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Mesurez bien combien on nous vole !

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Le PG Express -> Les célèbres leçons d'arithmétique du Pr. Patrice Guyot
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Patrice Guyot
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Inscrit le: 13 Oct 2007
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 09:09 (2009)    Sujet du message: Mesurez bien combien on nous vole ! Répondre en citant

Voici une partie de nos achats de ce matin :

Une Chemise Ralph Lauren et une batterie de camescope pour Bao...



La chemise : 10 €uros (100 € à Paris)

La batterie 12 €uros... Voici son prix en France

VIVE LA FNAC


Bon ! Allez, quand on est nés pour être baisés faut pas pleurer après !

P.S. : J'ai aussi acheté 2 batteries pour le reflex Canon 300D et deux autres pour le 400D, soit 5 batteries pour 60 € au lieu de 600€ à Paris...


***
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 09:09 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MengWan


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Inscrit le: 14 Oct 2007
Messages: 2 859
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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 08:13 (2009)    Sujet du message: Mesurez bien combien on nous vole ! Répondre en citant

Vous dites "batteries", çà veut dire rechargeables je suppose ?
(pour des piles, çà ferait cher tout de même)

Pour la chemise, c'est pas cher, une "sur-mesure" ici fait ~15€ (prix "touriste").
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Patrice Guyot
Administrateur

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Inscrit le: 13 Oct 2007
Messages: 8 096
Localisation: Paris - Saïgon

MessagePosté le: Dim 8 Fév - 13:07 (2009)    Sujet du message: Mesurez bien combien on nous vole ! Répondre en citant

Oui ! Batteries rechargeables, bien sûr... Mais pas éternelles cependant !

Sur les téléphones portables les batteries sont tellement chères qu'il est en général plus avisé de changer de téléphone...

Un monde de dingues, ou de crétins... Et peut être bien les deux !

Pour les chemises j'en fais faire par une couturière exceptionnelle (ayant bossé dans la Haute Couture je connais un brin la question) qui me fait des répliques plus belles que les originaux en crêpe de Chine (soie mate) à partir de modèles Ralph Lauren ou encore mieux ARNYS La moindre chemise en prêt à porter coûte 300 ou 350 € !  En soie : 484 € !

Ma merveilleuse couturière me prend 6 ou 7 USD, avec la soie il faut compter 10 ou 12 €, trois de plus avec le caleçon assorti, le fin du fin de l'élégance masculine...


C'est le cas de celle ci, achetée en solde, qui est une vraie ARNYS, taillée à la serpette par la main de l'artiste !



Voici ce que Serge Moati écrivait en 2005 :

Tout petit déjà, je rêvais d'être le "troisième frère Arnys". C'est comme ça, cinquante quatre centimètres, trois kilos huit ou neuf, et dès le premier cri primal, totalement mégalomaniaque. Michel, Jean Grimbert-Arnys et Serge ! Celui-ci moins "british", mais "frère" quand même ! Ça vous pose un homme. Imaginez : tous les trois, on aurait grandi ensemble entre Saint-Germain-des-Prés et Montparnasse, couverts de soie, de lin et de cashmere. A mes frères, enturbannés de pashmina, j'aurais chipé quelques rares et sublimes vêtements, volé une demi-douzaine de (bonnes) manières et usurpé deux ou trois secrets d'élégance, (de ceux qui ne se voient pas, bien sûr) ! Ainsi j'aurais appris l'art de la pochette et celui du gilet, l'art de la concordance des temps et celui des couleurs. J'aurais récité le soir à la veillée, le magasin enfin fermé, les grandes règles de multiplication des subtiles harmonies et sur le 14, rue de Sèvres, je l'imagine, il flottait alors un exquis parfum de lavande anglaise.

Certes, sur les boulevards, les jaloux ou les aigris auraient persiflé : "Tiens, regardez les trois frères Arnys ! Cherchez l'erreur : y en a un qui est vraiment moins bien !" aurait dit l'un d'entre eux, ascétique et mal fagoté, "C'est comme ça dans les plus nobles familles", aurait répondu le second, acariâtre et volontiers boudeur. Mais tant pis : le bonheur est dans la doublure et le paradis peuplé de "forestières".

L'heure n'est plus aux vaines songeries. Je suis vieux maintenant (mais si, mais si !) et j'ai perdu mon imaginaire couronne d'angora. Mais alors, tout de même, que l'on m'explique le délicieux sentiment de bienheureuse familiarité que j'éprouve chaque fois que je pénètre, le ceeur toujours battant, au 14, rue de Sèvres ? Le Roi n'est, bien sûr, pas mon cousin et les Arnys, certes, ne sont pas mes frères... Mais tout se passe comme si. Il en est ainsi avec moi et, je le sais, avec chacun de leurs chanceux clients. Entre, timide passant ! Entre ! Que tu sois humble ou puissant, saltimbanque ou ministre, banquier ou philosophe. Entre, dandy mon frère ! Entre en cette plaisante et claire caverne ! Entre, à la suite immédiate d'Hemingway, de Cary Grant ou de Le Corbusier ou de Moati. Entre !

Il en fut ainsi pour moi en une incertaine mais triomphale journée de 1975. Je venais sûrement alors de gagner au loto ou de réussir un improbable fric-frac télévisuel. J'étais enfin dans le Saint des Saints, auprès duquel les plus belles boutiques de Jermyn street ou de Madison Avenue ne sont que bouges incertains et indignes friperies. Les deux Frères - un peu plus jeunes - m'ont alors regardé avec une vraie et indulgente compassion. Que pouvaient-ils faire pour moi ? Tout... Et ils l'ont fait. Je me suis immédiatement senti (presque) beau. Et (vraiment) heureux. Trente ans plus tard et presque autant de "forestières" après, j'éprouve toujours le même sentiment accompagné d'un léger pincement au coeur lorsque je feins de passer chez Arnys par hasard dans le but d'y trouver bonne fortune et aimable compagnie. Chez Arnys, je suis entré et, en vérité, n'en suis jamais sorti.

Chaque fois, lorsque je quitte la rue de Sèvres, je suis certes un peu plus pauvre mais, en réalité, beaucoup plus riche. J'y ai tâté des étoffes mais surtout des idées et des émotions. J'ai fait un voyage léger au pays légendaire des plaisirs et après, j'attends, avec gourmandise, la prochaine visite pour passer le temps. Je compte les jours et les "forestières", j'aligne les cravates et déplie les pochettes. Et je me dis : A très vite, Arnys.

                                          Serge Moati

Préface du catalogue Automne hiver 2005 - 2006 d'ARNYS
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