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Comment bousiller les trains : mode d'emploi !
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CHE


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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 21:44 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

Lettre de Juan depuis la prison de Rouen octobre 2008
dimanche 16 novembre 2008 (14h57)

Lettre de Juan depuis la prison de Rouen octobre 2008

Durant la période électorale qui a vu l’arrivée de Sarkozy à la présidence, l’ambiance est à la colère et à la révolte. De manifs sauvages à des bris de vitrines de permanences d’élus, de nombreux actes marquent cette période. Début mai, il y a eu aussi une tentative d’incendie d’une voiture de flics (dépanneuse) devant un commissariat de Paris. C’est pour cette tentative qu’Isa, Juan et Damien sont en détention préventive, au motif que leurs ADN, pris à leur insu ou de force, auraient été retrouvés sur l’engin incendiaire. Tous les trois sont sous le coup d’une instruction antiterroriste.

J’écris depuis la prison de Rouen, qui s’est une nouvelle fois illustrée le 10 septembre par la mort d’un détenu, victime de la folie... de l’Administration Pénitentiaire.

Ca fait maintenant quatre mois que je suis en détention provisoire pour terrorisme. Terrorisme ! Quel outil formidable pour l’Etat ! Le terrorisme vient aujourd’hui justifier des mesures de contrôle et de fichage de plus en plus poussées au nom de notre sécurité. On ne s’étonne même plus de croiser dans les gares des militaires, mitraillettes à la main. Démocratie ou pas, la peur reste le meilleur moyen pour soumettre et gouverner.

Dans l’imaginaire collectif, le terroriste, avec le pédophile, est devenu une des figures même du mal. D’un côté il a le visage de monsieur tout le monde, ce qui en fait une menace permanente et insidieuse qui ne peut se combattre que par un contôle généralisé de plus en plus strict. Et de l’autre, il a le visage repoussant d’un monstre sanguinaire, fasciné par la violence et n’ayant plus rien d’humain ni de commun avec nous pour éviter qu’on le comprenne et que de tels actes se propagent. Apposer l’étiquette de terroriste sur quelqu’un, c’est donc le condamner au bannissement. Qui soutiendrait des barbares pareils ?

C’est une habile manoeuvre politique pour isoler et affaiblir. On fait passer des amis, des camarades de lutte pour des illuminés en décrédibilisant les moyens considérés comme violents (sabotage, bris de vitrine, etc) autant que le sens politique de leur action. Diviser pour mieux régner, rien de nouveau. On fait le tri entre la contestation « raisonnable », que l’Etat tolère, voire intègre pour se renforcer ; et celle sauvage et non autorisée, plus difficilement récupérable. On frappe fort sur quelques-uns pour que tout le monde ferme sa gueule et sache à quoi s’en tenir. Evidemment pour être efficace, ça doit servir d’exemple, on ne peut pas faire de tout le monde des terroristes.

La Mouvance Anarcho-Autonome Francilienne (MAAF), l’organisation terroriste à laquelle nous sommes supposés appartenir, rend bien compte de cette intention. Vous n’avez jamais vu de tract ou d’attentat au nom de la MAAF. Et pour cause : ce sexy sigle est une invention policière, le titre d’une catégorie de classification des RG (Renseignements Généraux). Le mot « mouvance » montre à quel point c’est flou. Il peut suffir d’un contrôle d’identité au cours d’un moment de contestation sauvage, de la fréquentation d’un lieu ou d’une personne, d’une lecture ou d’une opinion subversive. Certains thèmes aussi sont plus sensibles comme les prisons ou les sans-papiers ; RESF par exemple est qualifié de mouvement "quasi-terroriste".

Cette histoire de tentative d’incendie est loin d’être l’affaire du siècle. Et si le pouvoir, relayé par les médias, l’a gonflée au maximum, ce n’est pas que l’Etat craignait de ne pouvoir se relever de ce coup. Malheureusement, il faudra plus qu’un incendie – même réussi - pour mettre vraiment en danger le système. Si l’Etat est attentif et soucieux de ces "menaces" politiques et que cet affront devait être puni, il en a surtout profité pour faire de cette affaire un exemple, répondre à la contestation sociale, et remettre à jour quelques fichiers de renseignements et bases de données policières.

Nous nions tous les trois notre implication dans cette tentative d’incendie. Mais en vérité c’est un détail.

D’abord parce que face à la supposée irréfutabilité de la preuve par l’ADN des scientifiques, il est difficile d’expliquer la présence de poils qu’on a pu éventuellement semer, si tant est que ce soient les nôtres !

Ensuite parce que la Justice donne peu d’importance à ce qu’on a à dire. Elle n’a pas besoin de toi pour te juger. Qu’importe ce que tu as réellement fait. Si tu as le profil, et il peut suffir d’une garde-à-vue, de la participation à une manif ou d’opinions affichées, ça suffit à être condamné. Tout le reste est du théâtre.

En ce sens, la Justice ne s’est sans doute pas trompée. Je crois bien avoir le profil recherché. Non pas celui d’un fanatique qui veut semer la terreur dans la population pour arriver à ses fins – c’est plutôt l’apanage des gouvernements, qu’ils soient despotiques ou démocratiques -, mais plutôt celui d’un révolté parmi les autres.

Dans ce monde régi par le fric où la plupart des gens crèvent de faim pour soutenir le rythme de vie des riches ; où le seul horizon pour beaucoup est un travail de merde qu’on est réduit à pleurer au moment de perdre ; où l’ennui et la dépression sont la norme ; où ceux qui n’ont pas de papiers doivent raser les murs ; où la nature devient un luxe pour touristes ; où notre pouvoir sur nos vies se limite au choix de la chaîne télé, du bouffon qui nous gouverne, et de la marque de lessive ; où la police te rappelle à chaque instant de fermer ta gueule ; et où la prison t’accueille si tu déroges à la règle.

Dans ce monde moisi, il serait malvenu de pleurer la carcasse cramoisie d’une voiture de flics. Nous n’avons que trop de raisons de nous révolter.

Ce n’est pas la répression qui nous les enlèvera.

En taule comme dans la rue, que la lutte continue avec rage et joie ! Liens :: http://infokiosques.net/mauvaises_intentions
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STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news
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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 21:44 (2008)    Sujet du message: Publicité

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CHE


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MessagePosté le: Dim 16 Nov - 21:55 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

http://www.article11.info/spip/spip.php?article188
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CHE


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MessagePosté le: Lun 17 Nov - 21:49 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

TOUS RéSISTANTS.. !!!
lundi 17 novembre 2008 (15h21)

manipulation bonjour à tous,

Habitant sur le plateau de millevaches prés de Tarnac et participant également à une communauté de vie similaire, je me permet d’apporter quelques petites précision :

Nous sommes tous ici sur un plateau libre et insoumis depuis des siècles (nous l’indiquons d’ailleurs volontiers sur les routes qui mènent au plateau) et un haut lieu de toutes les résistances.

Beaucoup de collectifs de vie se sont installer ici depuis 15 ans pour creer un "laboratoire" de ce qui serait une société plus humaine.

Nous travaillons et mettons en oeuvre de nouveaux outils à l’echelle du territoire pour accueillir les nouveaux arrivants en terme de logement et de création d’activité.

Nous tentons de faire revivre des commerces de village et de recréer des activités , lucratives, associatives, pédagogiques comme le faisait le petit groupe de Tarnac.

Nous reflechissons (et agissons) à mettre en place des outils solidaires à l’échelle locale (coopérative d’achat de produits bios, mutualisation des revenus à l’echelle du plateau, ...)

nous travaillons main dans la main avec les elus locaux presque tous issus de l’immigration des villes et qui ont véhiculé avec eux des utopies en passe de devenir des réalités...

nos entreprises sont sous formes de scop, de scic ou de sapo.
nous n’avons pas recours au crédit des banksters.
nous ne monnayons pas tous ce que nous faisons pour d’autres.

Beaucoup de choses impardonnables pour la société libérale.

Mais il y a des choses plus impardonnables encore car nous faisons tâche d’huile : de plus en plus de personnes et de groupes viennent nous voir d’un peu partout pour exporter le modèle vers leurs région ou s’installer ici.

Et puis sur les communes du haut du plateau (la villedieu, faux la montagne, gentioux, ...) Nicolas Sarkosy a réalisé seulement 20% des voix au second tour des présidentielles.

Le jour de l’arrestation des jeunes de Tarnac (que nous connaissons tous ici) se déroulait une céremonie un peu spéciale : Plusieurs centaines d’anars, libertaires de tout poil venaient se recueillir sur le monoument aux morts antimilitariste de la commune de Gentioux.

Depuis les arrestations, les RGS et les gendarmes sont partout ; ils ont même étaient enquetter chez la sage femme qui accouche à domicile toutes les jeunes méres du plateau : ca aussi c’est impardonnable.

Nous avons décidé de créer un comité de soutien ; Radio France l’a fait paraitre sur son site et l’a retiré une heure après .....sur ordre ?

Il y a une énorme manipulation dans toute cette affaire :
rendez vous compte, on les a vu (les flics) prés d’un lieu ou se déroulait un des actes de malveillance
un autre groupe s’est fait controler prés d’un deuxiéme lieu ; quelle coincidence ? ! trop de coincidence, trop de merveilleux hasard ..........

Moi je vois plutôt des barbouzes en train de commettre ces actes...pour discréditer nos mouvements qui n’ont rien d’ultra gauche ni de violent.

Mais nous pourrions le devenir si les flics continuent de nous harceler. Et puis je défie sarkozy de poser une de ses talonnettes sur le plateau de millevaches !

Dimanche 16 novembre à 15h47 commentaire sur un article de libé.fr
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tarzan


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 18:25 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

J'ai regardé les informations ce midi sur tf1 j'ai dû manger une chose que je n'aurais pas dû manger avant et j'ai envie de dégueuler.
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CHE


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 19:36 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

tarzan a écrit:
J'ai regardé les informations ce midi sur tf1 j'ai dû manger une chose que je n'aurais pas dû manger avant et j'ai envie de dégueuler.


salut tarzan , jamais, depuis plus d'un demi siècle je n'ai connu une telle presse ,jamais les merdias n'ont été aussi à la botte du pouvoir ,la désinformation atteint son paroxysme , la propagande d'état ne peux atteindre que les sourds muets aveugles de naissances et encore ......................ils sont capables de leur en bourrer le crane tant la main mise sur tous les moyens d'expressions sont institutionnalisés !
il n'y à que le net de libre pour le moment......................
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mimibig


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 19:56 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

c'est sur france 3 que j'ai suivi le journal  aujourd'hui
il y avait le père de "Julien Coupat"invité du 12/13

à droite de la vidéo cliquer sur invité du journal
http://jt.france3.fr/1213/

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http://artmag.e-monsite.com

http://www.artmajeur.com/ludwigvonbiglee/
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tarzan


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 21:24 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

non d'un chien heureusement que j'ai un portable et que je vais chercher les enfants deux fois par jour à la sortie de l'école sinon
En plus et ce qui est le plus dramatique je regarde très peu tf1 sauf par accident et cela est grâve au regard de la loi.
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tarzan


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 21:34 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

Si cela continue ils ont déjà coincé Villepin Chirac par les juges, bientôt C'est N.D.A. qui va passer à la casserole comme dissident U.M.P., il se dit résistant et proche du Général de Gaulle...
Je pense qu'ils vont essayer de coincer Jacques Myard député ump car pas assez européiste.
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CHE


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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 22:03 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

mimibig a écrit:
c'est sur france 3 que j'ai suivi le journal  aujourd'hui
il y avait le père de "Julien Coupat"invité du 12/13

à droite de la vidéo cliquer sur invité du journal
http://jt.france3.fr/1213/


salut mimi , je ne suis pas arrivé à ouvrir le lien mais je l'ai entendu à la radio ce matin , il à bien raison d'être en colère !
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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 22:06 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

tarzan a écrit:
non d'un chien heureusement que j'ai un portable et que je vais chercher les enfants deux fois par jour à la sortie de l'école sinon
En plus et ce qui est le plus dramatique je regarde très peu tf1 sauf par accident et cela est grâve au regard de la loi.


comment !! tu ne regardes pas la propagande !
ta punition sera ; un pater (jt TF1) deux noster (jt F2) trois fois par jour , jusqu'à complet asservissement Laughing
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MessagePosté le: Mar 18 Nov - 22:08 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

Ne laissons pas criminaliser toute forme de contestation !
mardi 18 novembre 2008 (19h40)
1 commentaire

Ne laissons pas criminaliser toute forme de contestation !

Une fois de plus, la société capitaliste viole allègrement sa propre légalité dans l’affaire dite de la « mouvance anarcho-autonome » suite à l’arrestation de 10 personnes dans le cadre d’une enquête sur des « sabotages » de caténaires sur des lignes SNCF : présomption d’innocence bafouée allègrement ; utilisation des dispositions ultra répressives des lois antiterroristes dans une affaire qui n’en relève évidemment pas ; inculpation pour association de malfaiteurs sur la simple collecte de documents politiques, sans faits concrets qui en démontreraient l’existence ! La plupart des médias, le monde politique et judiciaire laissent faire ou approuvent, tant il est vrai que « l’Etat de droit » ne s’applique réellement qu’aux puissants dans cette société si fondamentalement injuste !

Une fois de plus, une campagne de lynchage politico-médiatique est lancée pour désigner des boucs émissaires. Cette campagne de désinformations orchestrée autour de l’évocation d’une organisation « clandestine » et « radicale » a simplement pour fonction de faire monter la peur dans le pays et l’hostilité contre tous ceux et celles qui remettent en cause le système capitaliste.

Une fois de plus, la manipulation de masse reste l’arme favorite des classes dominantes, confrontées à leur propre peur d’une crise sociale pouvant remettre en cause leurs privilèges. Personne ne sait si les personnes inculpées sont effectivement les auteur-e-s de ces « sabotages » et il faut rappeler que les conséquences des actes commis sont très insignifiantes comparées aux conséquences de la crise financière orchestrée par le capitalisme. Mais là, les coupables sont connus et les décisions prises vont jeter par centaines de millions des travailleurs et travailleuses dans la misère. Et ces délinquants vont pouvoir jouir en toute impunité du fruit de leurs crimes. Ne nous y trompons pas ! En ces temps porteurs de remise en cause des fondements du capitalisme, cette campagne vise à criminaliser ceux et celles qui se battent contre l’injustice et la misère imposée aux travailleurs et travailleuses.

Alternative libertaire appelle à ne pas se laisser duper par cette propagande grossière. Nous considérons que ces actes de malveillance ne sont d’aucune utilité pour les luttes sociales mais, quels que soient leurs auteur-e-s, ils ne relèvent pas de l’action terroriste.

Faisons cesser cette politique sécuritaires dont le seul véritable objectif est de défendre les inégalités sociales et les privilèges capitalistes. Construisons ensemble la mobilisation de masse, la grève générale expropriatrice capable d’imposer les changements nécessaires, c’est à dire la naissance d’une société communiste libertaire ! Alternative libertaire, le 18 novembre 2008


De : Alternative libertaire
mardi 18 novembre 2008
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MessagePosté le: Mer 19 Nov - 14:36 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

DELIT DE LIRE, en signe de solidarité avec les interpellés du 11 novembre 2008
mercredi 19 novembre 2008 (12h35)



Jusqu’à nouvel ordre, et pour que l’amalgame soit clair avec les interpellés du 11 novembre, Echelle Inconnue change de sigle et portera désormais en logo « l’objet/preuve » de la haute technicité de la dangereuse ULTRAGAUCHEANARCHOAUTONOME, soit, un crochet en fer à béton soudé.

Délit de lire (pour autre chose que se distraire)

Désormais nous n’utilisons plus de fers à béton. Trop risqué.

Nous sortions à peine des funérailles d’une date, 1968. Funérailles aux allures de veillée funèbre anglo-saxonne, blagues de potaches autour du cadavre pourri, pour ceux qui y avaient participé ou, funérailles en forme d’ultime balle dans la nuque pour se débarrasser définitivement de son souvenir pour les autres. On peut alors s’étonner de l’étrange duo auquel s’adonnent ceux, aujourd’hui au gouvernement, qui voulaient en finir avec 68 et ceux travaillant pour certains médias nés de cette date. Duo chanté, messe de résurrection du « groupuscule d’extrême gauche ». Fabrication de coupables ? Non, d’ennemi. Ennemi politique nécessaire pour ceux qui pensent que la politique consiste à le désigner. Ennemi pratique. Important, mais juste une centaine. Anarchistes, mais de bonne famille. En réseaux internationaux, mais non organisés. Que dire ? Des faits, rien. On se demande même s’il en fut. Un seul pourtant, l’arrestation de dix personnes dont nous partageons les idées, la colère, un certain goût pour le des-ordre et (c’est peut-être le plus risqué aujourd’hui) les lectures.

Ceux qui croyaient que le traitement médiatique de cette affaire allait leur en apprendre un peu plus sur cet espace particulier de l’alternative culturelle et politique, en sont pour leurs frais. C’est en revanche sur les (dys)fonctionnements et comportements politiques, médiatiques et policiers qu’ils en apprendront ; sur la dramaturgie mille fois répétée. Ici, le média n’est plus le conteur, l’historien, le metteur en scène. Il est, semble-t-il, la voix off d’une pièce écrite ailleurs à laquelle, de bon gré, il collabore. Le policier, lui, est à la fois acteur et souffleur. Viennent ensuite les personnages tiers, le spécialiste de la résolution des problèmes, l’analyste, hier spécialiste de l’extrême droite, aujourd’hui de L’UTRAGAUCHE. Rien de réel en somme, sourires télévisés de ministres et de dirigeants de la SNCF quand on engeôle, puis, des mots de journalistes, tous confondus, en forme de scoop péjoratif, groupuscule, etc.. Puis silence confus, sans revenir sur leur mot, un peu de doutes pourtant. Grâce aux médias on apprendra aussi que ne pas avoir de téléphone portable ou de connection Internet signifie entrer en clandestinité. Bref, que se soustraire à des possibilités de contrôles illégaux c’est ENTRER EN CLANDESTINITE. Voilà les conséquences directes du passage de main des RG à la DST. Et les syndicats qui s’enorgueillissent aujourd’hui de ne pas être responsables des « sabotages » le comprendront bientôt à leurs dépens.

Nous ne sommes pas ici pour disculper les interpellés du 11 novembre, ils s’en chargeront, leurs avocats aussi, mais pour instruire à charge. Non pas un corps : journaliste, flic, politique,mais instruire à charge ce qui les dépasse et les nourrit, « il sistema » disent les Napolitains en parlant de la mafia. « Il sistema » donc ; une fable à laquelle adhérer pour qu’elle vous nourrisse. Une histoire qui veut diriger nos vies.

Le hululement médiatique avait précédé de quelques jours la pleine lune. Le disque parfait finalement arrivé, le cri semble s’apaiser. Cependant, la meute en mal d’infos vendables était passée par les différents stades du dégonflement. À défaut de preuve, ne lui restait plus qu’à instruire à charge les malsaines lectures et écritures des interpellés. Ainsi, la lecture de certains livres semble être devenue un délit.

Et c’est comme un mauvais rêve de mauvais cinémas. Les personnages se réveillent. Ouvrent le journal, dans lequel ils voient peu à peu s’esquisser un portrait robot. Ce portrait, c’est eux, c’est nous. Nouvel ennemi. Sa simple désignation, création ou interprétation sous le crayon policier suffit alors à légitimer la sphère politique traditionnelle dans son ensemble, son exercice de surveillance, de conditionnement, sa petite et mesquine guerre sociale organisée.

C’est un mauvais rêve.

Et voilà que nous nous réveillons avec un joli nom tout neuf (quoique) ULTRAGAUCHEANARCHOAUTONOME. Pour notre part, nous n’aimions déjà pas ARTIVISTES. Mais attention, pour participer à la fiction il y a des critères, des épreuves éliminatoires. La télé réalité politique fait son casting. De 25 ans à 35 ans. Possédant un, deux, ou pire, tous les livres de Guy Debord, Blanqui, Gramsci, Gatti peut-être... Ayant participé à un ou plusieurs G8 sans pour autant faire partie de la L.C.R. ou d’A.T.T.A.C. Étant ou tentant de devenir anarchiste. Croyant que la politique s’élabore et se pense mieux dans l’action que dans les réunions. N’appartenant à aucune organisation politique ou syndicale. Ne se regroupant pour travailler, réfléchir, agir ou même parfois manger que par affinités. Tentant de mettre en accord sa vie et ses idées. Pire, de faire en sorte que chacune se nourrisse de l’autre. Refusant la sectorisation sociologique et psychologique pour eux/nous-même, pour les autres. Et le voilà, le bel et nouvel ennemi. Eux/Nous.

Et si ça ne suffit pas, pour vous en convaincre, quelques images de manifestants à capuche lançant des cailloux. (1) Et si ça ne suffit toujours pas, alors on rejoue. On fait de la reconstitution pour le photographe, le cameraman, 11 novembre Pendant que là, un poilu, dodu et bien lavé, est en train de se faire panser le bobo par une infirmière avec, en voix off, l’absolution présidentielle des mutins fusillés en 14/18. Ici, c’est l’arrestation d’Action Directe que l’on rejoue. Il y a du flic à cagoule, de la voiture banalisée aussi. Il y a même le gentil voisin qui doit dire qu’il ne s’en doutait pas (mais là, le personnage de théâtre fera de la résistance et ne jouera finalement pas le rôle imposé) Ça ne suffit pas encore ? Il faut l’image de la ferme ! Celle de Rouillan ou celle de la Creuse d’ailleurs ? Plan large, au lointain. On ne peut pas s’approcher, la maison mord sans doute. On apprendra jusqu’à son prix d’achat 200 000 €, en même temps que l’extraction sociale d’un des membres, pardon, du chef : « bonne famille et pourtant anarchiste ». la trahison de classe ça ne se pardonne pas ! Ah d’ici qu’elle est belle, imprenable, la planque des dangereux ! Et des planques, il en faut, des maquis, des replis où penser, où agir. Pour nous ce fut l’art contemporain où, c’est bien connu, on vous laisse faire le sauvage. Seul espace, où, nous le confessons, à couvert, nous avons pu traiter et agir sur la ville AVEC ceux qui en étaient exclus. Mettre en place une parole, une pratique qui nous auraient valu une excommunication de la Maison de l’Architecture ou du Ministère de la Ville. Ici, à Tarnac c’est une maison, une épicerie et, sans y être jamais allés, nous supposons une bonne bibliothèque.

Devons-nous parler ici des génies du lieu, de la verticalité historique de certains points géographiques qui semblent pourtant dans une étrange poétique territoriale en dire assez long sur notre réel : Reims, Vichy, Tarnac. Pour ces deux dernières villes, une époque d’horreur. Pour l’une l’horreur d’un gouvernement fasciste, pour l’autre l’horreur de la prison ou du camp qu’attendent le maquisard réfugié ici, le général Guingouin ou Gatti (rangés tous deux au rang d’anecdotes viriles par un journaliste de Libération). Et là, aujourd’hui, encore « guerre du rail ? », sabotage, terrorisme ? Bien que notre culture judiciaire soit quelque peu défaillante, nous le confessons, nous ne pouvons nous empêcher de nous étonner de la juxtaposition et, dans la bouche du pouvoir, de la synonymie de ces deux mots : sabotage / terrorisme. Quand, dans l’histoire de ce pays, ces deux mots furent-ils pour la dernière fois juxtaposés ? Quand, pour la dernière fois, ont ils conduit derrière les barreaux ? Sabotage / Terrorisme. Sabotage = Terrorisme Mauvais souvenirs, ceux d’une époque qu’évoque immanquablement pour nous le nom de ces deux villes Tarnac/Vichy... Les temps brunissent.

On aurait tort de ne voir dans cette affaire qu’un problème de politique intérieure, un problème franco-français. Tort aussi de jouer le même jeu que celui des pouvoirs, la diabolisation. Diabolisation d’un parti, de son leader devenu président. Le problème est tout autre, plus grave, généralisé. Ce problème est un problème politique essentiel, européen pour le moins, occidental certainement. L’après-guerre a vu le marxisme devenir la colonne vertébrale de la pensée politique. On était pour. On était contre. On voulait réformer ce modèle. mais toujours on tournait autour. Et voilà que la guerre, qui, bien que froide, en était tout de même une, est perdue par le camp marxiste. Depuis, et cela ne date ni des dernières élections présidentielles ni de celles qui ont vu le Front national au deuxième tour, la colonne vertébrale de la politique est devenue, nous le craignons, le fascisme. On est pour. On est contre. On veut le réformer, l’intégrer, le dissoudre dans des programmes en agitant l’épouvantail, la menace ultime. Non, ni des dernières élections ni de celles d’avant, ni... Souvenez-vous d’une étrange Europe : Aznar en Espagne, Berlusconi en Italie, Chirac en France, un fasciste en Autriche et l’extrême droite montante en Allemagne, en Belgique... Problème européen ? C’est certain. Occidental ? Sans doute. Cette affaire n’est en effet pas sans rappeler une autre, ailleurs, aux États Unis. Mêmes jeux de lois d’exceptions, promulguées pour faire face à la menace terroriste, mêmes aberrations, même manque de preuves, même refus des autorités politiques et judiciaires de faire marche arrière : l’affaire Steve Kurtz. (2)

Steve Kurtz est membre fondateur du groupe « Critical Art Ensemble ». Une nuit, sa femme décède d’une crise cardiaque. Il appelle les services sanitaires concernés et, comme le Patriot Act à l’instar de notre LSQ, prône la fusion des services, ce sont aussi les pompiers et les forces de police que Kurtz voit débarquer dans son logement. Le décès de sa compagne est constaté : crise cardiaque. Cependant, les policiers zélés (ou désoeuvrés) jettent un oeil curieux à la bibliothèque du couple et y découvrent d’étranges ouvrages, philosophie, politique, anarchie, science, certains parlent d’ADN. Une autre pièce ? Ils continuent, visitent : l’atelier. Dans cet atelier le matériel que Steve utilise pour son futur projet. Ustensiles rudimentaires permettant d’extraire l’ADN des produits de consommation courante. Ce sont alors des silhouettes de séries télévisées qui débarquent à son domicile. La rue est bloquée, des hommes en combinaisons blanches encagoulés eux aussi (notez la simplicité du code couleurs : capuches blanches pour les gentils, capuches noires pour les méchants) arrivent chez lui. Son matériel est saisi, ses livres sont saisis, son chat est saisi, le corps de sa femme est saisi. Patriot Act oblige. Il est en possession de matériels interdits, livres, éprouvettes, etc. Aussitôt incarcéré, il est accusé de conspiration terroriste. Ses avocats travaillent, il semble disculpé. mais, miracle des lois d’exception, on remonte à ce qu’il a pu écrire, à ses projets antérieurs. On l’accusera finalement de fraude postale puisqu’il envoyait des échantillons à son collaborateur vivant dans une autre ville des États-Unis.


N’en déplaise à nos compatriotes, participants à la course de côte vers le pouvoir, qui auront tôt fait de tirer leurs marrons du feu, d’utiliser les interpellations du 11 novembre à des fins électorales, « ce [problème] n’est pas limité au territoire malheureux de notre pays. Ce [problème] est un [problème] mondial... »

On nous accuse d’entretenir des réseaux, des contacts avec d’autres groupes dans d’autres pays, politiques, activistes, artistes etc. quand un réseau bien plus important, mieux organisé, structuré, plus puissant réuni 20 de ses membres dans une ville américaine sous son plus joli logo : G. 20.

C’est un espace compliqué que le nôtre, qui par nature tente de surpasser tout commentaire. C’est un travail sérieux que de tenter d’expliquer des parcours individuels qui tentent d’INCARNER des polyphonies d’alternatives culturelles et politiques. Des individus qui tentent dans un univers qui ne s’y prête pas, quand il ne l’empêche pas, d’accorder leur vie et leur pensée. Va pour ULTRAGAUCHEANARCHOAUTONOME si c’est pour expliquer que c’est le seul espace respirable, celui de la complexité politique, de l’expérimentation et de la créativité. Expériences multiples, types d’actions multiples, tentatives de tentatives, joyeuses souvent, pour voir changer le monde. Ici, une revue ; là, des participations alternatives aux manifestations ; ailleurs encore un travail de dénonciation ; plus loin, un autre d’intervention urbaine ; un groupe de rock ; une épicerie... Saboteurs ? Saboteurs nous le sommes, saboteurs symboliques d’abord. Saboteurs des pensées de reconduction du même culturel ou politique.

Expliquer ça ? Impossible, nous, le savions pour les pouvoirs (et nous ne parlons pas uniquement ici du parti au gouvernement mais de l’ensemble d’une classe politique cachant son indigence derrière le masque du réalisme statistique) ; impossible pour les grilles fermées des médias aussi, de leur nombre de signes, de leur comité de rédaction, de leur temps d’antenne et de leur pages de publicité à vendre. Impossible ! Il leur faut des repères... le plus simple ? Le chef. Il faut un chef, quitte à le fabriquer. A-t-on déjà vu des personnes vivant ou travaillant ensemble sans chef ? (Notons ici que le chef désigné est celui qui écrit, théorise. Pour une fois, contre toute attente, il semble que l’on reconnaisse à la culture et à l’intelligence un certain pouvoir. Imaginez un peu si celui qui nous gouvernait était toujours le plus intelligent ou cultivé...) Expliquer ça ? Impossible surtout quand le travail journalistique devient celui de perroquet policier. « l’ultragauche déraille » titre Libé. « Le titre est bon et apparemment justifié puisque l’accusation publique a été portée par la police, par le Ministère de l’Intérieur avec des éléments, notamment le matériel saisi à Tarnac » indique le rédacteur en chef (3) avant de montrer du bout du doigt les précautions qui avaient été prises, puis la silhouette dans l’oeil rond de sa fenêtre présidentielle semble elle même pirouetter : « c’est peut-être l’ultra gauche mais si c’est un autre groupe, l’histoire qu’on raconte ne tient plus debout ». Voilà ! « L’histoire qu’on raconte » le grand récit, le même toujours . Avant d’ouvrir sur « l’opération politique », « sans doute » qui viserai muettement à créer l’amalgame entre Besancenot et la violence politique. Même là ! Il faut des repères, assurer dès maintenant le service après vente de l’affaire au cas où par malchance elle s’effondrerait. On notera aussi ici la perduration de l’historique lâcheté de groupes politiques comme la L. C. R ou le P. C. F. Leur condamnation aveugle et mal renseignée de toute action sortant de la tradition du tract, de la manifestation, ou de l’urne. On sera aussi assourdi par le traditionnel silence des milieux culturels et artistiques pourtant si prompts à nous demander de venir faire les gentils sauvages dans leurs églises.

Saboteurs ! Saboteurs ! Sapeurs peut-être. Voilà pourquoi jusqu’à nouvel ordre et pour que l’amalgame soit clair nous porterons en logo « l’objet/preuve » de la haute technicité de la dangereuse ULTRAGAUCHEANARCHOAUTONOME, soit, un crochet en fer à béton soudé.

Incarcérez ! Incarcérez ! Et vos prisons deviendront bientôt nos plus belles universités !

Pour les interpellés du 11 novembre, nous ne souhaitons rien d’autre que ce que nous souhaitons à tous : liberté et leur adressons un salut fraternel avec une pensée particulière pour l’un d’entre eux.

http://www.echelleinconnue.net/
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« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

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MessagePosté le: Ven 21 Nov - 14:35 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

Qui sont les terroristes ? Penser peut-il faire dérailler le pouvoir ?
vendredi 21 novembre 2008 (13h20)

Qui sont les terroristes ? Penser peut-il faire dérailler le pouvoir ?

L’offensive médiatico-politique sur de prétendus groupes terroristes invisibles de l’ultra gauche anarcho-autonome bat son plein, justifiée par les derniers sabotages de voies ferrées. Au fil des jours, l’affaire a pris une importance démesurée venant jusqu’à mettre en cause la sécurité de l’état. Cela pourrait prêter à rire si derrière cette mascarade politico-judiciaire se profilait l’ombre de la guerre totale menée contre les exploité(e)s de tout peuple.

Deux raisons essentielles à cet acharnement, d’un côté, l’État et les dominants, par le biais de leur chef suprême, qui avaient clairement annoncé qu’en France, il n’y avait plus de grève ni de grands mouvements sociaux, sous entendant que vous pouvez user les pavés en défilant mais qu’État et patronat s’en moquent, s’exposant donc ainsi à la remise au goût du jour du vieille outil du syndicalisme révolutionnaire, le sabotage, et de l’autre, l’état tentant par tous les moyens de criminaliser l’opposition au capitalisme.

Pourquoi s’en prendre aux jeunes radicaux de Tarnac ? Après le CPE, l’État a pris acte de la nouvelle donne politique. En effet, une fraction des manifestants avait décidé de remettre à jour l’auto-organisation collective et de la concrétiser dans l’acquisition de lieux, comme la ferme où ont été arrêtés les jeunes de Tarnac. Refusant l’affiliation aux organisations classiquement légalistes citoyennistes, ces jeunes radicaux semblent une menace indéfinissable pour l’état qui ne peut le tolérer. Il fallait donc stigmatiser. L’enquête se transforme en affaire de sécurité nationale par la qualification suprême de terrorisme. Il faut un chef, on en trouve un afin de réduire ce groupe radical au schéma classique de certains groupes combattants !

La tournure des évènements peut rappeler l’affaire Colonna, condamné avant même d’être jugé. D’autre part, les preuves semblent légères, reste la radicalité affichée, un crime terroriste aux yeux du pouvoir. Celui-ci ne fera pas dans le détail face aux soupçons de sabotage des flux économiques, talon d’Achille de la société moderne.

Anaram Au Patac ne peut rester indifférent et soutient les camarades embastillés pour leurs idées. Conscient que le système a déjà bien expérimenté l’éradication de toute forme d’opposition légale ou non, la stigmatisation des formes directes de résistance comme au Pays Basque ou en Palestine, AAP reste solidaire des victimes du rouleau compresseur capitaliste, AAP affirme son soutien aux jeunes radicaux inculpés de Tarnac.

Anaram Au Patac http://anaramaupatac.blogspot.com/

Qui son los terroristas ? Pensar e pòt har desralhar lo poder ?

L’ofensiva mediatico-politica contra pretenduts grops terroristas invisibles de l’ultra esquèrra anarco-autonòma qu’esglaisha tot, justificada peus darrèrs sabotatges de camins herrèrs. Au long deus dias, l’ahar que prenó ua importància de las desmesuradas en arribar dinc a miaçar la seguretat de l’Estat. Aquò que poderé har arríder se au darrèr d’aquesta pantalonada politico-judiciària ne pareisheré pas l’ompra de la guèrra totau miada contra los espleitat-das de cade pòble.

Duas rasons essenciaus ad aquesta ràbia, d’ua part, l’Estat e los gavidaires, peu biaish deu lor capdau suprème, qui avè clarament anonciat qu’en França, ne i avè pas mei nada cauma ni tanpòc movements sociaus grans, en sosenténer que podetz usar los pavats aus passacarrèras, mes Estat e patronat que se’n trufan, en expausà’s atau a la remesa au gost deu dia deu vielh utís deu sindicalisme revolucionari, lo sabotatge, e d’auta part, l’Estat qui tempta peus tots mejans qui’s pòden de criminalizar l’oposicion au capitalisme.

Perqué se’n préner aus joens radicaus de Tarnac ? Arron deu CPE, l’Estat que prenó acte de la navèra dada politica. Atau, ua fraccion deus manifestants que decidín de hicar au dia l’auto-organizacion collectiva e de la concretizar dab l’aquisicion de lòcs, com la bòrda on estón arrestats los joens de Tarnac. En arrefusar l’afiliacion a las organizacions classicament legalistas ciutadanistas, aqueths joens radicaus que semblan ua miaçada indefinissabla tà l’Estat qui n’ac pòt pas tolerar. Que calè donc estigmatizar. L’enquèsta que vad un ahar de seguretat nacionau dab la qualificacion suprèma de terrorisme. Que cau un gavidaire, que’n tròban un entà redusir lo grop radicau a l’esquèma classic d’uns grops combatents !

Las hèitas que pòden tornar brembar l’ahar Colonna, condamnat abans d’estar sonque jutjat. De mei, las pròvas que semblan de las leugèras, demora la radicalitat muishada, un crime terrorista entau poder. Aqueste ne harà pas nat detalh cap aus suspicions de sabotatge deus flux economics, talon d’Aquiles de la societat modèrna.

Anaram Au Patac ne pòt pas demorar indiferent e que sostien los camaradas embastilhats pr’amor de las lors ideas. Conscient que lo sistèma a dejà pro experimentat l’eradicacion de tota fòrma d’oposicion legau o non pas, l’estigmatizacion de las fòrmas dirèctas de resisténcia com au Bascoat o en Palestina, AAP que demora solidari de las victimas de l’andadassa capitalista, AAP que s’afirma lo sostien aus joens radicaus inculpats de Tarnac.

Anaram Au Patac http://anaramaupatac.blogspot.com/
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MessagePosté le: Mar 25 Nov - 12:40 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

lettre des parents des 9 mis en examens du 11 novembre
mardi 25 novembre 2008 (01h35)
1 commentaire

Nous demandons qu’ils soient libérés durant le temps de l’enquête et que soient evidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.

Lettre ouverte des parents des neuf mis en examens du 11 Novembre
Dimanche, 23 Novembre 2008

Lorsque la cacophonie s’accorde pour traîner dans la boue une poignée de jeunes emmurés, il est très difficile de trouver le ton juste qui fasse cesser le vacarme ; laisser place à plus de vérité.
Certains médias se sont empressés d’accréditer la thèse affirmée par la ministre de l’intérieur dans sa conférence de presse, alors que les perquisitions étaient en cours :
Les personnes arrêtées étaient d’emblée condamnées.

Personne n’aura pu rater l’épisode de "police-réalité" que nous avons tous subi la semaine passée. L’angoisse, la peur, les pleurs nous ont submergé et continuent à le faire. Mais ce qui nous a le plus blessés, le plus anéanti, ce sont les marées de mensonges déversées. Aujourd’hui ce sont nos enfants, demain ce pourrait être les vôtres.
Abasourdis, nous le sommes encore, paralysés nous ne le sommes plus. Les quelques évidences qui suivent tentent de rétablir la vérité et de faire taire la vindicte.

Les interpellés ont à l’évidence bénéficié d’un traitement spécial, enfermés pendant 96 heures, cela devait faire d’eux des personnes hors normes. La police les suspecte d’être trop organisés, de vouloir localement subvenir à leurs besoins élémentaires, d’avoir dans un village repris une épicerie qui fermait, d’avoir cultivé des terres abandonnées, d’avoir organisé le ravitaillement en nourriture des personnes agées des alentours. Nos enfants ont été qualifiés de radicaux. Radical, dans le dictionnaire, signifie prendre le problème à la racine. A Tarnac, ils plantaient des carottes sans chef ni leader. Ils pensent que la vie, l’intelligence et les décisions sont plus joyeuses lorsqu’elles sont collectives.

Nous sommes bien obligés de dire à Michelle Alliot Marie que si la simple lecture du livre "L’insurrection qui vient" du Comité Invisible fait d’une personne un terroriste, à force d’en parler elle risque de bientôt avoir à en dénombrer des milliers sur son territoire. Ce livre, pour qui prend le temps de le lire, n’est pas un "bréviaire terroriste", mais un essai politique qui tente d’ouvrir de nouvelles perspectives.

Aujourd’hui, des financiers responsables de la plus grosse crise économique mondiale de ces 80 dernières années gardent leur liberté de mouvement, ne manquant pas de plonger dans la misère des millions de personnes, alors que nos enfants, eux, uniquement soupçonnés d’avoir débranchés quelques trains, sont enfermés et encourent jusqu’ à 20 ans de prison.

L’opération policière la plus impressionante n’aura pas été de braquer cagoulé un nourrisson de neuf mois en plein sommeil mais plutôt de parvenir à faire croire que la volonté de changer un monde si parfait ne pouvait émaner que de la tête de détraqués mentaux, assassins en puissance.

Lorsque les portes claquent, nous avons peur que ce soient les cagoules qui surgissent. Lorsque les portent s’ouvrent, nous rêvons de voir nos enfants revenir.

Que devient la présomption d’innocence?

Nous demandons qu’ils soient libérés durant le temps de l’enquête et que soient evidemment abandonnée toute qualification de terrorisme.

PS : Nous tenons à saluer et à remercier les habitants de Tarnac qui préfèrent croire ce qu’ils vivent que ce qu’ils voient à la télé.

http://www.comite-visible.info

http://www.soutien11novembre.org
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MessagePosté le: Mar 25 Nov - 21:07 (2008)    Sujet du message: Comment bousiller les trains : mode d'emploi ! Répondre en citant

Soutien aux inculpés de Tarnac : Limoges se structure aussi.
mardi 25 novembre 2008 (18h49)

Soutien aux inculpés de Tarnac : Limoges se structure aussi.

Emboitant le pas à ceux de Tarnac, Rouen, Toulouse, Brive, le comité de soutien aux inculpés de Tarnac de Limoges commence à se structurer. Il organisera une réunion publique d’information le mardi 2 décembre à 20h30 Salle municipale Blanqui 2 à Limoges.

Tarnac, chacun de nous est concerné

Après les arrestations du 11 novembre dernier, dans l’affaire des «sabotages » SNCF, on constate aujourd’hui que le dossier d’accusation est vide : aucune preuve, aucun élément matériel. Pourtant, cinq personnes sont en prison, quatre sont en contrôle judiciaire. Les neufs sont poursuivis pour des faits relevant de dispositions anti-terroristes, l’un d’entre eux encourt jusqu’à vingt ans de prison.

Présomption d’innocence : ça s’oublie très vite, on fabrique des coupables, on établit des profils psychologiques et politiques, on fustige un livre maudit…

Terrorisme : difficile d’associer terrorisme et dégradation de bien, en l’espèce des caténaires. Alors on raconte une histoire, celles de jeunes « reclus » à la campagne fomentant un obscur complot contre la société depuis une base arrière : Tarnac.

Pourtant, sur le plateau de Millevaches, il se raconte une autre histoire. Celles de jeunes gens venus s’installer à la campagne, vivre autrement que dans l’agitation des métropoles. Ils tiennent l’épicerie du village, participent pleinement à la vie locale. Alors s’ils ne sont pas de mystérieux clandestins, pour quels motifs les accuse-t-on de terrorisme ?

En réalité, avec les dispositions antiterroristes le pouvoir s’affranchit de toute contrainte. Désormais rien ne protège le justiciable. Régime d’exception, pouvoir d’exception, injustices d’exception.

Nous demandons la libération des personnes incarcérées et l’abandon des poursuites relevant des dispositions antiterroristes.

Comité de soutien aux inculpés de Tarnac

Limoges
CRÉATION D’UN COMITÉ NANCÉEN DE SOUTIEN AUX INCULPÉ-E-S DE TARNAC
mardi 25 novembre 2008 (18h52)

Mardi 25 novembre 2008 CRÉATION D’UN COMITÉ NANCÉEN DE SOUTIEN AUX INCULPÉ-E-S DE TARNAC

À la suite des actes de sabotage sur le réseau SNCF, neuf personnes ont été inculpées sous couvert des lois antiterroristes. Cinq d’entre elles sont actuellement en détention préventive alors qu’aucune preuve n’a été retenue contre elleux.

Un comité de soutien s’est donc créé sur Nancy. Il considère que ces inculpations s’inscrivent dans une volonté délibérée de criminaliser le mouvement social en affiliant petit à petit les personnes en lutte à des terroristes.

C’est pourquoi le comité réclame :
la libération des inculpé-e-s ;
la levée de l’accusation de terrorisme et plus généralement l’abandon des charges qui pèsent contre elleux.

Tout soutien moral ou financier est le bienvenu. Vous pouvez envoyer vos dons et du courrier pour les inculpé-e-s à :

Comité nancéen de soutien aux inculpé-e-s de Tarnac c/o CNT BP 48 54002 Nancy cedex

De plus, nous organiserons une soirée de soutien le vendredi 5 décembre à 20h30 au local CNT, 20 rue Villebois Mareuil à Nancy
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