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CA BOUGE EN GRECE

 
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CHE


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Inscrit le: 18 Oct 2007
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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 12:56 (2008)    Sujet du message: CA BOUGE EN GRECE Répondre en citant

Avec les jeunes Grecs, au coeur de l’université polytechnique d’Athènes
mardi 9 décembre 2008 (11h01)

http://www.youtube.com/watch?v=dSvGRdm4O0w&feature=related

MOUSTAKI
/k3OBbYOVPv6AvsBzTa[/url]

Mardi 9 décembre, 09h35

LeMonde.fr

Leur citadelle n’a pas de mirador, mais des salles de cours. Ils en ont fait leur mur d’enceinte. C’est l’université polytechnique d’Athènes, 13 000 étudiants en temps normal. Trois jours après la mort d’un garçon de 15 ans, tué par un policier, le 6 décembre, à quelques centaines de mètres de là, elle est devenue la principale place forte de ce que certains d’entre eux appellent, déjà, leur "guerre civile".

Eux, ce sont des étudiants, des jeunes actifs, des garçons, des filles. Des capuches et des foulards qui les protègent des gaz lacrymogènes dépassent autant de joues barbues que de boucles d’oreilles. Toute une génération en fait : ils ont entre 15 et 35 ans. Toute une société aussi : des smicards, des jeunes cadres, des militants d’extrême gauche, et d’autres pas engagés. Ce sont leurs tenues d’émeutiers vêtements sombres, baskets Converse qui estompent les lignes.

Leur leitmotiv, c’est la haine des "flics, porcs, assassins", équivalent local du "CRS, SS". Au pied des hauts murs beiges graffités de l’université derrière lesquels ils se réfugient entre deux assauts de pavés, on ne parle que cette langue. L’institution qui leur sert de camp de retranchement à de quoi galvaniser : c’est de là, en 1974, qu’est partie la révolte étudiante qui a précipité la chute du régime des colonels, la dictature militaire qui a été à la tête de la Grèce de 1967 à 1974. Aujourd’hui, la loi interdit aux forces de l’ordre d’y mettre un pied.

Cette nuit du lundi 8 décembre est la troisième nuit blanche pour certains dans ce lieu d’aubaine. Ils y rêvent à leur tour de renverser un gouvernement, celui de centre droit de Costas Caramanlis actuellement au pouvoir. Ce gouvernement, ils le jugent responsable de corruption et d’inégalités sociales. Responsable aussi de leurs salaires de débutants à 650 euros par mois, de leur obligation de cohabiter, pour beaucoup, jusqu’à 30 ans avec leurs parents.

"On n’a pas de jobs, pas d’argent, un Etat en faillite avec la crise, et tout ce qu’il a comme réponse c’est de donner des armes aux policiers, résume l’un d’eux. Alors ce n’est peut-être pas bien ce que l’on fait, mais au moins, on fait quelque chose."

Les feux de planches auprès desquels ils se réchauffent, à chacune des trois entrées de l’université, finissent en tout cas par plus éclairer leurs cernes que leurs barricades. Car, comme les jours précédents, en plus de combattre, ils ont manifesté, plus tôt dans la journée, dans les rues de la capitale.

LA "GUERRE CIVILE" S’ORGANISE MÉTHODIQUEMENT

Lundi, le cortège est parti de la place Omonia, en fin d’après-midi. Mais très vite, comme la veille et l’avant-veille, les événements ont dégénéré. Certains ont choisi la méthode pacifique. Mais parmi eux, les "koukoulofori" (les cagoulés) avaient envie de plus. Cela a été la nuit la plus violente depuis le 6 décembre.

Dans leur sillage, le centre-ville d’Athènes est ravagé. Dans le périmètre de plusieurs kilomètres carrés qui avait été bouclé pour l’occasion, il n’y a pas 50 mètres de trottoirs qui aient échappé à leurs destructions. Ici, un cinéma entièrement brûlé, là, des dizaines de boutiques incendiées. Les cabines téléphoniques sont systématiquement défoncées, comme les abribus. Les vitrines, caillassées, sont innombrables. Le sapin de Noël qui ornait la grande place centrale de Syntagma a très vite terminé en brasier. Un manifestant hurle dans un haut-parleur : "Du calme les enfants, du calme !" En vain.

Vers 22 heures, le cortège s’est dispersé et beaucoup sont revenus au QG. Là, à l’université polytechnique donc, où après plusieurs heures de jeu de chat et à la souris avec les "MATS" (les CRS grecs), on tousse, on crache, la gorge abrasée par les gaz lacrymogènes qui empestent tout le centre-ville. Là où ça crie, ça explose, ça hurle autour des sirènes de pompiers, aussi nombreux que les policiers. Mais là aussi où, éventuellement, à la cafétéria réquisitionnée, on peut espérer un café tiède.

Dans la cour de la fac, la "guerre civile" s’organise méthodiquement. Dans un recoin, à l’abri des regards, une équipe fabrique des cocktails Molotov. Dans un autre, les propriétaires de scooters et mobylettes assurent à tour de rôle des rondes dans les quartiers alentour. Dans un autre encore, c’est le carré des "koukoulofori", tous dans leur tenue noire, et peu causants.

Au dernier et septième étage d’un des bâtiments en fond de cour, même l’administration est là, recluse. Ils sont une dizaine à veiller à tour de rôle. "Au début on était plus nombreux, mais là, les gens commencent à fatiguer", explique le vice-président de l’université, Gerasimos Spathis. Il veille avec bienveillance, et même avec enthousiasme, sur ce qui se passe dans son enceinte. Notamment parce que, de longue date, le corps enseignant et les directeurs d’université sont profondément opposés au gouvernement, et en particulier à la politique de "privatisation" des facultés. Alors devant des "koukoulofori" qui arrachent les dalles des terrasses du bâtiment pour les jeter du 7e étage où il a trouvé refuge, M. Spathis encourage : "C’est un moindre mal, estime-t-il, si on n’était pas là, il y aurait des morts."

A quelques pâtés de maisons de la citadelle, au carrefour de quatre ruelles poisseuses et étroites, des fleurs et des bougies se sont accumulées à l’endroit où Andreas Grigoropoulos est mort, le 6 décembre. Un bloc-notes de feuilles blanches a aussi été laissé, avec un rouleau de Scotch et quatre stylos. Depuis, des dizaines de mots ont été griffonnés et accrochés sur un pan de mur au-dessus des cierges. Message posthume : "Bon voyage Andreas. Peut-être qu’il fallait que tu partes pour que nous nous réveillions. Tu seras toujours dans nos coeurs, le dernier sang innocent."

http://fr.news.yahoo.com/64/20081209/twl-avec-les-jeunes-grecs-au-coeur-de-…


De : Athènes
mardi 9 décembre 2008
_________________
STINTU RIBELLU

« Sans l’autorité d’un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L’autorité d’un seul, c’est un crime. »

Louise Michel

http://www.dailymotion.com/video/xtla2_30-anni-di-resistenza_news


Dernière édition par CHE le Mar 9 Déc - 13:11 (2008); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 12:56 (2008)    Sujet du message: Publicité

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CHE


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Inscrit le: 18 Oct 2007
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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 13:04 (2008)    Sujet du message: CA BOUGE EN GRECE Répondre en citant

Un jour ils nous traiteront de collabos !
lundi 8 décembre 2008 (18h02)
2 commentaires

Depuis l’avènement du petit caporal de Neuilly, c’est tous les jours que les mauvaises nouvelles tombent : les services publics démembrés et fourgués au privé, la sécu qui ne tient plus qu’a un fil que Sarko à décidé de couper au plus vite, la loi Bachelot (HPST), pas encore votée mais déjà mise en application un peu partout en France (Besançon, région Parisienne, Finistère). Pourquoi se gêner.

Comme si ce n’était pas suffisant, la crise leur sert de prétexte à une vague de licenciements sans précédent et leur permet en plus de d’en appeler à l’unité nationale avec nos bourreaux. Parisot avec son sens de la provocation… Ou le sentiment d’impunité que lui donne la présence de son larbin à la présidence vient de demander la baisse des cotisations sociale. Rien de moins.

Au niveau des confédérations syndicales, la réaction n’est pas à la hauteur, c’est un euphémisme. Malheureusement, il n’y a rien à attendre de dirigeants qui ont décidé d’accompagner le désastre !

Les partis de gauches sont déjà lancés dans la campagne pour les Européennes… Chapeau !

La lutte paye ! Un seul exemple. Ce qui a fait le succès de la lutte pour l’hôpital de Carhaix c’est : l’auto-organisation, le choix des moyens qui nous semblaient les plus efficaces ET SURTOUT l’unité. Quand la maison brule, tu ne demande pas au voisin qui te donne un coup de main s’il a sa carte dans tel syndicat, tel parti. ON SE BAT POUR SAUVER L’ESSENTIEL. Sans attendre les mots d’ordres venus d’en haut. On attendrait encore et ce serait trop tard !!!

Si on ne bouge pas, on aura mérité que dans 20 ans, les jeunes nous jettent des cailloux ! On aura été les collabos de la destruction de leur avenir !!!

Carland

http://www.latetocarhaix.org/


De : Carland
lundi 8 décembre 2008


« Nous ne payerons pas votre crise ! » Pour un mouvement social européen.
mardi 9 décembre 2008 (11h49)

http://www.sud-etudiant.org/article.php3?id_article=1467
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 14:17 (2008)    Sujet du message: CA BOUGE EN GRECE Répondre en citant

Oui ! ça donne en grèce !

23% de chômage chez les jeunes (sans doute beaucoup plus, comme en France) et des premiers boulots à 700 €...

Ben ! Tiens ! S'ils pillent tout et virent le gouvernement corrompu jusqu'à l'os ils auront bien raison !

***
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tarzan


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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 14:47 (2008)    Sujet du message: CA BOUGE EN GRECE Répondre en citant

J'ai bien failli me faire rouler dans la farine parce Zazozi avait remis uno snteur à sa place ce qui m'aurait rendu cpt, c'est un coup monté pour faire passer autre chose.
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CHE


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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 15:25 (2008)    Sujet du message: CA BOUGE EN GRECE Répondre en citant

R.I.P minot!


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CHE


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Inscrit le: 18 Oct 2007
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MessagePosté le: Mar 9 Déc - 19:15 (2008)    Sujet du message: CA BOUGE EN GRECE Répondre en citant

http://fr.youtube.com/watch?v=RH401yPQw24&feature=related
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Betty Boop


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MessagePosté le: Mer 17 Déc - 21:00 (2008)    Sujet du message: CA BOUGE EN GRECE Répondre en citant

Patrice Guyot a écrit:

Oui ! ça donne en grèce !

23% de chômage chez les jeunes (sans doute beaucoup plus, comme en France) et des premiers boulots à 700 €...

Ben ! Tiens ! S'ils pillent tout et virent le gouvernement corrompu jusqu'à l'os ils auront bien raison !

***


Et si les français décident de suivre le mouvement en virant l'autre zigoto à l'Elysée, ils auraient raison aussi !
_________________
Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l'État te le demande.
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