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La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy !

 
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Patrice Guyot
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Inscrit le: 13 Oct 2007
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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 14:10 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant




Sur le site Rue89, un article daté du 24 septembre relate une expulsion de Roms qui eut lieu la semaine précédente dans la banlieue parisienne. « La police, des gens expulsés et une gare, ça ne rappelle rien ? », tel est le titre de ce papier accompagné de photographies signés José Vieira, documentariste.
Il raconte l’encerclement policier du camp installé sur le parking SNCF de Massy-Palaiseau, le bulldozer qui rase les baraquements, la conduite des Roms vers le RER, leur trajet jusqu’à la Croix-Rouge de Corbeil-Essonnes. Extrait :
« "A la gare", cria le commandant de police. Les habitants du parking, chargés de sacs et de valises, se mirent lentement en route. Des enfants criaient, des hommes chantaient. Au pied de la passerelle, avant d’entrer dans la gare, il y a eu un arrêt. Un refus d’avancer. Des hommes criaient leur indignation d’être ainsi traités, humiliés. Je me souviens que j’ai dit à un CRS :
"Des policiers, des gens avec des valises et une gare, ça vous rappelle rien ?"
»







Le texte au dessus est d'Alain Korkos d'si, il finit par dire qu'il ne faut pas déconner, le sort réservé aux Roms est moins cruel qu'autrefois...

C'est vrai, sans doute, on se contente de les humilier, de les traiter comme du bétail et de les laisser sans abri, en profitant du fait qu'on a des armes et le LOI (?!#!!¤##) pour soi...

J'ai un peu mal à la France, pour ma part...

***
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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 14:10 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MengWan


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Inscrit le: 14 Oct 2007
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MessagePosté le: Sam 27 Sep - 14:23 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant

Malheureusement, c'est quasiment toute l'Europe qui "fait mal" de cette façon ...

Cà me rappelle une chanson, un peu dévoyée je le concède, qui dit "Debout, les damnés de la Terre".

Elle fait sans doute référence aux Roms !
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Patrice Guyot
Administrateur

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Inscrit le: 13 Oct 2007
Messages: 8 096
Localisation: Paris - Saïgon

MessagePosté le: Sam 27 Sep - 17:00 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant

Je n'ai pas une très grande sympathie pour "L'internationale", je suis trop souvent dans un pays communiste pour être sensible à ces foutaises...

Mais je supporte mal de voir les fonctionnaires que j'engraisse et que j'arme (de force, si je ne paie pas mes impôts ils m'envoient les huissiers !) menacer avec leurs flingues merdiques et mettre à la rue des femmes et des enfants !

Je trouve ça profondément ignoble et j'ai tellement honte, soudain, d'être Français, que je voudrais me glisser sous le tapis...

***
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CHE


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MessagePosté le: Sam 29 Nov - 11:50 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant

salut , ATTENTION! patrice avec les nlles lois antiterroristes nous ne sommes pas à l'abri de représailles des nazis de la police sarkosiene , mais notre devoir en tant qu'hommes "encore un peu libre " sur le net est de dénoncer sans cesse ,tous les jours les abus d'un pouvoir qui vire peu à peu à la dictature , les autruches , les veaux ne voient rien venir et nous ne pouvons compter sur eux , à la moindre pression ils baissent le froc et rampent comme des larves !

Nouvelle perquisitions a Tarnac le cauchemar policier continue
samedi 29 novembre 2008 (00h24)
3 commentaires

Ce matin 27 Novembre, une équipe de gendarmes et de la SDAT a effectué une nouvelle perquisition dans l’ appartement de Gabrielle H. Prenant comme témoins l’ adjoint au maire et un conseiller municipal.

Prétextant la recherche du "petit carnet noir" trouvé par le J.D.D., ils ont pris un téléphone portable dont nous ne connaissions pas l’ existence.

voila à quoi ressemble l'appartement après le passage des nazis , dorénavant n'importe qui qui s'élève contre le roi peut avoir la visite de ces brutes sadiques , planquez femmes et enfants ,ils n'hésitent pas à leurs mettre un flingue sur la tête , pour des supers flics hypers entrainés en venir à de telle bassesses montre en fait qu'ils AIMENT terroriser les soit disant terroristes , ces "hommes" d'élites se la jouent cowboys mais uniquement en bandes armées ,sous couvert de LEURS lois ILS PLASTRONNENT DEVANT LES FAIBLES :!

http://www.soutien11novembre.org/index.php?option=com_content&view=arti…


_________________
STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
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CHE


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Inscrit le: 18 Oct 2007
Messages: 663
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MessagePosté le: Sam 29 Nov - 11:56 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant

La police et la justice ordinaires
samedi 29 novembre 2008 (09h02)
3 commentaires

La police et la justice ordinaires Un ex-PDG de Libération brutalement interpellé à son domicile Du jamais vu dans une affaire de presse : le journaliste Vittorio de Filippis, qui a été directeur de la publication de Libération de mai à décembre 2006, a été interpellé à son domicile pour une banale affaire de diffamation. Récit.

Recueilli par Eliane Patriarca

Quand il arrive dans les locaux de Libération, ce vendredi peu avant midi, il a encore la trace des menottes au poignet. Journaliste économique, actuellement membre de la direction du journal, Vittorio de Filippis a été PDG et directeur de la publication du journal de mai à décembre 2006. Il vient de passer plusieurs heures, d’abord au commissariat de police du Raincy (Seine-Saint-Denis), la commune où il réside, et plus tard dans la matinée de ce vendredi au tribunal de grande instance de Paris. Avant d’être mis en examen. Il est pâle, fatigué, outré.

«J’ai été réveillé vers 6h40 ce matin par des coups frappés sur la porte d’entrée de ma maison, raconte-t-il. Je suis descendu ouvrir et me suis trouvé face à trois policiers, deux hommes et une femme portant des brassards, et j’ai aperçu dans la rue une voiture de police avec un autre policier à l’intérieur.»

Les représentants de l’ordre lui disent qu’ils ont un mandat d’amener au TGI de Paris contre lui. «J’imagine tout de suite que cela concerne la période de cogérance durant laquelle j’ai été PDG et directeur de publication de Libération en 2006, et je pense à l’affaire Xavier Niel, du nom du fondateur de Free, le fournisseur d’accès à Internet, parce que c’est tout simplement l’affaire la plus récurrente parmi toutes celles dont j’ai eu à répondre comme directeur de publication. Et celle qui a suscité le plus de contacts avec les avocats de Libération, Jean-Paul Lévy et Emmanuel Soussen.»

Xavier Niel a déjà attaqué plusieurs fois en diffamation Libération et le journaliste Renaud Lecadre, auteur d’articles dans le quotidien et sur le site liberation.fr, évoquant les démêlés judiciaires du fondateur de Free.

Vittorio de Filippis a chaque fois été convoqué par la justice car sa responsabilité est engagée : l’article 42 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 dispose que le directeur de publication d’un journal est «l’auteur principal» du délit de diffamation publique envers un particulier alors que le journaliste auteur du papier incriminé n’est que «complice».

Mais Xavier Niel et la société Free ont été déboutés systématiquement, lors de procès qui se sont tenus au deuxième trimestre 2008. A chaque fois, ils ont en plus été condamnés à verser des dommages et intérêts à Libération pour procédures abusives.

Ce matin, le ton est vite monté entre les policiers et le journaliste, celui-ci leur faisant remarquer qu’ils ont profité de son portail sans serrure pour pénétrer chez lui.

«Habillez-vous, on vous emmène», répliquent-ils en lui interdisant de toucher à son portable dont l’alarme-réveil se déclenche. «Je commence à m’énerver, raconte Vittorio de Filippis. Réveillé par le bruit, mon fils aîné, qui a 14 ans, assiste à toute la scène. Son frère, 10 ans, ne sort pas de sa chambre mais j’apprendrai par la suite qu’il était réveillé et a très mal vécu ce moment… Je dis aux flics qu’il y a peut-être d’autres manières de se comporter. Réponse devant mon fils : «Vous, vous êtes pire que la racaille !» J’ai juste le temps de rassurer mon fils, de lui dire que je ne suis pas un malfrat et que tout cela concerne le journal et qu’il est en train d’assister à une injustice. Je lui demande, en l’absence de ma femme qui est en déplacement, d’accompagner son frère à l’école et d’aller lui aussi en cours.»

Les policiers emmènent le journaliste au commissariat du Raincy.

7h10. Au commissariat, des policiers lui lisent les motifs de son interpellation. C’est bien de l’affaire Niel dont il s’agit et particulièrement d’un article du journaliste Renaud Lecadre paru sur le site liberation.fr. Après lecture du document, Vittorio de Filippis demande à plusieurs reprises la présence des avocats du journal. Réponse : «Ils ne seront pas là.» Vittorio De Filippis refuse alors de signer quoi que ce soit. «Je suis assis sur un banc, boulonné au sol, dont pendent plusieurs paires de menottes. Face à moi, affichée au mur, la Charte d’accueil du commissariat».

D’autres policiers demandent au journaliste de vider ses poches. Il s’exécute.

7h30. Trois policiers viennent le chercher, lui demandent de mettre les mains dans le dos et le menottent. Puis ils le conduisent à une voiture et prennent l’autoroute A86. Dans la voiture, les policiers se réjouissent de pouvoir «voir en vrai les bureaux de Navarro».

8h30. Vittorio de Filippis est emmené dans les sous-sols du TGI au dépôt, «quartier des hommes».

«On contrôle mon identité puis on m’emmène dans une pièce glauque, avec un comptoir en béton derrière lequel se trouvent trois policiers dont un avec des gants, précise Vittorio de Filippis. Derrière eux, un mur de casiers qui contiennent les effets des personnes «en transit». On me demande de vider mes poches, puis de me déshabiller. Dans mes papiers d’identité, ils isolent ma carte de presse et la mentionnent dans l’inventaire de mes effets. A aucun moment, jusqu’alors, je n’avais mentionné ma qualité de journaliste».

«Je me retrouve en slip devant eux, ils refouillent mes vêtements, puis me demandent de baisser mon slip, de me tourner et de tousser trois fois.»

Le journaliste s’exécute puis se rhabille, mais on lui a retiré ses lacets, sa ceinture, la batterie de son portable. et tous ses papiers et effets.

9h30. Les policiers l’accompagnent dans une cellule «qu’ils referment à triple tour».

«La pièce comporte une table, un rouleau de papier hygiénique, une paillasse en béton sur laquelle sont posées deux couvertures. Dans un recoin, j’aperçois un WC. Je m’asseois sur la table pour éviter les cafards et les mites.»

10 heures. Deux gendarmes viennent le chercher, et l’isolent à nouveau derrière un paravent en béton qui se trouve dans le long couloir bordé de cellules.

Ils lui demandent de se déshabiller complètement.

«Je signale alors que j’ai déjà été fouillé d’une manière un peu humiliante deux heures plus tôt et je refuse de baisser mon slip à nouveau. Bien que comprenant l’absurdité de la situation et mon énervement, ils me répondent que c’est la procédure et qu’ils doivent appeler la juge devant mon refus. Celle-ci leur répond que soit je respecte la procédure et dans ce cas-là elle m’auditionnera et je serai libéré ; soit j’assume mes actes».

Le journaliste accepte donc de se laisser fouiller à nouveau, de baisser son slip, de se tourner et de tousser.

Rhabillé, il est menotté «mais cette fois avec les mains devant», et escorté par les gendarmes dans les couloirs interminables du TGI, jusqu’au bureau de la juge Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance de Paris.

10 h 40. Dans le bureau de la juge, les gendarmes lui retirent les menottes. La juge, qui «au départ», selon Vittorio de Filipis, «a l’air un peu gêné», lui signifie qu’elle l’a convoqué parce qu’elle a déjà procédé à de nombreuses convocations par courrier dans le cadre de l’affaire Niel et qu’il a toujours été «injoignable».

Le journaliste lui répond alors que, comme pour chacune des affaires qui concernent des articles écrits par des journalistes de Libération, il transmet les courriers aux avocats du journal. Et il demande alors à parler à ceux-ci. «La juge me demande leur adresse, puis me lit une liste d’adresses d’avocats dans laquelle j’identifie celles de nos avocats».

Puis Vittorio de Filippis refuse de répondre à toute autre question. La juge s’énerve, hausse le ton. Mais, en l’absence de ses avocats, le journaliste refuse tout échange verbal avec elle.

La juge lui fait signer le procès-verbal de l’entretien et lui notifie sa mise en examen pour «diffamation». Elle lui demande s’il sera joignable d’ici à la fin du mois de décembre.

Ensuite, les deux gendarmes reconduisent Vittorio de Filipis à travers les méandres des couloirs du TGI — «mais cette fois je ne suis plus menotté». Ils lui rendent ses papiers et ses effets. Et le libèrent.

11h30. Sur le trottoir devant le TGI, Vittorio de Fillipis appelle immédiatement les avocats du journal et la direction de Libération.

Aussitôt informée, la Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire du journal) dénonce, dans un communiqué, «ces méthodes inadmissibles». «La SCPL veut manifester sa solidarité vis à vis de Vittorio de Filippis, écrit-elle. Nous protestons auprès des autorités politiques et judiciaires. Nous demandons qu’une enquête soit ouverte sans délais sur ces méthodes.»

L’un des avocats de Libération, Me Jean-Paul Levy, dénonce les conditions de cette interpellation, «une première», selon lui, en matière de délit de presse. «Je suis l’avocat de Libération depuis 1975 et c’est la première fois que je vois un directeur de publication faire l’objet d’une interpellation et d’un mandat d’amener», déplore-t-il. «Je suis scandalisé que l’on inflige un tel traitement pour un délit qui n’est pas passible de prison».

La Société des lecteurs de Libération (SLL), «scandalisée par les méthodes employées par la police judiciaire et la magistrature dans une affaire de presse», s’associe à l’indignation et à la protestation de l’équipe.

Laurent Joffrin, PDG du journal et directeur de la rédaction, s’exprimera demain samedi dans la page consacrée par le quotidien à cette arrestation, sans précédent dans les annales judiciaires.


De : Bernard Gensane
samedi 29 novembre 2008







Point sur les lois antiterroristes
http://www.soutien11novembre.org/index.php?option=com_content&view=cate…

Groupe « juridique »

Voici un premier texte produit par le « groupe juridique » du comité de soutien aux inculpés de Tarnac. Nous avons souhaité diffuser dès que possible cette première ébauche, de manière à faire apparaître rapidement les enjeux qui nous semblent important du point de vue juridique.

Cette ébauche constituera désormais la trame principale de notre réflexion. Elle sera complétée progressivement au fil de nos travaux, que ce soit dans le texte lui-même ou dans les liens vers d'autres sites, notes de lectures, textes de loi, etc.

Nous invitons toutes les personnes intéressées à participer à la construction progessive de ce travail, notamment par des suggestions de lectures ou le partage de notes existantes, par des liens vers d'autres informations, par des citations de jurisprudences ou d'exemples historiques...

La mise à disposition de ce travail en perpétuelle construction, hormis son rôle informatif, est donc aussi une invitation à compléter, corriger, étayer, développer les différentes parties du texte de manière à produire progressivement à la fois un savoir collectif précis, mais aussi une synthèse claire et accessible à tous.

nous écrire : soutienjuridique.tarnac@gmail.com This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it



Les inculpés du 11 novembre sont tombés sous le coup d'une législation d'exception créée à des fins de « lutte antiterroriste ». Il n'est pas besoin d'être juriste pour être « interpellé » par les méthodes policières qui ont été employées, ou par le fait que cette qualification de terrorisme concerne finalement des actes de dégradation de bien n'ayant rien à voir avec des attentats meurtriers.


Pour autant, à l'heure où la machine judiciaire et policière s'en est prise à plusieurs tarnacois au nom d'une logique qui nous est parfaitement étrangère, il nous a semblé important de comprendre et de diffuser quelques rudiments de droit. En effet, l'arrestation et l'inculpation de nos amis intervient au nom du droit, vis-à-vis duquel chacun de nous est « justiciable ». Donc, même si elle nous est étrangère, cette logique peut nous tomber dessus un matin à l'aube, sous la forme de policiers équipés de mitrailleuses et de cagoules, alors même que nous sommes totalement démunis et incapables de comprendre son langage et ses raisons.


L'objectif du « groupe juridique » du comité de soutien de Tarnac est donc de comprendre quelques bases de cette machine, en particulier en ce qui concerne les dispositifs « antiterroristes », et de diffuser des textes et des liens permettant aux visiteurs et amis de mieux saisir de quoi il retourne.

Il s'agit finalement de rien moins que de devenir capable de se défendre, et d'analyser et combattre la logique qui permet qu'on arrête des gens sans ménagement parce qu'ils sont soupçonnés d'avoir écrit un livre !


Les quelques recherches que nous avons déjà effectuées nous amènent à deux thématiques précises, qui seront développées au fil de nos recherches, discussions et échanges avec des personnes maîtrisant mieux le sujet.


1.LES LOIS D'EXCEPTION ET LEUR MULTIPLICATION ACTUELLE


La loi anti-terroriste qui a été appliquée dans cette affaire est une loi d'exception. C'est-à-dire qu'elle prévoit des dispositions spéciales, inhabituelles dans le droit commun, destinées à traiter des individus spéciaux qualifiés de « terroristes ». En l'occurence, ces dispositions spéciales sont celles qui ont justifient l'agression policière des neufs inculpés et le maintien en détention de cinq d'entre eux...alors même qu'ils sont toujours « présumés innocents ».

Pour ne citer qu'un exemple de la dérive qui s'opère grâce à la rhétorique « anti-terroriste », notons que le fait de « dégrader un bien appartenant à autrui » est puni dans la loi française de trois ans et 45.000€ d'amende au maximum ; que lorsque cet acte est commis en réunion, la peine peut être portée à 5 ans et 75.000€ ; et que lorsque le bien appartient à l'Etat, elle peut être de 7 ans et 110.000€.

Or, au regard du droit « non anti-terroriste », la dégradation d'un caténaire n'est rien d'autre qu'une « dégradation de bien », éventuellement « commise en réunion ».

Le traitement « classique » dans une telle affaire serait donc de convoquer les présumés coupables au commissariat, de les interroger, de les garder à vue au maximum 48 heures (avec possibilité de voir un avocat dès la deuxième heure), et de les relâcher s'ils présentent des « garanties de représentations » (c'est-à-dire des éléments permettant d'assurer au juge qu'ils seront présents au procès). Ils encourraient alors au maximum 5 ans de prison et 75.000€ d'amende (dégradation en réunion). Et en outre, les inculpés en question seraient au nombre de trois (seules trois personnes sont soupçonnées d'avoir commis des dégradations)1.

Dans le cadre du traitement anti-terroriste, voici ce qui se passe : intervention de policiers armés et cagoulés, arrestation sur la place du village, garde-à-vue de 96 heures sans possibilité de voir un avocat pendant les trois premiers jours, présentation devant un juge anti-terroriste, et finalement détention provisoire de cinq personnes malgré l'existence de nombreuses garanties de représentation. Ajoutons encore que ce sont neuf personnes qui sont inculpées, et non trois, sous le curieux prétexte d' « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ». Ajoutons enfin que les inculpés risquent dix ans et 150.000€ d'amende pour 8 d'entre eux, et 20 ans et 300.000€ pour leur « présumé chef ».



On voit bien dans cette comparaison comment la qualification de « terroriste » justifie la mise en oeuvre de tout un dispositif d'exception qui permet un traitement particulièrement ferme et répressif des prévenus. La qualification d' « association de malfaiteurs... » en particulier, permet d'arrêter des personnes sans aucune preuve d'implication, en comptant les trouver lors de la garde-à-vue. Comme l'explique L.Bonelli dans un entretien (voir le lien a été mis sur le site du comité de soutien), cet aspect permet que « la figure du suspect se confonde avec celle du coupable », avec d'autant plus de facilité que la condamnation sur la base d'association de malfaiteurs vient justifier l'interpellation a posteriori.


Rappelons pourtant que ces personnes, jusqu'à preuve du contraire, sont PRESUMEES INNOCENTES. On fait donc subir à des innocents présumés non seulement une arrestation et une garde-à-vue musclées, mais encore une détention provisoire fondée sur des suppositions, et enfin une diffusion médiatique de leurs noms et de leurs biographies dont ils auront longtemps à payer les conséquences...même s'ils sont blanchis de tout soupçon.


Le nouvel arsenal de lois d'exception comme celle qui permet ce traitement est en fait apparu récemment dans les pays occidentaux, et notamment depuis l'attentat du 11 septembre 2001. Ces lois ont toutes émergé sous couvert de lutte antiterroriste. Le postulat affiché est le suivant : le terrorisme constitue une menace particulière qui justifie des dispositif d'enquête et de condamnation particuliers. Cette menace « hors norme » justifie ainsi la mise en place d'un droit « hors norme », c'est-à-dire finalement « hors droit » : une justice d'exception, grâce à laquelle le pouvoir politique et judiciaire s'autorise à déroger à ses obligations (par exemple en termes de libertés individuelles et de présomption d'innocence). Cette sortie du droit est présentée comme une “mesure exceptionnelle” répondant à un « contexte exceptionnel ». Or, on observe que dans la plupart des cas, les lois d'exception ne sont pas abrogées une fois passé le « contexte exceptionnel ». Il est même courant que diverses campagnes médiatiques cherchent à prouver la persistance de la menace afin de justifier celle des lois d'exception. (De ce point de vue, l'opération médiatique du 11 novembre n'est pas autre chose).

Comme exemple d'une pratique judiciaire et policière d'exception qui est devenue régulière, on pourra citer le Plan Vigipirate, qui depuis sa mise en oeuvre dans « un contexte particulier », est devenu le mode courant de surveillance des espaces publics. Il devient peu à peu habituel pour tous de croiser des militaires armés dans les gares et les aéroports, quand ce n'est pas à la sortie de l'école.


Les première lois d''exception de l'époque récente ont été les lois « Patriot Act » (1 et 2) votées aux Etats-Unis. En France, il s'agit en particulier des lois dites Perben (1 et 2). Toutes ont été présentées comme un dispositif de lutte contre le terrorisme.

Cependant sur un temps plus long, il existe une « histoire des lois d'exception depuis le XIXème siècle », curieusement contemporaine de la désignation d'un « ennemi intérieur », « terroriste », qui menacerait la sécurité nationale. Cette histoire comprend ainsi en France les « lois scélérates » des années 1890 visant à lutter contre les attentats anarchistes, les lois vichystes de condamnation des résistants, la « loi anti-casseurs » des années 1970...et en Italie, l'arsenal de lois votées dans le contexte des années de plomb. Nombre de ces lois n'ont pas été abrogées après la disparition du contexte qui avait « justifié » leur apparition.

Sous un angle plus politique, replacées dans leurs contextes historiques, ces lois d'exception apparaissent alors nettement comme des dispositifs mis en oeuvre par un pouvoir donné pour réaffirmer son emprise lorsque la contestation sociale se fait trop radicale. En clair, dans un contexte où il est déstabilisé, l'Etat serre la vis pour montrer sa force...Les libertés individuelles sont alors perçues comme une entrave au maintien de la sécurité nationale, et la législation est employée comme un moyen de sortir du droit et d'ouvrir la porte à un arbitraire illimité.


2.UNE OPERATION VISANT A ORIENTER LA PRATIQUE DU DROIT


Le terme de droit est ici entendu non pas dans son sens de garantie (droits de l'homme, etc), mais dans celui d'ensemble de règles définissant ce qui est ou non autorisé, et les sanctions appliquées. Les lois d'exception évoquées plus haut, bien qu'elles permettent l'ouverture d'une zone d'indistinction entre l droit et l'arbitraire du pouvoir, ont fait malgré tout l'objet d'un vote de députés qui les ont inscrites dans la Loi.

Il est utile ici d'invoquer la notion juridique de « droit positif » : celle-ci correspond à la loi non « telle qu'elle est rédigée », mais « telle qu'elle est appliquée ». C'est qu'en effet une loi, une fois rédigée, contient toujours des imprécisions et des formulations susceptibles d'être lues dans un sens ou dans l'autre. Un certain flou, que le législateur tente (en principe) de limiter au maximum, règne donc sur tout texte de loi3.

C'est ensuite la pratique, l'invocation répétée de ce texte de loi et l'accord commun des magistrats quant à la lecture qui peut en être faite (en relation avec « l'esprit de la loi »), qui définit le « droit positif ». Celui-ci repose donc finalement essentiellement sur ce qu'on appelle la jurisprudence, qui correspond à la manière dont les magistrat, sans modifier la loi dans son contenu (ce n'est pas leur rôle), se sont accordés pour appliquer tel ou tel texte.

Un exemple de jurisprudence : le « droit de garder le silence » pendant une garde-à-vue n'est pas clairement encadré dans la loi française, bien qu'il soit encouragé par la commission européenne ou la déclaration des droits de l'homme. Face à cette zone d'ombre, la jurisprudence, à force de reconnaître ce droit lors des procès, a établi une pratique judiciaire qui malgré le flou de la loi, permet de considérer qu'un gardé à vue a « le droit de garder le silence » sans que l'exercice de ce droit lui soit reproché par la suite.


Le droit n'est donc pas totalement figé dans sa forme écrite : il fait l'objet d'une pratique judiciaire, qui le définit affaire après affaire, jurisprudence après jurisprudence.


L'élément essentiel de cette deuxième partie est le suivant : l'arrestation et l'inculpation de nos amis sous le chef de terrorisme est un moment de cette pratique judiciaire.

Cela signifie que dans le cadre de cette affaire, une certaine lecture de la loi « antiterroriste » a été faite, lecture qui permet qu'on qualifie de terroristes des personnes soupçonnées d'avoir dégradé un bien, d'avoir voulu réfléchir ensemble, d'avoir produit des textes critiques.

Pour le dire autrement, l'utilisation du qualificatif de « terrorisme » employé dans cette affaire est une opération, une entreprise performative visant à créer une pratique.

On pourrait imaginer que lors du procès, se posera aux magistrats la question suivante :

« Les faits reprochés aux inculpés justifient-ils qu'on les qualifie de “terroristes” et qu'on les punisse en tant que tels? »

Si la réponse est oui, il en résultera non seulement une condamnation plus sévère des inculpés (à condition qu'il soient reconnus coupables), du fait de l'application de la loi antiterroriste jugée alors légitimement applicable, mais également une mémoire de cette utilisation de la loi antiterroriste qui justifiera par la suite qu'on l'emploie dans des cas similaires.

Quels seraient alors les « cas similaires » ? Il s'agirait probablement de toute action de dégradation de bien commise en réunion dans le but de troubler l'ordre public, mais aussi de toute complicité dans cette dégradation, voire même de toute appartenance à un groupe, même défini très vaguement, dont certains membres seraient soupçonnés d'avoir commis cette dégradation. La dernière « infraction » ici présentée permet donc de ratisser très large, sur la simple base d'un nouveau « crime de mauvaises relations ». D'ailleurs selon les dires du Procureur de Paris lui-même, l'infraction de dégradation de bien est dans cette affaire passée au second plan, le premier plan étant la supposée appartenance à un groupe plus ou moins organisé menant une entreprise de critique sociale...alors même que ce groupe est créé de toutes pièces.

Pour le dire autrement, la pratique judiciaire issue d'une application du dispositif antiterroriste dans le cas présent justifierait que l'on qualifie de terroriste, « au nom de la Loi », toute personne ou groupe auteur d'actes similaires...actes qui seraient alors qualifiés d'infractions, c'est-à-dire justifiant la mise en oeuvre du dispositif « antiterroriste » appliqué pour l'instant dans ce cas précis.

On voit là que de la réponse donnée lors du procès à la question évoquée, dépendra non seulement la lourdeur des peines encourues par les inculpés, mais aussi le cadre d'application future de la loi antiterroriste.

Autour de cette question, apparaissent clairement deux groupes inconciliables, aux objectifs opposés.

D'un côté l'Etat français, par la voix du ministère de l'Intérieur et du parquet de Paris, a fait, fait et fera ce qu'ils peut pour justifier l'accusation de terrorisme et les sanctions qui l'accompagnent. La mise en oeuvre de la procédure antiterroriste est un aspect de cet effort de justification ; un autre aspect essentiel est le travail médiatique conséquent qui a déjà été fait : convocation des média lors de l'interpellation, conférences de presse de la ministre de l'Intérieur et du procureur de Paris, diffusion d'informations « de source policière », vraies ou fausses, visant à stigmatiser les inculpés. L'objectif affiché étant d'étayer la thèse de la réapparition de groupuscules terroristes, d'un nouvel « ennemi intérieur » contre lequel tout le pays est encouragé à faire front commun.

Il faut avouer ici que ce premier camp a déjà un temps d'avance : nos amis ont été effectivement arrêtés, inculpés et enfermés comme s'il était légitime de les qualifier de terroristes.


De l'autre côté se trouvent évidemment toutes les personnes qui soutiennent les inculpés, mais également tous ceux qui ne considèrent pas comme légitime cette qualification de terrorisme.

Ici, l'enjeu est alors le suivant : comment faire en sorte que la réponse des juges soit « non, ces faits ne peuvent pas être qualifiés de terroristes » ?


Deux terrains de lutte s'ouvrent là :

Le terrain purement judiciaire, sur lequel se situent les avocats des prévenus, mais aussi tous les magistrats et acteurs de la défense qui s'emploieront à obtenir la déqualification de l'infraction.

Le terrain médiatique, sur lequel se situent toutes les personnes qui s'exprimeront sur cette affaire, que ce soit dans les media « classiques » ou par tous moyens employés dans le but de faire circuler de l'information. Il s'agit là de contrer l'entreprise médiatique de criminalisation de la critique sociale, par la dénonciation des lois d'exception et de l'usage qui en est fait.



Conclusions (provisoires)



Chacune des deux parties ci-dessus ouvre sur une lutte nécessaire contre l'arbitraire juridique en cours d'établissement, avec des portées différentes :

le chantier ouvert par le point 2 est celui d'une lutte pragmatique, dans le cadre précis de l'affaire qui nous occupe et de ses conséquences. Il s'agit d'obtenir la déqualification, dans le droit et dans l'imaginaire commun, d'actes qualifiés de « terroristes » en actes de dégradation ou en simple expression légitime de la liberté d'expression (sortir la critique sociale organisée du régime de l'infraction, c'est-à-dire casser la légalité de la notion d' « association de malfaiteurs »).

le chantier ouvert par le point 1 est beaucoup plus vaste mais non moins important. Il s'agit de lutter contre l'établissement progressif, déjà largement entamé, d'une pratique judiciaire et policière ultra-répressive et autoritaire, et dont l'affaire qui nous occupe n'est qu'une étape, et d'une certaine manière un référendum...



Bibliographie provisoire


Voici quelques ouvrages sur lesquels travaille actuellement le groupe juridique. Les suggestions sont les bienvenues.


Philosophie politique, philosophie du droit :

G.Agamben, Homo Sacer II,1 : Etat d'exception. (sur l'etat d'exception comme mode de gouvernement)

W.Benjamin, Critique de la violence in Oeuvres I. (sur les rapports entre la violence et le droit)

P.Persichetti et O.Scalzone, La Revolution et l'Etat. (sur les lois d'exception dans l'Italie des années de plomb)

L.Bonelli, Au nom du 11 septembre. (sur la multiplication des lois d'exception “au nom du 11 septembre)

J-C Paye, La fin de l'Etat de Droit. (sur la dérive actuelle du système judiciaire)


Rapports et dossiers pratiques :

Rapport de Human Right Watch sur les lois antiterroristes en France, voir

http://www.hrw.org/fr/reports/2008/07/01/la-justice-court-circuit-e-0


Dossier de la Ligue des Droits de l’Homme sur l'histoire des lois d'exception, voir

http://www.ldh-france.org/media/hommeslibertes/F doss 117.pdf


Analyse d'un internaute sur les lois antiterroristes françaises, voir

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article74446
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« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

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MessagePosté le: Sam 29 Nov - 19:50 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE NATIONALE "POLICE, PERSONNE NE BOUGE "
samedi 29 novembre 2008 (16h37)

COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le 27 novembre 2008

LANCEMENT DE LA CAMPAGNE NATIONALE "POLICE, PERSONNE NE BOUGE ? !" CONTRE LES PRATIQUES POLICIERES VIOLENTES

A L’INITIATIVE DU FORUM SOCIAL DES QUARTIERS POPULAIRES (FSQP), MOUVEMENT DE L’IMMIGRATION ET DES BANLIEUES (MIB), AC LE FEU, BOUGE QUI BOUGE, MRAP, DROIT DE CITES, COLLECTIF LAMINE DIENG ET LE COMITE JUSTICE" POUR HAKIM AJIMI

SAMEDI 6 DECEMBRE 2008 au 20 rue Monsieur le Prince, Paris 6ème, sur les lieux du massacre dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 de Malik Oussekine par 3 policiers "voltigeurs".

Déroulement : 14 HEURES 30 : CONFERENCE DE PRESSE Présentation de la campagne par leurs représentants et les familles de victimes

15 HEURES 30 : RASSEMBLEMENT ET PRESENTATION PUBLIQUE DE LA CAMPAGNE Dépot d’une gerbe à la mémoire de Malik Oussekine pour le 22ème anniversaire de sa disparition Présentation publique de la campagne + prises de parole des collectifs et familles des victimes

CONTACTS : Email : policepersonnebouge@gmail.com Téléphone : 06 71 07 54 15 (porte-parole de la campagne) - 09 54 39 41 04 (FSQP) Site internet : http://policepersonnebouge.free.fr

A PROPOS DE LA CAMPAGNE… La campagne nationale "Police, Personne ne bouge ? !" pointe du doigt ces dérives et plus particulièrement la mise en danger des citoyens, et le non-respect des droits de l’Homme à travers l’utilisation de certaines pratiques et techniques d’immobilisation lors d’interpellation ainsi que des comportements humiliants, violents et disproportionnés, qui tendent à se banaliser, dont sont victimes des innocents ou des justiciables.

Lors de contrôles d’identité, ou d’interpellations, la Police applique une méthode d’immobilisation qui dans sa pratique peut provoquer la mort  : cette méthode "au corps à corps" consiste à ce qu’un fonctionnaire de police étrangle la personne qui se trouve au sol, pendant qu’un autre lui comprime la cage thoracique en appuyant fortement son genou dans le dos. Cette pratique appelée aussi "clé d’étranglement" entraîne l’immobilité, la suffocation, de graves lésions qui peuvent provoquer alors des conséquences irréversibles quand ce n’est pas la mort.

Dans d’autres affaires, similaires, plusieurs interpellations ont conduit à la mort, notamment celle de Sydney Mamoka (Tourcoing, 1998), Lamine Dieng (Paris XXème, 2007), et plus récemment Hakim Ajimi (Grasse, 2008). Nous rappelons que cette méthode est interdite en Suisse, Belgique, Allemagne, à New-York et Los Angeles, et qu’elle a valu à la France une condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) dans un arrêt du 9 octobre 2007 à la suite d’un décès en 1998. La CEDH avait déploré à l’époque "qu’aucune directive précise n’ait été prise par les autorités françaises à l’égard de ce type de technique d’immobilisation". Par ailleurs, le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) a, dès 2002, demandé à la France d’éviter son utilisation. Malgré cela, c’est cette même technique d’immobilisation qui a encore causé récemment la mort à un jeune homme de 22 ans, Hakim Ajimi (Grasse, mai 2008) alors qu’il était ménotté aux pieds et aux mains dans les premières minutes de son immobilisation. Il sera maintenu au sol et étranglé pendant 15 à 30 minutes…

1. Nous réclamons l’interdiction immédiate de la technique d’immobilisation enseignée et pratiquée par la police qui consiste à effectuer une "clé d’étranglement" compte tenu des risques reconnues qu’elle comporte ;

2. Nous demandons à ce que soit initiée la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation de la technique d’immobilisation par la police, qui consiste à pratiquer une clé d’étranglement lors d’une interpellation  ;

3. Au cours de cette campagne, nous appellerons toutes celles et ceux qui le souhaitent à créer un outil national pour agir, s’organiser contre les violences policières et réclamer une inspection indépendante de la police en parallèle des services existants.

Campagne "Police, personne ne bouge !" policepersonnebouge@gmail.com

http://policepersonnebouge.free.fr


De : FORUM SOCIAL DES QUARTIERS POPULAIRES
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MessagePosté le: Dim 30 Nov - 15:46 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant

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MessagePosté le: Dim 30 Nov - 21:23 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant

Adresse aux vivants

Ces sortes d’événements fâcheux qui ressemblent à de sournoises répressions, ne nous arrivent jamais que lorsque porteurs d’une logique du vivant nous atteignons le cœur de la stratégie marchande.

Dans l’affaire de Tarnac tout a consisté à ce que la répression de sournoise devienne officielle.
Aussi, quelques camarades et moi-même, avons décidé de monter un comité de soutien local parce que de toute évidence la véritable charge qui pèse sur les neufs inculpés est d’atteindre à un idéal qui serait que la poétique de l’engagement rejoigne la vie sans médiation culturelle et spectaculaire.

Pour ma part seulement parce que je ne veux pas préjuger que mes camarades ont été sujets à la discrète immixtion des agents répressifs sur leur territoire intime, il me semble que depuis le moment où le passage d’homme consistait pour moi à ouvrir les yeux sans déciller, à favoriser l’éclosion du sentiment sensible et à en partager les saveurs singulièrement isolées à l’écart du spectacle et de son corollaire marchand, je fus contraint pour me défendre des entraves et des violations discrètes de mes dispositions, pour naturelles qu’elles fussent, de donner, à tort ou à raison, de la voix.

Ces évidences sensibles portent comme le dit joliment Vaneigem « la conscience épidermique du vivant » et qu’on cherche, et d’autant qu’on trouve, comme c’est le cas des neufs personnes dont il est question, les moyens de les réaliser, si pour toutes approbations, l’approbation des Hommes a plus de faveur que celle du spectacle, radicalement rejetée, la suspicion a beau jeu de se nommer comme telle, car elle n’est jamais rien d’autre, discrète ou médiatisée, officieuse ou officielle, qu’une répression du caractère le plus sensible du vivant.

Aussi je crois que c’est pour ces raisons qu’ils menaient des existences à l’évidence sensibles et qu’ils avaient ainsi radicalement rompus avec des dispositions psychologiques dûment instillées qui donnent, sans cesse - partisans ou critiques- prééminence aux stratégies des gouvernements, qu’ils ont été la cible de la répression.

Je peux vous affirmer que dans la plus grande discrétion, sous le gouvernement Jospin, l’un de mes camarades se trouvait au cœur d’un tel dispositif répressif, sous un semblable prétexte terroriste. La répression visait précisément dans cette affaire le démantèlement d’un réseau corse opposé à des accords de paix entre le FLNC et l’Etat français, bien officiels, dont le réseau était parvenu à débusquer les enjeux véritables, à savoir des tractations immobilières, d’une grande ampleur, qui se négociaient dans le plus secret entre la France, le FLNC et la Fininvest de Silvio Berlusconi.
Les temps ont changé.

Les stratégies demeurent toujours confinées au plus grand secret mais les pions et les victimes qui en font le plus directement les frais ne sont plus détenus et jugés dans la confidence policière et judiciaire, ils sont exposés dans les médias et utilisés à une propagande idéologique qui dispense les gouvernements de leur culpabilité dans les plus grands crimes et peut-être les seuls véritables s’il s’avère que de « moindres » crimes ne sont commis que parce qu’il y en a de plus grands.

Si je devais réprouver une religion ce pourrait être bien symboliquement celle qui s’attache à l’adoration de l’agneau d’or par confort et pour la paix « totalitaire » du tout : la télévision.

De la plus effroyable des manières la télévision est impliquée dans cette affaire et c’est parce que nous prenions garde de nous en tenir à l’écart que nous fûmes, épargnés des images, particulièrement sensibles à la lettre ouverte des parents des neufs personnes mises en examen le 11 novembre.

Avec quelques camarades nous nous sommes engagés sur la voie que vous avez suscitée. Nous monterons dans les jours prochains un comité de soutien local. Je voudrais, pour ma part, nous éviter la pesanteur de calculs politiciens et que nous soyons parasités, notre résolution radicale j’entends, par des propos qui l’atténueraient.

Je préférerais qu’il s’agisse d’une coalition de subjectivités, au plus authentique, au plus près de l’hypothèse soulevée ainsi par l’un de mes amis "Le gouvernement : après les sans-papiers, s’attaque à ceux qui sont partis dans le sabotage le plus discret mais, à mon avis, le plus radical : fuir le spectacle et retisser les liens.". J’aime particulièrement la charge subversive et le détournement qu’il fait du mot « sabotage ».

Parce que depuis quelques jours nous formulons des choses, comme nous en avons rarement formulées d’aussi radicales, et nous ne devons pas cette formulation à la position des organisations mais à un événement. Cet événement tire chacun d’entre nous hors de ses certitudes habituelles ou il confirme quelque chose que nous pressentions, que peut-être parfois nous concrétisions.

Il y a une manière de freiner ce mouvement qui s’opère malgré nous et je ne voudrais pas que nous perdions notre temps à n’être pas réceptif à ce mouvement pour s’en tenir à une hypothétique donnée d’un "mouvement social" qui, dans la forme où l’attendent les organisations et nous-mêmes (la grève générale), se fait attendre. Au point où elle n’arrivera jamais peut-être...

C’est en somme une occasion à saisir. Et je ne me prévaux pas d’un droit en disant cela mais je tiens compte d’une situation, d’un frémissement auquel on répond radicalement, à l’unisson de la nature de ce frémissement, où pour ma part je n’y répondrai pas. Car tout est radical dans ce mouvement, le processus qu’évoquait un autre de mes amis, cette tonalité propre au comité invisible qui entraîne la répression, ce « sabotage » discret et radical qu’évoque l’autre de mes amis, et la répression l’est aussi et l’est d’autant plus que je ne suis personnellement pas convaincu des faits dont les accuse le gouvernement et dans tous les cas il ne s’agit ni d’un crime, ni de terrorisme.

Aucun droit donc mais un mouvement à saisir, dans sa nature et son entièreté, parce que je ne voudrais pas qu’encore on fragmente ce qui par sa nature était suffisamment entier pour déranger à ce point, pour ébranler peut-être et mettre en tous les cas en place une mécanique du mensonge et de l’injustice avec des conséquences qui se feront sentir probablement au delà ce qu’on peut supposer, du moment qu’encore nous ne les avons pas vécues.

Nous nous alignerons sur l’orientation que donnera le comité de soutien de Tarnac dont l’objectif principal sera la libération des neufs personnes inculpées. A-t-on remarqué, s’agissant d’eux, que le mot de souffrances n’a été prononcé nulle part hormis par les amis et les familles qui parlent d’angoisses.

A titre très personnel et parce que la situation générale m’est intolérable depuis longtemps, qu’elle s’aggrave, je voudrais rappeler que les insurrections peuvent prendre à partir d’une étincelle.

C’est une femme noire dans un bus où elle refuse de céder sa place à une blanche qui est à l’origine de la lutte active des noirs, c’est ce micro événement, pourtant quotidien, qui met le feu aux poudres.

C’est un petit groupe d’hommes de San Francisco qui crée la beat generation. Elle envahira la planète sous la forme beatnik, c’est Nanterre qui met le feu aux poudres...

Debord disait "c’est parce que nos ennemis ont poussé si loin leurs erreurs que nous avons commencé de gagner".

Je considère que Tarnac est l’une de ces erreurs, poussée si loin, compte tenu des enjeux qui ont été partout évoqués et dont les moindres ne sont pas l’instauration d’un délit de lire, d’un délit de manifester et l’hypertrophie des qualificatifs répressifs et ses conséquences qui les accompagnent. Cet événement pourrait être l’étincelle dont nous avons besoin et il nous appartient, et du moins je m’y engage avec quelques copains, pour qu’il en soit ainsi. Nous serons suivis ou nous ne le serons que dans une moindre mesure. Toujours est-il que le comité de soutien comprend des élus, des habitants de localité et des jeunes venus des régions voisines.

Il y a un frémissement, il y a un mouvement et je n’attends pas personnellement le "mouvement social" que les organisations appellent de leurs vœux et qui est d’ailleurs leur raison d’atténuer leur soutien aux inculpés. Ces grèves générales que j’appelle aussi de mes vœux se font attendre. Trop attendre. Il se peut tout simplement qu’une étincelle les suscite. Laquelle ?
J’ai parié sur celle-ci.

Si notre existence se fondait désormais, en l’absence de vie, à observer de grandes plages de silences couvertes du désastre qui préludent à nos seules certitudes dans une vie où tout ce qui est vivant devient de plus en plus hypothétique et si les recours ne tiennent qu’à l’allégeance au prince et à des rapports possédés par le spectacle et le marchand - seuls susceptibles d’offrir un répit- il ne nous restera plus qu’une assurance et une attente angoissante : la mort pour toute issue, celle de nos proches, celle des êtres que nous aimons, la nôtre propre.

C’est le sens profond que j’attribue à cette affaire et à la répression parce qu’elle est une répression du vivant telle qu’en a connue l’Amérique entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle quand ses gouvernements très officiellement en chasse contre les anarchistes les prirent pour cible : le massacre et l’exécution de nuit anarchistes dans l’affaire de Haymarket (1886), le typographe Andrea Salsedo défenestré du 14e étage du "Département de la Justice" (1920), Sacco et Vanzetti (1927).

Après l’insurrection et la prise de la Bastille, le 17 juillet 1789 le peuple acclamait encore le roi, avant de le destituer et de l’exécuter. En 1871 c’est la Garde Nationale et le peuple parisien qui fraternisent à la veille de la Commune de Paris et se rapproprient les canons du 18 mars dont ils étaient par le biais de la souscription les légitimes propriétaires.

Dans ces sociétés où le suicide progresse, Guy Debord rappelle dans « La planète malade » -que les spécialistes ont dû convenir, avec un certain dépit- qu’il était retombé à presque rien en mai 1968.

Si dans cette affaire de Tarnac on entend des voix discordantes, et la plupart des organisations et des syndicats condamnent le sabotage, et Michel Onfray donne des leçons d’anarchisme dans la rhétorique mécanique qu’on lui connaît et démocrate averti qu’il est, c’est-à-dire poreux à l’air du temps et suiveur, il en oublie simplement
le principe de présomption d’innocence.

Au début du siècle dernier, en Uruguay, au pénitencier de Punta Carretas, les anarchistes expropriateurs Jaime Tadeo Peña, Agustin Garcia Capdevilla, Pedro Boadas Rivas et Vicente Moretti, (arrêtés le 9 novembre 1928 après le braquage du bureau de change Messina) suivis par trois détenus de droit commun, s’évadent de la prison en empruntant depuis les toilettes un tunnel de 50 mètres de longueur sur 4 de profondeur, une pancarte est laissée en évidence : "La Solidarité entre les anarchistes n’est pas un simple mot écrit ! . Creusé sous la chaussée et les murs d’enceinte, le tunnel, parfaitement équipé, aboutit dans un magasin de bois et charbon ouvert en août 1929 par l’anarchiste Gino Gatti qui sera le véritable "ingénieur" du tunnel aidé de José Manuel Paz (qui en fera l’installation électrique et l’aération) et de Miguel Roscigna, Andrés Vazquez Paredes, et Fernando Malvicini. (http://ytak.club.fr/mars18.html, Ephéméride anarchiste)

Le sacrifice s’il est moins ancré dans les mentalités libertaires c’est que lucidement on le sait inopérant, mais nul ne songe alors en 1931, entre libertaires, à s’accuser mutuellement de torts qui ne doivent qu’aux capitalistes.

Si de jeunes gens fomentent des projets de sabotage aucune organisation et aucun groupe autonome puisque ceux-là sont principalement visés par leurs camarades, aucun ne saurait être tenu pour responsable d’une rage destructrice qui doit à l’oppression. La poésie du sabotage est au delà de la lucidité. C’est à Debord qu’on doit d’avoir exhumé « la rue des bons enfants » et à Bakounine ce mot « la volonté de détruire est en même temps une volonté de créer ».

La seule liberté dont on disposerait dans l’époque - si en user n’emportait pas de si dangereuses conséquences- ce serait de mesurer l’ampleur du désastre. Chacun s’accroche à sa dérive qui s’accorde à la dérive de Tout.

Debord, Kotanyi et Vaneigem signaient « 14 thèses de l’I.S sur la Commune », « Il faut reprendre l’étude du mouvement ouvrier classique d’une manière désabusée, et d’abord désabusée quant à ses diverses sortes d’héritiers politiques ou pseudo-théoriques, car ils ne possèdent que l’héritage de son échec. Les succès apparents de ce mouvement sont ses échecs fondamentaux (le réformisme ou l’installation au pouvoir d’une bureaucratie étatique) et ses échecs (La Commune ou la révolte des Asturies) sont jusqu’ici ses succès ouverts, pour nous et pour l’avenir ».

C’est dans cette ouverture que s’étaient engouffrés - par leurs opinions et par la vie qu’ils menaient- les neuf personnes inculpées.

A ce titre, en dépit de leurs souffrances, cette affaire est déjà leur succès ouvert et c’est pourquoi ils effraient tant Michel Onfray, les partis et les syndicats.

L’entraide et le partage étaient une fête et, pour plagier Marx au sujet de la Commune, la plus grande mesure sociale du comité invisible était sa propre existence en actes.

- Régis Duffour


Publié le 27 novembre 2008 par Regis Duffour
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MessagePosté le: Dim 30 Nov - 21:33 (2008)    Sujet du message: La police sarkozienne ressemble de plus en plus à celle de Vichy ! Répondre en citant

Arrestation et perquisition chez des membres Belges du Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre
dimanche 30 novembre 2008 (18h14)
2 commentaires

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article75339

les delires policiers de Alliot Marie s’étendent jusqu’en belgique

Arrestation et perquisition chez des membres Belges du Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre

soutien11novembre at bruxxel.org
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