul Jorion dans Constitution pour l’économie, Economie, Monde financier
Citation:



Ce texte est un « article presslib’ » (*)




Je regarde les rapports qui circulent, les analyses qui sont faites. Un rapport que je viens de transmettre à quelques amis, soumis au sénat américain jeudi - qui avait alors d’autres préoccupations - s’intitule : « Le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars est beaucoup trop peu et vient beaucoup trop tard pour mettre fin à la crise ; beaucoup trop gros et beaucoup trop tôt pour le marché obligataire américain » (Weiss Research Inc.). Il n’existe plus de réserves qui pourraient absorber les pertes qui se dessinent ni plus de marché où l’on puisse se procurer les sommes qu’il faudrait trouver.
Jusqu’au weekend dernier on pouvait encore découvrir ici ou là des commentateurs dits « réalistes » qui affirmaient : « certains exagèrent ! ». Maintenant, c’est terminé, ils ont disparu. On n’entend plus dire qu’une seule chose : « C’est encore bien pire que ce qu’on pouvait imaginer ! ». Je l’écrivais il y a quinze jours dans Le dernier carré : « … aucun des innombrables coupe-feux en place au sein du système financier n’aura pu retarder d’une seule seconde l’avancée de l’incendie. Maintenant, ne subsiste plus que son cœur-même, alors que toutes les défenses sont tombées ».
Et le fait est que le système est désormais en chute libre, et si l’on s’agite vainement sans parvenir à trouver un filet, il est clair aussi qu’avec la vitesse qu’il a acquise, aucun filet ne pourrait même le retenir.
Le Président de la République française a dit il y a deux jours, après avoir brièvement résumé des analyses du type de celle que je propose dans mon article « L’après-capitalisme s’invente aujourd’hui » dans le dernier numéro du Débat : « Non ! Le capitalisme n’est pas mort ! ». Mais il ne suffit plus de le prétendre, il faut désormais en apporter la preuve.


Sortez vos livres, p 82, chapitre 18.
Vous commenterez une partie de ce chapitre tiré de l’oeuvre de Machiavel “Le Prince” en illustrant d’exemples contemporains, et en tentant de répondre à cette question , en quoi sommes-nous responsables du tort que l’on nous cause?
” …Mais il faut savoir qu’il y a deux manières de combattre les hommes:l’une par la force, et l’autre par les lois…(…)
…Un prince est obligé de savoir imiter les bêtes en lieu et temps, il doit surtout prendre pour modèle le lion et le renard:le lion ne sait pas éviter les filets; le renard ne peut se défendre contre les loups.
Il faut donc être renard pour découvrir les pièges, et Lion pour se défaire des loups. Ceux qui se contentent d’être lions manquent d’intelligence…(…)
…Alexandre 6 ne fit jamais rien d’autre que tromper les hommes; il n’avait jamais que cela dans l’esprit; et jamais il ne manqua d’occasions d’exercer ses perfidies. Plus il employait de serments pour appuyer une chose, moins il l’ observait.Cependant, il réussit toujours dans ces fourberies, parce qu’il connaissait la faiblesse des hommes sur la crédulité.
…Les moyens qu’emploiera un souverain seront toujours approuvés du commun des hommes, car le vulgaire ne s’attache qu’à ce qui paraît et ne juge que par l’événement; or, le vulgaire c’est tout le monde: le petit nombre ne compte que lorsque la multitude ne sait sur quoi s’appuyer.
Un prince que je ne veux nommer, n’a jamais dans la bouche que ces mots de paix et de fidélité; mais s’il s’en était tenu à l’une et à l’autre, il y a longtemps qu’il aurait perdu son crédit et ses Etats.”





_________________
STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
Revenir en haut
Patrice Guyot
Administrateur

En ligne

Inscrit le: 13 Oct 2007
Messages: 8 096
Localisation: Paris - Saïgon

MessagePosté le: Dim 28 Sep - 16:22 (2008)    Sujet du message: La Révolution pour bientôt ? Répondre en citant

Je pense, comme Paul Jorion que nous sommes dans le mur,

Le temps des vaches très maigres est venu (Il faut dire qu'on s'est bien éclatés depuis 30 ans en dépensant 20% de plus que ce qu'on gagne)

Il va falloir acheter des emporte-pièce pour faire des trous à nos ceintures, et des brouettes pour transporter les billets de 500 €uros permettant d'acheter une demi baguette...

Là on est vraiment dans le caca jusqu'aux oreilles !

***
_________________
Le Courrier du Vietnam ... Le Vietnam d’hier...
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:59 (2016)    Sujet du message: La Révolution pour bientôt ?

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Le PG Express -> Les célèbres leçons d'arithmétique du Pr. Patrice Guyot Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com