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La France Ruinée...
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 12:46 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

Pour faire face à la crise financière l'Etat va sortir ses gros sous !

Quels sous ?





Blub ! blub ! blub !

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Dernière édition par Patrice Guyot le Mer 1 Oct - 11:59 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 12:46 (2008)    Sujet du message: Publicité

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CHE


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 13:56 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

bonjour à tous , j'ai une proposition , puisque effectivement pour renflouer les rapaces , c'est encore nos impôts qui serviront .

je propose que les milliards injectés chez les pourris soient sous la forme d'un prêt à 19.5 pour cent, remboursable en cinq ans  !
ensuite le pactole sera reversé aux contribuables les plus modestes .
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« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
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CHE


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 14:08 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

la france ruinée mais qui trouve toujours du blé!

il n'y à plus d'argent dans les caisses , d'ou sortent ces trois milliards Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad



Mardi 30 septembre, le gouvernement français et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) ont injecté 3 milliards d’euros pour renflouer la banque privée Dexia !
Cet été, la Banque Centrale Européenne a injecté 65 milliards d’euros pour renflouer les banques privées européennes.
Lundi 15 septembre, la Banque Centrale Européenne a injecté 30 milliards d’euros supplémentaires pour renflouer les banques privées européennes.
Mardi 16 septembre, la Banque Centrale Européenne a injecté 70 milliards d’euros supplémentaires pour renflouer les banques privées européennes.
Lundi 22 septembre, la Banque Centrale Européenne a injecté 28 milliards d’euros supplémentaires pour renflouer les banques privées européennes.
Lundi 29 septembre, la Banque Centrale Européenne a injecté 120 milliards d’euros supplémentaires pour renflouer les banques privées européennes.
65 + 30 + 70 + 28 + 120 = 313.
Pour le moment, la Banque Centrale Européenne a donc injecté 313 milliards d’euros pour renflouer les banques privées européennes.
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MengWan


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 14:38 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

Je suppose que vous n'avez pas de compte en banque (dans une banque privée) LOL
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CHE


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MessagePosté le: Mar 30 Sep - 18:37 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

BIG BIZNESS / CHRONIQUE ÉCO
Touche pas à ma crise !

Si le capitalisme triomphe, c’est grâce à une technique qu’il a mis au point au XIXe siècle, arnaquer l’Etat et ses contribuables. La méthode est défendue par les experts médiatisés, qui aident la crise financière à passer comme une lettre à la poste. Bien joué.

Cela fait maintenant un an que chaque expert interrogé sur la situation financière mondiale annonce que cette fois-ci, la crise est belle et bien finie et que tout va repartir grâce au dynamisme des économies américaine et chinoise…Seule condition réelle de ce redémarrage, l’assainissement des bilans par la nationalisation des dettes…C’est-à-dire la compensation des débordements de crédits passés par les largesses sans fin du contribuable…Quand tout sera terminé, il faudra bien faire le bilan général des enthousiasmes financiers des années Greenspan. La conclusion risque d’être simple : les incroyables revenus que se sont alloués les dirigeants et autres traders auront été en pratique payés par les impôts au travers des plans de sauvetage des banques à la dérive. Bref, malgré le développement des outils financiers miracles et le génie sans cesse renouvelé des mathématiciens de la finance, on n’a guère progressé depuis le XIXe siècle. On ne fait rapidement fortune dans le monde du capitalisme triomphant qu’en trouvant le moyen d’arnaquer l’Etat. Aujourd’hui, ce moyen, c’est de promettre dans un premier temps une croissance phénoménale grâce à la multiplication du crédit ; puis de venir crier famine auprès du gouvernement quand la bise de la réalité des affaires est venue.

Et c’est ainsi que nous sommes en train de découvrir que si le socialisme se proposait de nationaliser les profits, le capitalisme, lui, ne songe qu’à nationaliser les pertes.
JPG - 43.9 ko
La crise, c’est pas ma faute
© Soularue
2000 milliards de $ de pertes ? Tout va très bien, madame la marquise

Ces pertes, à combien vont-elles se chiffrer ? Le FMI au printemps dernier parlait de 1000 milliards $. Aujourd’hui, ce serait le double. 2000 milliards !! Cela paraît énorme, mais à Washington, Henry Paulson, l’ineffable secrétaire au Trésor de l’administration Bush agonisante, rappelle que cela ne représente que 3,5% de la production annuelle mondiale. Dans le petit monde de la finance, on en rajoute en précisant que ces pertes sont moins élevées que ce que rapporte au monde chaque année la croissance de l’économie. En résumé, la crise financière aurait tout simplement effacé une année de croissance : de quoi se plaindrait-on dans ces circonstances ?

Peut-être de ce que la note ne va pas être répartie de façon égale et qu’il n’est pas vraiment sûr que les aigrefins qui ont précipité certaines institutions financières dans la faillite seront ceux qui vont le plus souffrir…
Croissance zéro

Quoi qu’il en soit, en France, les plus hautes autorités de l’Etat, après avoir été comme beaucoup abasourdies par l’ampleur des dégâts américains, sont revenues au train train quotidien de la préparation du budget. L’année de croissance à effacer se concrétise en France par un taux probable de 1,2% en 2008 et à peine 1% en 2009. Les compteurs publics vont être dans le rouge des exigences européennes et plus personne ne peut sérieusement croire que l’équilibre des finances publiques promis et annoncé pour 2012 par Nicolas Sarkozy a la moindre chance d’être atteint.

Mais tout cela laisse notre président de marbre. Il a retiré des événements récents la conviction que les économistes sont des charlatans et que l’opinion publique le sait. Ce qu’elle attend de lui, c’est du bon sens et il est convaincu que personne ne peut lui contester sa capacité de réaction. Il va s’adonner à l’exercice du constat de la fatalité dans son intervention économique de Toulon et passer rapidement à autre chose. Bercy n’en attend pas plus, demandant simplement qu’il tranche sur quelques éléments en suspend du dossier budgétaire, car la loi prévoit que le budget doit être transmis au Parlement avant le premier mardi d’octobre. Et pour l’instant, personne ne sait toujours pas ce qui sera transmis en termes d’hypothèse de croissance et de réforme fiscale…
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 00:21 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

Pour ma part je suis chez HSBC (le côté Asiatique) ce qui ne me rassure pas plus que ça !

Ce qui me gêne franchement c'est qu'à l'évidence le contribuable va rembourser l'argent (et les sommes font peur) que des abrutis ont paumées par impéritie ou volées par escroquerie...

Pourquoi ?

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MengWan


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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 00:59 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

Désolé, mais ce n'est pas exact !

Lorsqu'une banque est nationalisée, on ne perd que si cette banque perd de la valeur pendant la gestion
"étatique", sinon on peut y gagner (il ne faut pas trop y compter d'ailleurs).

L'argent qui est "insufflé" dans le système est un peu comme du sang qu'on met dans vos veines pour
que vous ne mourriez pas d'asphyxie, il circule et n'est pas perdu !

Le fait que les dirigeants soient surpayés et aient plongé dans des schémas financiers aberrants n'est
pas directement corellé, une banque est un peu comme un immeuble dans lequel habitent les clients.

Si les murs se dégradent, les habitants sont bien sûr touchés, mais pas directement, ce ne sont pas eux
qui paieront les travaux mais les actionnaires (d'où la chute en Bourse des actions des banques).

L'Etat, dans cette analogie, agit comme un service de salubrité qui surveille la sanité des immeubles, en
l'occurence, il fait l'avance des travaux indispensables.

D'ailleurs, en France "le contribuable" ne peut rien payer du tout, puisqu'on est en lourd déficit.

NB: S'il y avait un moyen de limiter la largeur des forums, çà éviterait à ceux qui n'ont pas des écrans
panoramiques de 1m de large de devoir user du défilement horizontal pour ne serait-ce qie LIRE
les textes.
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mimibig


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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 10:33 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

Okay NB: S'il y avait un moyen de limiter la largeur des forums, çà éviterait à ceux qui n'ont pas des écrans
panoramiques de 1m de large de devoir user du défilement horizontal pour ne serait-ce que LIRE
les textes. Okay

c'est mon cas!!merci Meng!!! Mr. Green


enfin j'aimerais que l'on m'explique "à qui" l'état français emprunte le
 milliard d'euros
qu'il veut mettre dans la banque "Belge"

http://www.canalplus.fr/index.php?pid=2174

j'ai corrigé la faute!!hi hi hi
sans laisser mon empreinte!!! Mort de Rire

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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 12:53 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

Je vous adresse toutes mes "confuses", c'est moi le coupable avec mes graphiques trop grands !

Je viens de les réduire mais le mal est fait et un peu irrécupérable sur cette page...

Pour répondre à Meng il ne me semble pas que ce soit si simple :

- D'abord pour intervenir efficacement dans ce genre de coups (3 milliards et non pas un pour Dexia, et on va voir la suite, avec l'effet "domino") il faudrait avoir de l'argent frais, ce qui n'est non seulement pas le cas mais à l'inverse nous traînons des dettes déjà ingérables...

- Donc, pour répondre à Mimi, il est prévu d'emprunter l'argent, on a l'habitude : on emprunte 1 milliard par semaine pour combles les 50 milliards de déficit annuel (en fait pour payer des fonctionnaires et des dépenses de fonctionnement selon le système de la "cavalerie" !) Le principe est expliqué ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cavalerie_(droit)

Au bout du compte c'est le contribuable, ou ses descendants qui auront bouché le trou de l'argent perdu et volé, sans avoir grand chose en échange (on ne verse pas de dividendes au contribuables et on ne risque pas de baisser leurs impôts avant un siècle, vu les dettes à éponger. La baisse d'impôt est un article virtuel qui se trouve exclusivement disponible dans le rayon "promesses électorales", en période de soldes campagne !

De plus on ne voit pas l'Etat actionnaire gagner de l'argent (il suffit de regarder le gouffre de la SNCF par exemple) Il faudrait d'abord qu'il sache gérer et Dieu sait qu'il en est totalement incapable...

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mimibig


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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 18:17 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

merci pour ta réponse Patrice

mais alors ...la banque belge aurait pu emprunter à une autre banque
en Suisse par exemple!!!
 sans que la France s'y colle!!!

c'est complètement absurde Exclamation

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MessagePosté le: Mer 1 Oct - 20:39 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

moi je ne comprend rien à tout ce cirque , j'ai l'impression que tout ce fric n'existe pas , qu'il est virtuel , je suis donc un simplet j'ai toujours cru qu'un pays avait la masse de fric en circulation et autant en or dans ses coffres ! Laughing
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tarzan


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MessagePosté le: Jeu 2 Oct - 21:26 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

L'argent injecté dans l'économie n'est pas un don de l'état, l'état achète une partie de la banque, mais l'état risque de voir ses actions chuter. Pour ma part je pense que les effondrements des banques sont dûs à des speculateurs qui cherchent à faire baisser au maximum les actions pour les racheter ensuite au plus bas pris.
Quant à savoir d'où vient l'argent que l'état injecte, je pense que des provisions pour charges sont constituées, des réserves en cas de coup dur, les spéculateurs ne connaissent pas les montants de ses réserves.
Je pense que le montant de la dette est en réalité les 1100 milliards d'euros auxquels il faut retirer les provisions pour risques.
Je ne suis pas opposé à ce que l'état injecte de l'argent pour sauver les banques mais l'état devraient nationaliser provisoirement ces-mêmes banques et privatiser à nouveau lorsque la crise sera passée, l'état n'a pas le droit de jouer en bourse avec notre argent.
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Jeu 2 Oct - 23:28 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

Voici une petite idée du niveau de baisage des Français !



Pour ce qui est de la dette, en incluant las provisions pour retraites de la fonction publique, ce qui n'est pas fait mais strictement indispensable, nous devons approcher des 2.500 milliards, plus tout ce qui est soigneusement caché, les cadavres dans les placards !

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MengWan


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MessagePosté le: Ven 3 Oct - 00:38 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

mimibig a écrit:
merci pour ta réponse Patrice

mais alors ...la banque belge aurait pu emprunter à une autre banque
en Suisse par exemple!!!
 sans que la France s'y colle!!!

c'est complètement absurde Exclamation


C'est une "crise de confiance" !

Il est bien connu, de tous temps et en tous lieux (pays), que si tous les déposants
retirent leurs sous en même temps, les banques s'écroulent et le système financier avec !

Dans une période de crise (de confiance), les banques ne se prêtent plus entr'elles et
c'est une partie du problème ...

Par analogie, c'est un peu comme si le sang coagulait au lieu de circuler, chacun tend à
garder ses sous ("ma cassette" -l'Avare) dans son coin de peur de le perdre.

Et si l'argent ne circule pas, l'économie est morte d'où faillites, chômage, ruine collectivve
(cf. crise de 1929 aux USA).
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Ven 3 Oct - 09:59 (2008)    Sujet du message: La France Ruinée... Répondre en citant

C'est tout à fait ça, une question de confiance ! 
Le problème c'est qu'il est imprudent de faire confiance à des escrocs et à des illusionnistes...

Des gens qui font tourner de l'argent virtuel, et non pas du bon pognon sonnant et trébuchant (de "trébuchet", petite balance destinée à peser les pièces)...

J'ai connu une dane un brin naïve qui pensait que son argent était dans une petite boîte bien gardé par sa banque, c'était d'autant plus nigaud qu'on ne voit pas de quoi la banque aurait vévu, du coup !

Mais un système bancaire infoutu de rembourser la totalité des déposants rubis sur l'ongle démontre qu'il travaille avec du vent...

Voici ce qu'écrit Judith Bernard (agrégée de lettres) sur @si :

chronique le 02/10/2008 par Judith Bernard

Portrait de la Phynance en monstre du Loch Ness





 
 
 
Et paf : encore un dessin.Dans mon Libé de mardi, pour pédagogiser sur la crise, une fois de plus, la rédaction a fait appel au service Infographie : dis donc coco, tu me fais un bidule pour illustrer l’effet domino qui fait tomber les banques européennes dans la foulée de la crise américaine ? - Grat grat grat : l’effet domino ?


Ok : je te mets les banques façon dominos (trop fort l'illustration littérale de la métaphore), couchés pour les banques en faillite, juste inclinés quand elles sont menacées de l’être… Et voilà le travail :

Et là, quelques jours plus tôt, dans le même journal, le rappel de la crise en images…








T’as vu : je t’explique

On peut trouver la « double page aérée, bien mise en page et illustrée de manière impeccable ». On peut aussi la trouver inconsistante, visuellement bavarde mais strictement redondante par rapport au texte : ces images n’ont aucune plus-value informative par rapport au texte qui les environne. Quand je lis textuellement la métaphore de "l’effet domino", il se produit dans mon cerveau une figuration immédiate qui n’a rien à envier à la poussive illustration de Libé, de même quand je lis dans le texte des connecteurs logiques ("donc", "par conséquent") ou temporels ("puis", "à la suite de quoi") que les flèches verdâtres sont censées illustrer. Autant l’illustration graphique est d’un grand secours cognitif dans le cadre d’un énoncé oral, fixant visuellement la trace durable de signes que la seule oralité condamne à la volatilité, autant, dans le cadre de la communication écrite, où tout fait trace et peut être relu pour être compris et fixé, devient-elle accessoire sur le plan cognitif.

Accessoire sur le plan cognitif, mais pas sur le plan émotionnel : le graphique n’informe pas, mais il soulage. Il a, dans la page écrite, une vocation essentiellement désinhibante. Il dit à son destinataire : tu peux y aller, c’est accessible, c’est compréhensible, ça tient dans une image. C’est un "n’ayez pas peur" fait de formes et de couleurs. Il traduit surtout la volonté pédagogique de l’émetteur, qui met en scène sa propre activité didactique - il dit à son destinataire : t’as vu, j’t’explique. Il lui montre qu’il lui explique, sans forcément lui expliquer mieux. Manière de lui dire, subrepticement : si t’as pas compris, C’EST TA FAUTE.

La faute à qui ?

Dans l’étourdissant cours de rattrapage illustré que les médias sont en train de nous livrer, en accéléré, jour après jour, je lis, moi, la circulation subreptice, intensément névrotique, du sentiment de la faute. Il est bien là, le sentiment de la faute, diffus, confus : chez tous ceux qui, nonobstant cette débauche d’explications hâtives et d’illustrations tendance pédago-gogo, continuent de n’y entraver que dalle, et se sentent coupables d’avoir un QI de moule. Chez tel Capitaine, qui s’en ouvrait récemment, confessant la culpabilité de "n’avoir pas entendu" ces voix de la dénonciation qui pourtant "tonnaient sans relâche" qu’il y avait quelque chose de pourri dans le Royaume de la Phynance. Qui se confessait ici ? Le citoyen "de base", auditeur des ondes matinales entre café et tartines et n’ayant pas assez prêté l’oreille, entre shlurp et croustillance, aux cris d’alarme ? Ou bien le journaliste, un peu plus responsable, par sa fonction, ses outils et ses prérogatives, de l’audibilité relative de telle ou telle voix ?

Dans tous les cas, aux deux bouts de la chaîne médiatique, côté émetteur et côté récepteur, y a de la faute. On n’a rien vu venir, rien compris de ce qui se jouait, rien fait pour l’empêcher. Et on essaie tous de se rattraper maintenant – qu’il est trop tard.

Mais on ne rattrape pas en quelques semaines de pédagogie hystérique des décennies d’aveuglement, d’indifférence et de laisser-faire : on a laissé la bourse aux boursicoteurs et la Phynance aux Phynanciers - on les a laissés entre spécialistes. Et quand un économiste plus inquiet que les autres venait dire sur un plateau (car il venait quelquefois) qu’il se passait dans ce Royaume obscur des choses un peu flippantes, il le faisait presque toujours en spécialiste, dans une langue toute pleine de sa propre spécialité. Parlait-il un peu simplement, qu'un détracteur venait lui opposer une contradiction technique, des subtilités méconnues, qui renvoyaient chacun à son incompétence crasse, et nous interdisaient d'arbitrer. Comment pouvait-il être entendu, cet économiste inquiet, et compris par tous, comment pouvait-il s’adresser à l’opinion, et lui donner les moyens de comprendre et d’agir, avec sa science épouvantablement complexe et ses outils insaisissables ?

de la Phynance considérée comme de la phonétique historique
Alors, comme aujourd’hui, entendant les "spécialistes" jargonner, ils me faisaient et me font encore l’effet que me fit, l’année où j’ai préparé l’agrégation de Lettres, ma prof de phonétique historique. Discipline complexe, absconse, dotée d’un lexique et d’une méthodologie autonomes, obéissant à des règles dont nul ne m’avait jamais parlé jusque là, et dont je devais soudainement me rendre parfaitement maîtresse – ce que je fis, au prix d’un pénible (et, in fine, assez vain et surtout périssable) apprentissage. L’eussé-je découverte progressivement, tout au long de ma scolarité, étape par étape, l’apprentissage en eût été moins douloureux, mais surtout plus durable et plus profond : je n’en aurais pas oublié aujourd’hui la majeure partie, et je pourrais mobiliser chaque jour mes connaissances pour appréhender la réalité de la langue que nous parlons.

Nous autres citoyens lambda, submergés par un déluge d’information et de "pédagogie" accélérée sur la crise actuelle, sommes tous dans la douloureuse position de l’agrégative découvrant à son corps défendant la phonétique historique. Avec cette différence majeure que le fait que la vélaire (k) placée devant (a) se palatalise puis glisse dans la zone des dentales et enfin s’assimile en une affriquée palatalisée, dont l’influence fermante sur la voyelle accentuée déclenche la loi de Bartsch (je peux vous faire un graphique, si vous voulez : ça vous fera le même effet), n’a que peu d’incidence sur mon destin non plus que sur celui de la collectivité ; il n’en va pas tout à fait de même s’agissant des lois régissant les sphères financière, bancaire et boursière qui président aux destinées de l’économie mondiale. Et ce, tout particulièrement, dans cette époque où il n’est pas de programme politique qui ne se heurte, tôt ou tard, au "réalisme économique" auquel il finit toujours par s’avouer assujetti.

L’économie : science de spécialistes, ou chose publique ? (où il est enfin question du monstre du Loch Ness)

Si c’est bien l’économie qui "gouverne" le monde prétendument démocratique, alors c’était aux citoyens de prendre part à l’élaboration de ses outils et de ses règles, ce qui supposait d’abord qu’on considérât que l’économie était chose publique et qu’on devait nous informer sur elle avec la même exigence de transparence qu’on applique aux politiques dont on veut tout savoir, jusqu’à leurs enfants illégitimes et leur patrimoine immobilier.

Alors oui, il y a faute, et j’en veux aux journalistes de ne pas m’avoir informée suffisamment, ces vingt dernières années, sur ce qui se passait dans ce fameux Royaume de la Phynance, qui s’enfermait jour après jour dans une opacité et une complexité favorables aux opérations les plus aberrantes, les plus immorales, les plus injustifiables. Je leur en veux de ne m’avoir pas traduit, jour après jour, ces foutus acronymes par lesquels se désignent les Mortgage Back Securities (MBS), les Asset Back Securities (ABS), et les Collaterised Debt Obligation (CDO), que la titrisation permet de combiner en CDO d’ABS ou de MBS. Si ce travail d’information avait été fait jour après jour, avec l’assiduité qu’on met à retranscrire les petites phrases et à conjecturer des grandes ambitions cachées des politiques, ces astuces financières et la logique abusive de leur trafic me seraient aussi familières que les problèmes d’ego de Fillon, de Ségo, ou de PPDA. Et comme elles l’auraient été aussi à l’ensemble de l’opinion, qui fait pression, manifeste et sanctionne par les urnes, on n’en serait peut-être pas tout à fait là où nous en sommes aujourd’hui – qu’il est trop tard, décidément.

Non seulement on n’aurait pas besoin de faire des illustrations infographiques, des BD, et des cours d’éco façon clip pour expliquer cette crise émergeant brusquement de l’opacité comme le monstre du Loch Ness, mais peut-être, même, qu’il n’y aurait pas de monstre, au fond du Loch Ness : car ces bêtes-là, c'est bien connu, n’aiment pas la lumière.



Par Judith Bernard le 02/10/2008
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