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Les primes d'AIG

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Le PG Express -> Les célèbres leçons d'arithmétique du Pr. Patrice Guyot
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Ven 20 Mar - 11:42 (2009)    Sujet du message: Les primes d'AIG Répondre en citant

Les dirigeants fossoyeurs d'AIG se sont attribué 165.000.000 USD de prime, impôsés à 90% il ne leur restera que 16,5 millions... Quelle misère !

VOIR ICI

Et les contribuables qui ont sorti 180 milliards pour éviter le naufrage se rembourseront 148 millions cinq cent mille $,

Du coup ils n'auront sorti que 179.851.500.000 $, ça change tout, il faut bien l'avouer...

Pour ma part je suis surpris qu'on laisse un seul cent à ces escrocs et plus encore qu'on ne les fourre pas au trou pour 1.500 ans,

Mais c'est parce que j'ai mauvais esprit !

***
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MessagePosté le: Ven 20 Mar - 11:42 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MengWan


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MessagePosté le: Ven 20 Mar - 15:03 (2009)    Sujet du message: Les primes d'AIG Répondre en citant

Les "dirigeants" sont en effet des boucs émissaires bien commodes, en d'autres
temps on les aurait brûlé en place publique et tout le monde aurait pu continuer
content ...

Les "exorcismes", c'est bien, mais çà ne supprime pas "le diable", et le diable de
la finance étatsunienne n'est pas mort, il n'est même pas remis en cause !

C'est tout le système qui est pourri, et tous les participants à cette comédie ridicule
qui sont coupables.

Cà fait des décennies que la plupart des habitants de ce pays vivent à crédit, dépensent
de l'argent qu'ils n'ont pas et s'endettent d'une façon irraisonnée ...

Et c'est devenu comme une drogue, l'économie est "accro" à la surconsommation basée
sur cet endettement, réduire le phénomène c'est compromettre le système qui risque
alors de s'effondrer.

Vous vous pointez dans un resto et vos cheveux se dressent lorsqu'on vous apporte
votre assiette : impossible à un individu normal de "manger tout çà" !

Vous vous achetez un cornet de glace et la moitié de cette glace finit par dégouliner
par terre (ou sur vos pompes) car c'est bêtement trop gros pour une seule personne !
(amenez votre chien, il vous aidera efficacement !)

Les bagnoles sont gigantesques et en nombre invraisemblable (au moins une par
habitant, bébés compris !)

L'éclairage dans les maisons est allumé du matin au soir, c'est trop fatiguant d'allumer
et d'éteindre lorsqu'on bouge !

L'eau est gaspillée d'une façon invraisemblable, dans les coins désertiques les plus
chauds se trouvent nombre de terrains de golf qu'il faut arroser et arroser ...

Bref, tout est à revoir, et ce n'est pas facile de se remettre en question lorsque
on vous a dit pendant si longtemps que vous aviez droit à tout ...

Le système financier, lui aussi, n'était qu'un vaste château de cartes, et ces mêmes
dirigeants qui sont voués aux gémonies étaient encensés il y a peu !

Et si jamais un zozo se risquait à dire tout haut "mais, le Roi est nu !", alors le
"dénonciateur" se voyait éliminé rapidement ...

NB:Ce qui me fait le plus "rigoler", c'est que les "commerciaux" qui refilaient du
Madoff à des pauvres c.ns recevaient BIEN ENTENDU des commissions intéressantes !
Dans le vocabulaire de Justice, çà s'appelle de la complicité, et tous étaient COMPLICES.
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Patrice Guyot
Administrateur

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MessagePosté le: Sam 21 Mar - 01:00 (2009)    Sujet du message: Les primes d'AIG Répondre en citant

Totalement d'accord, mais en considérant que le chef (du moins celui qui s'en fourrait le plus dans les poches) est plus coupable que ses complices !

***

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MengWan


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MessagePosté le: Sam 21 Mar - 02:25 (2009)    Sujet du message: Les primes d'AIG Répondre en citant

Réflexe naturel, en immolant "le chef" on se disculpe ?

Un peu comme pour la 2e guerre, tout était "de la faute à Hitler" LOL
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MengWan


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MessagePosté le: Sam 21 Mar - 11:56 (2009)    Sujet du message: Les primes d'AIG Répondre en citant

Article intéressant (il faut le lire, c'est un peu ch..) de Marianne2 :

Citation:

L'Amérique va-t-elle laisser sombrer le dollar ?
Pour répondre à la crise, les États-Unis mettent en œuvre une politique de forte création monétaire. Mais pour Malakine, l’ampleur de la dette extérieure et la situation d’insolvabilité potentielle du pays laissent penser que cela ne sera pas suffisant. Et si nous allions vivre la fin du dollar souverain ?

La crise vient d’entrer dans une nouvelle phase avec la décision de la FED d’acheter 300 milliards de dollars de bons du trésors et 500 autres de créances assises sur des crédits immobiliers titrisés probablement insolvables, soit au total 800 milliards de pure création monétaire !

Les Etats-Unis ont donc décidé de financer leur plan de relance par des « moyens non conventionnels » recherchant un « assouplissement quantitatif » comme on dit en langage des banquiers centraux, ou pour le dire plus vulgairement, par de la monnaie de singe ou la planche à billet. La crise financière est désormais en passe se muer en crise monétaire mondiale.

Jusqu’ici les Etats-Unis parvenaient à financer leurs déficits budgétaires et commerciaux par une importation de capitaux avec la vente de produits financiers, plus ou moins frauduleux. Ce n’est désormais plus possible. Ils viennent de prendre acte du fait qu’il n’y a plus suffisamment d’acheteurs dans le monde pour leurs produits financiers, ce qui marque peut-être le début de l’effondrement du dollar, avec des conséquences que d’aucun ne s’est jamais aventuré à prédire.

Rappelons en préambule que l’orthodoxie économique proscrit la création de monétaire par les banques centrales pour les besoins publics, ce mécanisme étant supposé conduire à l’hyperinflation. Ce point fait d'ailleurs l’objet d’un solide tabou. Il suffit de rechercher des tribunes ayant pris position pour ou contre la solution mise en œuvre pour s’en rendre compte. Quasiment rien ! Le recours massif à la planche à billet semble avoir d’ailleurs été une surprise pour les marchés, ce qui est peut-être le signe d'une décision improvisée prise sous l’empire de la nécessité.

On sentait monter depuis quelques semaines la question de la création monétaire, comme réponse au problème global d’insolvabilité qui caractérise la crise : Insolvabilité de la demande, des créanciers, des banques et peut-être demain des Etats. Nous y sommes. On ne peut plus désormais fuir ce débat qui est une véritable trappe intellectuelle pour le profane et qui est soigneusement évité par les spécialistes.

La création monétaire est-elle une réponse à la crise ?
Même s’il est difficile d’avoir en la matière la moindre certitude, quelques arguments semblent plaider en faveur d’une politique de création monétaire dans la période actuelle.

1- La crise économique a été déclenchée par une chute brutale de la demande mondiale liée à l’éclatement de la bulle du crédit. Le désendettement massif et la contraction du crédit qui en a résulté a eu pour effet de détruire de la monnaie. Il n’est donc pas illogique de rechercher aujourd’hui à stimuler sa création.

2- Le moyen le plus classiquement utilisé pour créer de la monnaie nouvelle est la baisse des taux d’intérêt. Or ils sont déjà au plus bas aux Etats-Unis, comme en Europe, ce qui dans un contexte de dépression ne suffit pas à relancer la demande de crédit. En outre, la création monétaire par le crédit injecte de la monnaie dans les secteurs pour lesquels on emprunte, c'est-à-dire principalement l’économie financière ou les investissements. Aujourd’hui, c’est la demande, publique ou privée, qu’il faut solvabiliser. Créer de la monnaie pour l’injecter directement dans l’économie via de la dépense publique peut donc permettre de soutenir la demande dans l’économie réelle.

3- La relance de l’inflation constitue l’une des conditions les plus sûres pour se sortir de la pyramide de dettes qui étouffe l’économie mondiale. Or, la dépression mondiale conduit plutôt à un contexte déflationniste. L’injection de monnaie supplémentaire peut donc constituer une solution pour relancer un peu d’inflation.

On pourrait alors regretter que l’Europe ait interdit ce procédé dans ses traités, la BCE ne pouvant acheter que des créances privées. On peut déplorer ici, une fois de plus, que les institutions européennes ne se soient pas limitées à organiser l’exercice en commun de compétences, mais qu’elles aient gravé dans le marbre de traités, devenus quasi intangibles avec l’élargissement, la manière dont ces compétences devaient être exercées.

Même si Jean Claude Trichet a récemment envisagé de recourir à des moyens non conventionnels, il est probable que la zone euro soit la dernière au monde à recourir à la création monétaire, c'est à dire trop tard !

Vers un effondrement du dollar ?
La situation est en revanche quelque peu différente appliquée au cas des Etats-Unis compte tenu de l’ampleur de leur dette extérieure, de leur situation d’insolvabilité potentielle et du statut de monnaie de réserve du dollar.

La valeur du dollar ne se maintient que grâce à la volonté des pays exportateurs de financer les déficits américains pour éviter que leur monnaie ne s’apprécie. Ces pays, principalement la Chine, sont aujourd’hui pris au piège, contraints de continuer à éponger les dettes américaines, car l’arrêt du financement des Etats-Unis entraînerait une volatilisation de leur épargne en dollar (près de 2000 milliards pour la Chine)

La perspective d’un effondrement du dollar est pourtant envisagée depuis bien longtemps, aussi bien par des analystes critique de la mondialisation (Todd, Sapir) que par ses derniers propagandiste. Ainsi, Alain Minc dans son dernier livre, y consacre un chapitre (Le jour où l’Euro vaudra 2,5 dollar) où il donne du crédit à l’hypothèse. Pour lui, « la conviction que les devises lourdes sont à l’abri d’un choc spasmodique relève d’un pari pascalien qui ressemble à celui que faisait les experts sur la capacité des ménages américains à s’endetter sans limite grâce à une base d’actifs en croissance perpétuelle »

L’hypothèse de l’effondrement du dollar a toujours été envisagée au terme d’un scénario où les investisseurs perdraient confiance, puis seraient gagnés par la panique pour vendre au plus vite leurs avoirs. Elle n’a jamais été envisagée consécutivement à une décision de l’administration américaine elle-même. Une chute du dollar dans une économie fondée sur la consommation et aussi dépendante des importations serait en effet un véritable cataclysme pour la population qui verrait son niveau de vie se réduire de 20 à 30 % !

On peut donc être surpris de voir la FED prendre un tel risque avec sa monnaie. L’Amérique est-elle à ce point aux abois, n’ayant en réalité déjà plus d’autres solution spour financer son déficit qui atteindra cette année 12% du PIB ? A-t-elle à ce point confiance dans son statut d’hyperpuissance pour écarter tout risque sur sa monnaie ? A-t-elle délibérément décidé de faire filer sa monnaie pour se défaire d’un endettement extérieur intenable sur le long terme ?

La décision de recourir à la création monétaire pour financer ses déficits peut en effet constituer le signal qui déclenchera un processus de défiance, conduisant à la baisse du dollar, puis à sa chute brutale. Les marchés financiers n’ont d’ailleurs pas tardé à réagir. Dès hier, le dollar dévissait contre toutes les devises pour perdre 4 %, soit sa plus forte chute depuis 1985. Ce n’est sûrement que le début d’une longue glissade… L’hypothèse de la fin du roi-dollar n’a jamais été autant d’actualité.

Nul ne sait quelles en seraient les conséquences exactes. Minc dans l’ouvrage précité nous dit que « ce sera (notons l’emploi du futur simple) la crise la plus violente, la plus globale, la moins maîtrisable » Naturellement, ce sera la fin officielle de l’imperium américain, ce qui en soi est plutôt une réjouissante nouvelle. Mais la fin du dollar entraînera aussi d’imprévisibles désordres aussi bien sur les marchés des matières premières (vendues en dollar) ou dans les équilibres du commerce mondial. Des conséquences géopolitiques ne sont pas non plus à exclure, car les pays qui verront leurs réserves s’évaporer pourront avoir la légitime impression de s’être fait escroquer, les uns après avoir livré pendant des années du pétrole gratuitement, les autres des produits manufacturiers …

A court terme, la solution pour éviter la panique serait peut-être que le G 20 fasse des politiques « d’assouplissement quantitatif » une mesure de droit commun, autorisant les tous Etats à émettre des quantités de monnaie mesurées pour favoriser la relance. Encore une fois, la balle est dans le camp de l’Europe. Va-t-elle attendre passivement que l’Euro s’apprécie jusqu’à un niveau qui deviendra intolérable pour l’économie ou va-t-elle se mettre à son tour à racheter la dette publique de ses Etats membres ?


Samedi 21 Mars 2009 - 07:00
Malakine
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Patrice Guyot
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MessagePosté le: Dim 22 Mar - 00:01 (2009)    Sujet du message: Les primes d'AIG Répondre en citant

MengWan a écrit:
Réflexe naturel, en immolant "le chef" on se disculpe ?

Un peu comme pour la 2e guerre, tout était "de la faute à Hitler" LOL


Point du tout Meng !

Ma profonde détestation des Allemands vient justement du fait que je pense que l'Allemagne tout entière (à de rares exceptions près) a porté ce chien au pouvoir, l'a soutenu et l'a aidé avec enthousiasme à réaliser ses ignobles projets...

La dernière étude sérieuse sur la question montre qu'il n'y a aucune trace de punition pour insubordination dans l'armée Allemande,

Tout au contraire ces ordures en faisaient plus que ce qu'on leur demandait (je vous laisse imaginer le niveau d'ignominie...)

***

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:37 (2016)    Sujet du message: Les primes d'AIG

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