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quelle crise ?
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CHE


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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 13:49 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

mercredi 8 octobre 2008 (22h30) :
AIG renfloué, des dirigeants s’offrent un palace avec l’argent du contribuable



videos;


http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72276

Par Marc Vignaud

Le 17 septembre dernier, la banque centrale américaine sauve de la faillite AIG, le premier assureur du pays, en lui accordant un prêt de 85 milliards d’euros en échange de 79,9 % des parts de la société. Un renflouement réalisé grâce à l’argent du contribuable, au grand dam des citoyens, furieux de voir leurs impôts servir au sauvetage des institutions financières imprudentes.

À peine une semaine plus tard, certains dirigeants d’AIG n’ont rien trouvé de mieux que d’utiliser cet argent pour se payer une retraite, du 24 au 28 septembre, dans un complexe luxueux de Californie, le St Regis de Monarch Beach. Facture de ce séminaire luxueux : 443.343,71 dollars, dont près de 200.000 pour payer les chambres (à 1.000 dollars la nuit ou plus), et plus de 150.000 dollars pour les repas, ainsi que 23.000 dollars de soins de remise en forme", selon le démocrate américain Henry Waxman auditionné par la commission de la transparence et de la réforme du gouvernement de la Chambre des représentants.

Fédérer tout le monde pour préserver la productivité

"Si j’avais vu des factures comme celles-là, je peux vous assurer qu’en tant que pdg, j’aurais posé des questions", a affirmé l’ancien patron d’AIG, Martin Sullivan, rappelant qu’il avait quitté la compagnie plusieurs mois auparavant... emportant avec lui un généreux pactole de 19 millions de dollars d’indemnité de départ.

Seul le directeur du service des assurances de l’État de New York, Éric Dinallo, est venu au secours des dirigeants d’AIG, expliquant que la retraite californienne pouvait avoir pour but d’éviter une fuite des talents de la compagnie et que la direction avait peut-être pensé qu’elle "devait fédérer tout le monde pour préserver la productivité" et "protéger les clients en les empêchant de fuir"… Pas sûr que les cadres aient trouvé des employeurs aussi généreux quand beaucoup de dirigeants de Wall Street ont pris le chemin de la porte depuis l’éclatement de la crise.

Mercredi après-midi, AIG précise d’ailleurs au point.fr que la grande majorité des participants étaient "des hommes d’affaires indépendants et leurs invités", non des employés d’AIG. "Sur les cent participants, il y avait seulement dix délégués AIG American General. Leur présence était justifiée par leur nécessaire participation aux discussions et rencontres" avec des distributeurs indépendants des produits d’AIG. "De plus, cette conférence avait été fixée depuis 2007 et l’invitation aux distributeurs adressée à la même époque", souligne AIG.

Ci-dessous, des photos du St Regis de Monarch Beach

Source : Le point
(via Paz)
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STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 13:49 (2008)    Sujet du message: Publicité

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sili


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Inscrit le: 22 Jan 2008
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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 21:32 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

CHE a écrit:
mercredi 8 octobre 2008 (22h30) : AIG renfloué, des dirigeants s’offrent un palace avec l’argent du contribuable


videos;


http://bellaciao.org/fr/spip.php?article72276

Par Marc Vignaud

Le 17 septembre dernier, la banque centrale américaine sauve de la faillite AIG, le premier assureur du pays, en lui accordant un prêt de 85 milliards d’euros en échange de 79,9 % des parts de la société. Un renflouement réalisé grâce à l’argent du contribuable, au grand dam des citoyens, furieux de voir leurs impôts servir au sauvetage des institutions financières imprudentes.

À peine une semaine plus tard, certains dirigeants d’AIG n’ont rien trouvé de mieux que d’utiliser cet argent pour se payer une retraite, du 24 au 28 septembre, dans un complexe luxueux de Californie, le St Regis de Monarch Beach. Facture de ce séminaire luxueux : 443.343,71 dollars, dont près de 200.000 pour payer les chambres (à 1.000 dollars la nuit ou plus), et plus de 150.000 dollars pour les repas, ainsi que 23.000 dollars de soins de remise en forme", selon le démocrate américain Henry Waxman auditionné par la commission de la transparence et de la réforme du gouvernement de la Chambre des représentants.

Fédérer tout le monde pour préserver la productivité

"Si j’avais vu des factures comme celles-là, je peux vous assurer qu’en tant que pdg, j’aurais posé des questions", a affirmé l’ancien patron d’AIG, Martin Sullivan, rappelant qu’il avait quitté la compagnie plusieurs mois auparavant... emportant avec lui un généreux pactole de 19 millions de dollars d’indemnité de départ.

Seul le directeur du service des assurances de l’État de New York, Éric Dinallo, est venu au secours des dirigeants d’AIG, expliquant que la retraite californienne pouvait avoir pour but d’éviter une fuite des talents de la compagnie et que la direction avait peut-être pensé qu’elle "devait fédérer tout le monde pour préserver la productivité" et "protéger les clients en les empêchant de fuir"… Pas sûr que les cadres aient trouvé des employeurs aussi généreux quand beaucoup de dirigeants de Wall Street ont pris le chemin de la porte depuis l’éclatement de la crise.

Mercredi après-midi, AIG précise d’ailleurs au point.fr que la grande majorité des participants étaient "des hommes d’affaires indépendants et leurs invités", non des employés d’AIG. "Sur les cent participants, il y avait seulement dix délégués AIG American General. Leur présence était justifiée par leur nécessaire participation aux discussions et rencontres" avec des distributeurs indépendants des produits d’AIG. "De plus, cette conférence avait été fixée depuis 2007 et l’invitation aux distributeurs adressée à la même époque", souligne AIG.

Ci-dessous, des photos du St Regis de Monarch Beach

Source : Le point
(via Paz)





salut Ché


 443000 Dollars, même pas un demi millième d'un sept cent cinquantième de ce que vont payer les bouffeurs de pop-corn pour aider les banques américaines...  Allons, on va pas s'revolter pour une misère, même pas un demi centime euro par français...


, Bisou.
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Jeu 9 Oct - 23:48 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

Je vais vous faire rire, et surtout vous rasurer :

On nous serine que nous n'avons rien à craindre car chacune de nos banques (je n'en ai qu'une) garantit nos dépôts jusqu'à 70.000 €uros (mâtin ! Jolie somme)

Le petit minable qui squatte l'Elysée nous l'a assez dit...

Un chiffre, au passage : les dépôts à garantir, aujourd'hui, sont de 1.650 milliards d'€uros

Bon, maintenant voyons qui paye, si (par hasard) un léger problème se pose...

Le Fonds de garantie ? Il dispose de 1,8 milliard, soit environ 0,1% de la somme nécessaire !

L'Etat ? Il est en faillite depuis longtemps, et puis l'Etat c'est nous, de toute façon...

Un autre "détail" : on vous rembourse 70.000 €uros (heureux mortels, vous les aviez donc !)...

Mais pas de chance la demie baguette est passée de 0,45 €uros à 70.000 €uros, vous mettez donc votre pognon dans une brouette et vous allez chercher votre demie baguette,

Et puis vous rentrez chez vous en sachant que vous allez manger votre dernière demie baguette,

Ce qui est triste !

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sili


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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 07:35 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

Donc, faut investir dans l'electro-ménagé et attendre patiemment que ça dégringole pour revendre son pain congelé.

J'vais viré mon congélo à tirroirs! Dans les grosses caisses, on range pas mais on stocke plus.

Faudra aussi acheter du pain, penser à garder du pognon pour acheter du pin. Eh oui faudra que je fasse des étagères pour ranger mon pognon

J'aurais du m'y prendre avant, maintenant, j'vais avoir besoin d'investisseurs...   
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 09:00 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

Les investisseurs sont un peu sollicités ces temps-ci !

Toutes les banques, les assurances, bientôt la plupart des sociétés et bien sûr les gouvernements les sollicitent comme des fous...

Le problème c'est qu'à force de dépenser le pognon qu'on n'a pas on finit par se ramasser la gueule, ce qui est bien fait et ce qui est en train de se produire.

L'ennui c'est que, comme d'habitude, ce sont les petits qui vont morfler le plus !

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CHE


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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 13:29 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

salut , pour le moment , je rigole Laughing Laughing Laughing de voir tous nos spécialistes pédaler dans la semoule , bon on peut retenir l'avis des plus optimistes ceux qui manient volontairement la méthode couet , mais si l'on écoute les quelques défaitistes ,les soucis sont encore loin devant nous , que faire le pognon qu'il soit en banque ou sous le matelas , et qu'il ne vaut pas un kopeck
nous allons avoir de sérieux problèmes pour la bouffe , plutôt que stoker du sucre ou des pâtes , je vais faire le plein de chevrotines Laughing Laughing Laughing
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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 14:04 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

vendredi 10 octobre 2008 (13h35) :
Les US pourraient proclamer la loi martiale

Bannir

Le Wayne Madsen Report a appris par des sources a la Federal Emergency Management Agency ( Agence Federale des situations d’Urgence=FEMA) que l’administration Bush mettait la touche finale à un plan qui verrait la Loi Martiale proclamée aux Etats Unis selon plusieurs scenarii. Ces plans seraient déclenchés dans l’éventualité ou l’effondrement financier et bancaire s’amplifierait avec l’apparition de protestations sociales, des faillites bancaires ; de nouvelles fraudes electorales pour les présidentielles qui provoqueraient des protestations et des émeutes dans plusieurs villes des Etats Unis et sur les campus.

Par ailleurs des sources à l’Army Corps of Engineer ont rapporté l’affectation de la première brigade de combat de la troisieme division d’infanterie au commandement militaire de l’Amerique du Nord, dans le but d’augmenter les capacités des forces federales de police et de la FEMA pour le traffic routier, le controle des foules, le couvre-feu, la securité des ports et des frontieres, et des patrouilles de voisinage dans le cas ou la situation d’urgence serait déclarée.

Par ailleurs un document intitulé " Conflit et Revolution " circule actuellement dans les cercles dirigeants financiers et politiques américains. Il envisage une guerre contre la Chine ou la Russie dans le cas ou la dette exterieure américaine se retrouverait en défaut de paiement. Il envisage également la possibilité d’une augmentation drastique des impots federaux pour faire face aux encours des banques et des institutions financières. Dans une telle situation des troubles pourraient intervenir qui conduiraient à la loi martiale

sources : Wayne Madsen http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=10504
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CHE


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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 15:22 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

Marc Halévy
Prospectiviste - Expert international
30 septembre 2008
marc - noetique

Il est deux façons de faire de l'argent. La première passe par le complexe travail-énergie-matière et produit de la valeur d'usage et, donc, par voie de conséquence, de la valeur d'échange. Les progrès de la technologie et de la méthodologie ont permis à cette filière de gagner continument des points de productivité depuis cinquante ans, ce qui a permis de répondre à la croissance consommatoire. On parle, là, d'argent réel, de valeur réelle et d'économie réelle.

Et puis, il y a la seconde façon qui s'appuie sur le complexe spéculation-pari-levier et qui crée de la valeur d'échange sans aucune valeur d'usage. Elle s'appuie sur l'économie réelle pour engendrer de l'argent virtuel par des mécanismes artificiels dont la titrisation est le parangon. On parle, ici, d'argent virtuel, de valeur virtuelle et d'économie virtuelle. Par effets de levier successifs, cette économie virtuelle a généré une croissance virtuelle qui a démultiplié la croissance réelle, mais sans rien produire.

Résultat : l'économie virtuelle pèse aujourd'hui environ quatre fois plus que l'économie réelle dans le bilan économique officiel mondial (la somme des PIB des différents Etats). Avec 1 unité de valeur d'usage, on fait ainsi 5 unités de valeur d'échange.

Ce binôme réel-virtuel n'est pas neuf. Dans l'économie, il y a toujours eu une part spéculative qui veut exploiter les anticipations sur les variations de valeurs, de coûts, de rareté relative, etc … Ce qu'il y a de neuf, c'est la disproportion monstrueuse du poids de l'économie spéculative face à l'économie réelle.

Les explosions successives des "bulles" spéculatives "dot.com", japonaise, "subprime" et, bientôt, "cartes de crédit", ne font que traduire et trahir ce déséquilibre structurel immense. On pleurniche de devoir annoncer une croissance économique mondiale maigrichonne de peut-être un pourcent alors qu'il faudrait annoncer clairement une décroissance globale des PIB de 70% pour ramener la part de l'économie spéculative à un niveau supportable - quelques pourcents de l'économie réelle.

Quand Dominique Strauss-Kahn parle de devoir réglementer les marchés financiers, il ne prêche pas autre chose que l'impérieuse nécessité de briser, une fois pour toutes, les ailes à la finance spéculative mondiale et à la production, à la pelle, de monnaie virtuelle sans aucune valeur réelle.

L'évolution économique réelle n'a fait qu'amplifier le gouffre qui sépare les entreprises productrices de valeur d'usage (matérielle ou, surtout, de plus en plus, immatérielle) et les banques et autres officines de l'argent virtuel. Les banquiers et les financiers ne comprennent plus rien à l'entreprise réelle (donc à l'économie réelle). Pour eux, une entreprise, c'est un lieu de spéculation et rien d'autre. C'est du papier (des actions) et des papiers (des bilans et plans d'affaire). Quant au reste - l'essentiel -, ils n’y comprennent rien et n'en ont cure. La finance, par les effets de levier virtuels évoqués plus haut, s'est prise pour la maîtresse de l'économie et à ouvert la porte tout grand à tous les délires, tous plus artificiels et stériles les uns que les autres. Les fusions et acquisitions ne sont plus des moyens de créer des synergies réelles, mais des moyens de survaloriser artificiellement, spéculativement et virtuellement du papier dont les valeurs d'usage sont absentes. Le cas Universal et la fatuité d'un Jean-Marie Messier furent un premier "bel" exemple. Le cas Fortis et la mégalomanie incompétente d'un Maurice Lippens en sont un second. Et qui paie la casse ? Les contribuables.

Les banques tomberont donc. Les unes après les autres. Et les Etats ne pourront plus venir à leur rescousse parce que ces Etats sont en faillite depuis longtemps et ont déjà vidé aujourd'hui les réserves de financement de demain (dont les retraites). Alors ?

La logique financière a été au bout de sa bêtise. Nous ne vivons pas une crise financière, nous vivons la fin de la Finance, la fin des golden boys de Wall Street, de la City ou d'ailleurs, la fin de l'argent-roi, la fin du tout monétisé et du tout monétisable, la fin de la spéculation à grande échelle et de l'argent facile. Retour au réel ! Il n'y a pas d'argent facile. Il n'y a pas beaucoup d'argent sans beaucoup de sueur.

La seule valeur qui soit est la valeur d'usage dont la valeur d'échange doit être l'exact reflet sous peine d'être un leurre pernicieux, un artifice creux, voire du vol pur et simple.

Comme il y a deux argents et deux économies, il y a deux capitalismes dont l'un doit être éradiqué sans pitié. Il y a le capitalisme entrepreneurial qui finance des entreprises réelles dans l'économie réelle et qui engendre de l'argent réel avec de la réelle valeur d'usage. Et il y a le capitalisme spéculatif et financier dont la Bourse est le temple et qui doit disparaître car il n'est pas seulement inutile, on sait à présent qu'il est délétère et mortel.

Que se passera-t-il ? L'économie officielle est condamnée à la décroissance rapide : le dégonflement de toutes les bulles spéculatives est inéluctable et même souhaitable - ce n'en est, aujourd'hui, que le tout début. Cela va faire mal. Les Etats ne pourront pas suivre. Une immense dépression est à nos portes avec son cortège de misères, d'émeutes, de guerres. En gros : lorsque la gangrène a gagné, il faut souffrir et amputer.

Heureusement, à l'échelle mondiale, l'économie officielle (la somme des PIB de tous les Etats) dont une large majorité est purement spéculative, ne représente qu'un sixième environ du total de l'économie réelle. Face à elle il y a l'économie pirate (le travail au noir, les fraudes fiscales et autres, les contrefaçons, les dessous de table, etc …) qui pèse 5.000 milliards de dollars (contre 2.500 milliards de dollars pour l'économie officielle). Il y a aussi l'économie maffieuse (trafics de tout ce qui est illégal et illicite) qui pèse autant que l'économie officielle. Il y a enfin l'économie démonétisée (tout le travail "gratuit", les trocs et bénévolats, les mères au foyer, les services que l'on rend et les échanges de bons procédés) qui, elle aussi, pèse globalement le double de l'économie officielle.

Avec la fin de la spéculation, c'est l'économie officielle, et elle seule, qui s'effondre. Elle ne pèse qu'un sixième, répétons-le, de l'économie mondiale réelle. La sortie de l'impasse et la survie économique de l'humanité passeront donc par les économies pirate et démonétisée. On le sait bien, en cas de crise majeure, comme ce fut le cas sous la botte nazie, le marché noir (qui est une part de l'économie pirate) se développe et prend le pas sur l'économie officielle de rationnement. De plus, comme l'économie maffieuse ne se développe que grâce aux interdits promulgués par les Etats et que ceux-ci s'étiolent, l'économie maffieuse s'étiolera avec eux.

Donc, globalement, à l'échelle mondiale, la chute de l'économie officielle n'est qu'un demi mal. Par contre, dans nos pays où l'Etat, depuis toujours, combat les économies parallèles pour s'arroger le monopole des prélèvements via l'économie officielle, celle-ci pèse beaucoup plus qu'un sixième (probablement de l'ordre de la bonne moitié) et son effondrement induira un marasme indescriptible, le temps de réinventer une économie pirate et démonétisée qui prenne le relais.

Economies pirate et démonétisée, donc ! Là, foin de spéculation : c'est de survie au quotidien qu'il s'agit. Retour à l'essentiel. Retour au réel. La seule issue est la voie de la frugalité. En tout.

L'humanité n'a guère le choix : ou bien elle devient vraiment frugale et assume le principe de réalité, ou bien elle s'enferme dans le principe de plaisir et elle mourra … comme la Bourse et les banques.
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sili


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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 20:25 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

Salut,

à la fin, on arrive à définir ce qui nous débecte, ce putain de pognon qui se fait sans bouger.

Le problème est que la solution est improbable sans gros dégats: Ceux qui ont le pognon, qui ne vaudra plus rien, garderont le pouvoir et se serviront des armes qu'ils détiennent dèjà pour maintenir et même renforcer leur suprèmatie.

La chute du capitalisme (entendez bien celui qu'on vit) ne peut se faire sans l'abolition du "pouvoir acquis et non discutable", et contre ce pouvoir acquis et reconnu, il n'y a que la dictature ou le chaos. (enfin, je crois)

On n'est pas dans la merde... 
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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 20:38 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

Ben ! Oui ! Quelle crise : déjeuner à 3.000 €uros par personne pour tout le monde,

La faillite nous a donné faim, et nous avons besoin de réconfort : à table !

Le FIGARO, Journal gauchiste bien connu :

Le déjeuner à 150.000 euros de Fortis
Aurélia Vertaldi (lefigaro.fr) avec AFP
10/10/2008 | Mise à jour : 16:08 | Commentaires
42
.

La banque Fortis, qui a frôlé la faillite, a organisé « un évènement culinaire » de luxe dans l'un des meilleurs restaurants de Monaco, quelques jours après son rachat par BNP-Paribas.

Après le très cher séminaire d'AIG, le cas Fortis. Sauvée en urgence par l'état belge et à peine rachetée par BNP-Paribas, la branche assurances de Fortis a invité 50 personnes à un « événement culinaire » dans l'un des restaurants les plus chers de Monaco : le Louis XV. On compte parmi les convives, essentiellement des courtiers externes et quelques membres de la direction. Coût de l'opération : 150.000 euros, révèle le quotidien belge De Morgen. Une bagatelle pour un groupe au bord de la faillite, il y a encore quelques semaines.

Selon le guide Lonely Planet, le Louis XV, restaurant de l'Hôtel de Paris Monte-Carlo, abrite l'une des plus prestigieuses cave de vins au monde, avec quelque 250.000 bouteilles dont certaines parmi les plus chères du marché. La moyenne d'un repas y atteint environ 300 euros et une chambre 1000 euros. Sans compter les billets d'avion et autres frais de voyage.

A la mi-septembre, l'assureur américain AIG avait organisé un séminaire dans un hôtel de luxe californien avec cure et remise en forme, pour 440.000 dollars, une semaine seulement après son sauvetage par les autorités américaines. Le groupe s'est défendu en expliquant que ces dépenses, prévues depuis des mois, entraient dans le cadre d'opérations commerciales habituelles dans le secteur de l'assurance. Il expliquait également, que le séjour a été offert à des courtiers indépendants, et non à ses dirigeants. Plusieurs parlementaires américains s'étaient émus des sommes engagées dans le complexe hôtelier californien.

Fortis Assurances, de son côté, se dit « bien conscient de la sensibilité du grand public sur la crise financière »...

Moi je dis : "les enculés" !

***
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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 20:49 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

Patrice Guyot a écrit:
Ben ! Oui ! Quelle crise : déjeuner à 3.000 €uros par personne pour tout le monde,
La faillite nous a donné faim, et nous avons besoin de réconfort : à table !

Le FIGARO, Journal gauchiste bien connu :

Le déjeuner à 150.000 euros de Fortis
Aurélia Vertaldi (lefigaro.fr) avec AFP
10/10/2008 | Mise à jour : 16:08 | Commentaires
42
.

La banque Fortis, qui a frôlé la faillite, a organisé « un évènement culinaire » de luxe dans l'un des meilleurs restaurants de Monaco, quelques jours après son rachat par BNP-Paribas.

Après le très cher séminaire d'AIG, le cas Fortis. Sauvée en urgence par l'état belge et à peine rachetée par BNP-Paribas, la branche assurances de Fortis a invité 50 personnes à un « événement culinaire » dans l'un des restaurants les plus chers de Monaco : le Louis XV. On compte parmi les convives, essentiellement des courtiers externes et quelques membres de la direction. Coût de l'opération : 150.000 euros, révèle le quotidien belge De Morgen. Une bagatelle pour un groupe au bord de la faillite, il y a encore quelques semaines.

Selon le guide Lonely Planet, le Louis XV, restaurant de l'Hôtel de Paris Monte-Carlo, abrite l'une des plus prestigieuses cave de vins au monde, avec quelque 250.000 bouteilles dont certaines parmi les plus chères du marché. La moyenne d'un repas y atteint environ 300 euros et une chambre 1000 euros. Sans compter les billets d'avion et autres frais de voyage.

A la mi-septembre, l'assureur américain AIG avait organisé un séminaire dans un hôtel de luxe californien avec cure et remise en forme, pour 440.000 dollars, une semaine seulement après son sauvetage par les autorités américaines. Le groupe s'est défendu en expliquant que ces dépenses, prévues depuis des mois, entraient dans le cadre d'opérations commerciales habituelles dans le secteur de l'assurance. Il expliquait également, que le séjour a été offert à des courtiers indépendants, et non à ses dirigeants. Plusieurs parlementaires américains s'étaient émus des sommes engagées dans le complexe hôtelier californien.

Fortis Assurances, de son côté, se dit « bien conscient de la sensibilité du grand public sur la crise financière »...

Moi je dis : "les enculés" !

***

  Ils te retorqueront "improbable, on ne peut être banquier et aller cul nu" ou plus simplement "que ça fait parti du bisness"


On n'a pas tous le même boulot et tant mieux pour ceux qui ont tendance à grossir. 
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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 21:04 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

encore pire dans le cynisme "le salon du pauvre" via le canard enchainé:

le 69eme salon de l'habitat à cannes, objet réfléchir aux problèmes de l'habitat des plus défavorisés !
an marge de ce bordel tristounet ;
trois jours de rêves pour les mecs qui réfléchissent , c'est plus fatigant que porter un parpaing!
en toute simplicité dans l'enceinte du palais du festival, la messe des HLM fut une intense fusion avec les pauvres!

le stand dexis ; viennoiseries fraiches de l'épicerie de luxe hediard avec deux ravissantes hôtesses pour servir!
, des 6h du mat glace à l'abricot et au serpolet plus "classe" que la vanille!
tous les repas acheminés par avion, chaque jour depuis paris!
dexia à "embarqué"en petit train 800 invités , déjeuner aux chandelles sur les hauteurs de cannes en réfléchissant aux problèmes des pauvres!
la caisse d'épargne ,le soir suivant les mecs d'opac (présidents ) sous une tente sur le port avec une vue imprenable cassent la noisette de l'écureuil ;
vinci régalait sur parquet d'acajou open bar et petits fours
bouygues entre des cascades de fleurs ,hôtesses de blanc vêtues accueillaient ce beau monde au champagne .

nul doute que ces rapaces ont du trouver les solutions qui raviront les pauvres prolos des HLM !

je dis aussi "enculés"
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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 21:07 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

sili a écrit:
Patrice Guyot a écrit:
Ben ! Oui ! Quelle crise : déjeuner à 3.000 €uros par personne pour tout le monde,
La faillite nous a donné faim, et nous avons besoin de réconfort : à table !

Le FIGARO, Journal gauchiste bien connu :

Le déjeuner à 150.000 euros de Fortis
Aurélia Vertaldi (lefigaro.fr) avec AFP
10/10/2008 | Mise à jour : 16:08 | Commentaires
42
.

La banque Fortis, qui a frôlé la faillite, a organisé « un évènement culinaire » de luxe dans l'un des meilleurs restaurants de Monaco, quelques jours après son rachat par BNP-Paribas.

Après le très cher séminaire d'AIG, le cas Fortis. Sauvée en urgence par l'état belge et à peine rachetée par BNP-Paribas, la branche assurances de Fortis a invité 50 personnes à un « événement culinaire » dans l'un des restaurants les plus chers de Monaco : le Louis XV. On compte parmi les convives, essentiellement des courtiers externes et quelques membres de la direction. Coût de l'opération : 150.000 euros, révèle le quotidien belge De Morgen. Une bagatelle pour un groupe au bord de la faillite, il y a encore quelques semaines.

Selon le guide Lonely Planet, le Louis XV, restaurant de l'Hôtel de Paris Monte-Carlo, abrite l'une des plus prestigieuses cave de vins au monde, avec quelque 250.000 bouteilles dont certaines parmi les plus chères du marché. La moyenne d'un repas y atteint environ 300 euros et une chambre 1000 euros. Sans compter les billets d'avion et autres frais de voyage.

A la mi-septembre, l'assureur américain AIG avait organisé un séminaire dans un hôtel de luxe californien avec cure et remise en forme, pour 440.000 dollars, une semaine seulement après son sauvetage par les autorités américaines. Le groupe s'est défendu en expliquant que ces dépenses, prévues depuis des mois, entraient dans le cadre d'opérations commerciales habituelles dans le secteur de l'assurance. Il expliquait également, que le séjour a été offert à des courtiers indépendants, et non à ses dirigeants. Plusieurs parlementaires américains s'étaient émus des sommes engagées dans le complexe hôtelier californien.

Fortis Assurances, de son côté, se dit « bien conscient de la sensibilité du grand public sur la crise financière »...

Moi je dis : "les enculés" !

***

  Ils te retorqueront "improbable, on ne peut être banquier et aller cul nu" ou plus simplement "que ça fait parti du bisness"


On n'a pas tous le même boulot et tant mieux pour ceux qui ont tendance à grossir. 


salut sili hier soir j'ai vu la fin de l'émission sur coluche , tristesse !
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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 21:15 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

sur ce bonsoir à tous , je m'en va !
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Ven 10 Oct - 21:45 (2008)    Sujet du message: quelle crise ? Répondre en citant

Si vous voulez savoir quel est le pourcentage de crétins irrécupérables en France, le FIGARO nous le fournit aimablement aujourd'hui :

79 % des Français croient en
la solidité de leur banque


Carole Papazian
10/10/2008 | Mise à jour : 12:13 | Commentaires
35
.

Selon le dernier sondage OpinionWay pour «Le Figaro» et LCI, les ménages gardent la tête froide face à la crise financière mondiale.

Nicolas Sarkozy a été entendu. En expliquant dès le 25 septembre à Toulon qu'«aucun épargnant ne perdrait un seul euro» du fait de la défaillance d'une banque, en garantissant les épargnants contre les conséquences d'une faillite bancaire, il a visiblement trouvé les bons mots. Pour 82 % des Français, la garantie des dépôts est en effet la mesure la plus appropriée pour «limiter les effets de la crise financière», selon le dernier sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, réalisé les 8 et 9 octobre.
C'est aussi la mesure jugée prioritaire pour limiter les effets de la crise. Une crise qui n'a pas quitté la une de l'actualité depuis de longues semaines.
C'est d'ailleurs elle, ainsi que l'effondrement des Bourses mondiales, qui est considérée, sans surprise, comme l'événement politique marquant de la semaine pour 64 % des Français.
Le krach, avec des séances de baisse jamais vues à Paris depuis la création de l'indice CAC 40 (- 9 % lundi 6 octobre) n'est plus aujourd'hui affaire de spécialistes : 86 % des personnes interrogées en ont parlé cette semaine avec leur entourage.
Confrontés à un environnement très anxiogène, les Français n'ont pas cédé à la panique. Ils ont préféré entendre les propos rassurants et ne pas s'affoler, alors que le premier ministre a pourtant évoqué «un monde au bord du gouffre par la faute d'un système irresponsable». Aujourd'hui, 79 % disent ainsi avoir confiance dans la solidité de leur banque. Un pourcentage qui atteint même 80 % au sein des catégories socioprofessionnelles les plus élevées.

Des milliards un peu abstraitsParallèlement, aujourd'hui 67 % des personnes interrogées disent avoir confiance dans la solidité du système bancaire français.
Pour ceux qui ont une épargne placée en actions, la crise, c'est bien sûr du concret. Mais les déboires des banques que l'on règle à coups de milliards, les montants faramineux injectés ici, prêtés là, eux, sont abstraits, tant les chiffres sont grands. «La crise est perçue de manière macroéconomique, mais les Français n'ont pas de très fortes angoisses personnelles», estime Bruno Jeanbart, directeur des études politiques chez OpinionWay.
Plus d'un Français sur deux (54 %) dit «avoir le sentiment que les pays de l'Union européenne prennent des mesures chacun de leur côté». «Le fait d'être confronté à une crise internationale et d'avoir le sentiment que les réponses sont nationales crée un hiatus, et lui n'est pas de nature à rassurer», relève Bruno Jeanbart. La cohésion européenne, elle, doit encore faire ses preuves.
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