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Chez ma sœur aujourd'hui...

 
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Auteur Message
Patrice Guyot
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 13 Oct 2007
Messages: 8 096
Localisation: Paris - Saïgon

MessagePosté le: Dim 20 Sep - 00:50 (2009)    Sujet du message: Chez ma sœur aujourd'hui... Répondre en citant



Mon frère et ma nièce (Grosse attaque sur la mousse au chocolat !)



Ma soeur



En pleine action...



Mon père



Ma pomme



One more time (Bao adore l'Eos 1 Ds !)



Encore ce gredin de frangin !



Avec sa fille



Et là encore, c'est vrai qu'elle est mignonne !



Bao rêveuse



Un tir magnifique, le gardien aurait intérêt à se réveiller...



Une photo de rêve...



Encore le papa et sa fille...



Napoléon au pont d'Arcole !



Je rentre la Jag dans son box et Bao en profite pour me tirer le portrait...

***
_________________
Le Courrier du Vietnam ... Le Vietnam d’hier...
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MessagePosté le: Dim 20 Sep - 00:50 (2009)    Sujet du message: Publicité

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The Misfit


Hors ligne

Inscrit le: 18 Sep 2009
Messages: 49
Localisation: Il y a très longtemps, dans une lointaine galaxie

MessagePosté le: Dim 20 Sep - 09:45 (2009)    Sujet du message: Chez ma sœur aujourd'hui... Répondre en citant

Sympa, les photos. Et en plus, ils ont des arbres !

Photo n° 5 : un faux air de Fabrice Luchini, je trouve. Wink
_________________
Je suis comme je suis,
Je suis faite comme ça ...

"I'm vertical ..."
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Patrice Guyot
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 13 Oct 2007
Messages: 8 096
Localisation: Paris - Saïgon

MessagePosté le: Dim 20 Sep - 13:16 (2009)    Sujet du message: Chez ma sœur aujourd'hui... Répondre en citant

Bonjour chère Misfit,

Là je suis très flatté !

J'admire beaucoup Fabrice Lucchini,

J'ai photographié sa rencontre avec mon père à la sortie d'un théâtre,

C'est lui qui était venu nous parler à la sortie, très charmant, prenant le temps de parler, acceptant les photos...



De plus j'ai pas mal parlé de lui dans un roman (pas encore publié) dont voici quelques extraits :

[...] Extrait du prologue :

Les thèmes entrecroisés se perdent et renaissent cycliquement, comme dans une fugue de Bach, sous de nouvelles apparences, parés de tonalités différentes. Tout est toujours remis en cause, les pistes et les femmes s’égarent dans les sables mouvants d’une époque où rien ne dure, où le provisoire est la seule règle.

S’il devait s’expliquer sur ce curieux titre qu’il avait envisagé, l’auteur dirait probablement ceci : certains peintres, depuis les maîtres du moyen âge jusqu’à Salvador Dali anamorphosent, au cœur d’un tableau réaliste, dans une bulle dont la perspective est différente, des symboles morbides ou sinistres. Soudain une faille apparaît dans la plate réalité et se dérobe à l’interprétation immédiate, obligeant le spectateur de la toile à un effort d’imagination pour découvrir l’objet figuré. L’anamorphose est non seulement une déformation du réel, mais aussi un pli à l’intérieur de celui-ci. Secret partagé, fissure visible et déchiffrable ; secret de Polichinelle donc. Là réside le charme de la prétendue énigme, fictivement dissimulée, inévitablement mise en vedette.

Mais la technique de l’anamorphose a trouvé un autre emploi à sa mesure dans le cinéma – qui joue, on le verra, dans ce journal le rôle essentiel de la mise en perspective, de l’approfondissement du champ, de l’élément étranger capable d’introduire des contrechamps complémentaires et éclairants. Le cinémascope passe, en effet, par une double anamorphose. L’image est filmée avec une compression en largeur avant d’être rétablie à la projection par un objectif inverse.

La réalité, ou ce que nous appelons ainsi, faute de mieux, subit également des anamorphoses, des changements de perspective. Les rêves, quant à eux, sont mouvants par nature. Ils glissent sur les pentes de la nuit, se déforment, sont peuplés de personnages interchangeables.

Dans le film de Christian Vincent La Discrète, Fabrice Luchini recrute par annonce une jeune fille à qui il confie le soin de taper un roman scabreux qu’il prétend écrire. Ce qu’il écrit, en réalité, c’est l’histoire de sa relation avec cette fille qu’il trouve, au début, “immonde” ! Mais, le temps passant, il est touché, peu à peu, par sa sincérité et son charme secret. Jeu de reflets et de faux-semblants.

Tentative de truquage bien vite rattrapée par la vie. Stratagèmes adroits parfaitement contrecarrés par un destin imprévisible. Les perspectives s’emboîtent comme un vertige. Les prévisions sont déjouées les unes après les autres et l’aventure qui avait débuté dans la duplicité d’une invention d’intellectuel sans cœur tourne doucement vers la poésie d’une vraie attirance réciproque avant de finir par se prendre les pieds dans l’insupportable découverte des mensonges qui ont présidé aux premiers pas de l’histoire.

À l’instar de Fabrice Luchini (Antoine dans le film) j’ai eu envie de tenir le journal de mes jours actuels, dans un moment particulier de ma vie, dans un creux, une anamorphose.

[...]

Mais surtout :

L’Histoire d’Anna Morphose, le film de Paul Leloup que nous voyons ce soir est très singulier, et tout à fait enthousiasmant, bien qu’assez curieux. Il ne ressemble à rien d’autre qu’à lui-même. Bizarrement Fabrice Luchini joue le rôle de l’auteur, et porte son nom, Paul Leloup, comme pour signifier que l’histoire pourrait être vraie, ou qu’elle revendique ce statut. Pendant toute la première partie du film on le voit un peu perdu dans la vie, sans travail précis, habitant un appartement qui semble lui avoir été prêté par on ne sait qui. On devine que des femmes ont traversé sa vie, autrefois. Quelques allusions grinçantes, quelques chagrins qui remontent parfois dans son regard. Comme toujours, Luchini plastronne. Il fait des bons mots, se montre volontiers sarcastique, sans dédaigner l’autodérision. Il peint sans cesse, jour et nuit, de mémoire, car il n’a pas de modèle, des portraits de femmes imaginaires, ou rêvées – on ne sait trop – en général toutes nues. Ses tableaux ne sont pas vilains, un peu démodés peut-être. On soupçonne rapidement qu’il est peintre du dimanche même si, pour lui, c’est tous les jours dimanche. Il ne montre ce qu’il fait à personne et on comprend vite qu’il tente de se débarrasser des fantômes qui le hantent en les livrant doublement à la toile : d’abord avec de l’huile, ensuite avec de la lumière sur l’écran de lanterne magique. Il poursuit de ses assiduités une jeune femme, Anna, pas très jolie mais qui semble lui plaire d’autant plus qu’elle se refuse à lui. Il la harcèle au téléphone et dîne avec elle par-ci, par-là. Tout cela est un peu languissant et vaut surtout grâce aux formidables mimiques de Luchini, alias Paul Leloup. On aimerait bien que la jeune fille cède enfin (surtout moi !) Au moment où l’affaire semble franchement enlisée, sans issue, Paul reprend le contrôle. Il répond à des annonces du cœur. Il rencontre des femmes, divorcées pour la plupart, toutes différentes, toutes semblables aussi, à la recherche d’un nouveau compagnon. Paul joue à ce nouveau jeu avec un désenchantement qui masque sa soif d’absolu. Grandes manœuvres de la séduction dans des bistrots variés. Il en emmène quelques-unes au restaurant mais aucune ne lui propose d’aller “boire un dernier verre” chez elle. Son ultime rendez-vous, avec une certaine Constance est peut-être le bon. Une fille lumineuse. On sent tout de suite que le courant passe entre eux. Un flirt subtil et raffiné commence, en voiture, au cinéma, partout où l’on peut s’embrasser. On devine qu’elle ressemble étrangement à un portrait qui trône chez lui et qui représente une femme rencontrée, elle aussi, par annonce quelques années plus tôt, qu’il a aimé brièvement mais violemment. Est-ce lui, finalement qui les choisit identiques, ou est-ce plutôt son imagination qui produit les femmes, les toiles, invente les histoires ? Manipulateur et montreur de marionnettes, ou bien est-il le jouet de son univers mental, en équilibre au bord des gouffres de la folie, de la raison perdue ?

Cela devait se terminer ainsi, Paul et Constance vont devenir amants. Au creux d’un grand appartement aux murs couverts de toiles qui représentent, les unes des nativités du moyen âge ou du quattrocento (vraies ou, comme il est plus probable, fausses ?), les autres des portraits dénudés – qui pourraient plausiblement sortir du pinceau de Paul – de toutes les femmes de l’histoire. Des portraits tellement réalistes que l’on s’attend à les voir sortir à tout moment de leurs cadres surchargés, dorés et baroques. L’instant critique approche et l’on retient son souffle mais, soudain, Paul entre comme un fauve dans la toile qui figure Constance, grandeur nature, en enjambant le cadre. Il l’entraîne vers un vaste lit qui, jusque-là, était dissimulé derrière elle. La caméra se détourne alors et montre le portrait de la jeune fille du début, Anna, celle qui s’est toujours refusée et dont le visage exprime maintenant une douleur muette, une infinie tristesse.

Constance reste assise sur son lit bien réel. Seule, délaissée, immobile et foudroyée.

[...] Et enfin (attention pas vraiment convenable !) :

Brusquement l’affiche du Champo a attiré mon attention : on donne les Contes Immoraux de Walerian Borowczyk. Le scénario est d’André Pieyre de Mandiargues. Je me souviens d’avoir vu ce petit chef d’œuvre de l’érotisme cruel lors de sa sortie, il y a plus de vingt ans.

Naturellement, ce soir je n’ai pu résister à l’envie de retourner rue des Écoles pour la séance.

Borowczyk est peintre et lithographe de formation. Il ouvre son film en adaptant La Marée (on mesurera dans un instant la saveur de ce titre !), nouvelle liminaire du recueil de Mandiargues intitulé Mascarets, et qui, dans ma bibliothèque porte le paraphe du maître, à moi adressé, comme je l’ai dit déjà, non sans infatuation. En cinéaste prémonitoire Borowczyk a choisi Fabrice Luchini, encore adolescent – le tournage est de 1974 – pour interpréter le rôle du narrateur. C’est à dire, à l’évidence, le rôle de Mandiargues lui-même ! À cette époque, reculée déjà, Luchini était totalement inconnu du grand public. Je n’avais donc gardé mémoire ni du nom ni du visage de l’interprète. Les Nuits de la pleine lune (Rohmer), La Discrète n’avaient aucunement ravivé mon souvenir. Cette confusion entre l’auteur et l’acteur, soudain révélée, à retardement, a un côté insolite, improbable, sidérant, qui m’enchante au point de me couper le souffle, ou le sifflet !

Nous sommes en Normandie, dans le Pays de Caux qui est celui où l’écrivain passa son enfance. Dans le château familial André retrouve, pour les vacances, sa cousine Julie âgée de seize ans. Il l’entraîne par malice sur la grève, à un endroit où ils resteront captifs de la marée haute, sur un éboulis, adossés à la falaise pendant plus de deux heures, temps que le narrateur mettra à profit pour se faire téter la queue. Il a pris soin de faire barboter Julie dans des flaques glauques, la costumant en victime, en misérable divinité aquatique, en ondine maculée, en sirène déchue couverte d’algues, de varech, de fucus, de bribes de goémon. La caméra-voyeuse s’attarde indéfiniment sur la bouche, gonflée comme une anémone de mer, mobile, furieusement désirable dans son innocence vierge et perverse. Luchini reluque et pelote le corps de la future suceuse, révélé par sa robe salie, mouillée, transparente après qu’il lui eût, d’un ton ne souffrant pas la discussion, intimé l’ordre d’ôter son maillot de bain, ce qui lui donne toute facilité pour caresser et fouiller sa jeune toison. La bouche est vide encore, à peine entrouverte, mais nous savons qu’elle sera investie bientôt, distendue par l’organe mâle. Il l’a avertie, en effet :

- J’ai pour toi une verge de sel dont toute brebis serait gourmande.

Le verbe, toujours, précède l’acte pour le théâtraliser, pour lui donner toute son intensité dramatique, après l'avoir paré des fantasmagories de l’attente et de l’impatience.

Pour conclure son exorde, le narrateur exige bien entendu de sa cousine qu’elle avale complètement et sans réserve la décharge (ce vivant mascaret) qu’elle va provoquer à l’instant, précisément voulu par lui, du jusant. Il a pris soin d’ordonner en effet, avec son ordinaire pédanterie :

- Quand je me répandrai dans ton gosier, tu avaleras docilement et joyeusement, c’est indispensable, le don vital que j’y aurai jeté, et tu penseras à ce don comme au résultat du grand mouvement marin qui est en train de se produire.

Quand ce programme s’est exécuté, conformément aux scénario imposé par l’exigeant narrateur, comme Julie vient d’avaler la vitale décharge et qu’elle lui propose de s’amuser encore, puisqu’ils sont prisonniers de la mer pour près d’une heure, il lui répond :

- Non, ce n’était pas pour nous amuser, c’était pour ton instruction que nous sommes venus sur l’éboulis. Tu sauras, maintenant, ce que c’est que la marée.

Je remarque pourtant que l’œuvre cinématographique évite de montrer la main du jeune débauché fouillant la toison légère qui ne protége guère le sexe vierge de sa cousine. Le texte, tout au contraire, charge l’imaginaire du lecteur d’images vertigineuses ; fait deviner la main glissant sur le petit coquillage rose vif et gluant, blotti dans l’enfourchure des cuisses, au creux du ventre à peine ombré, il suggère et montre avec ses silences les doigts lubrifiés effleurant le clitoris raidi, butant sur l’hymen clos, cherchant une entrée vers les muqueuses tièdes, trouvant vite – comme il arrive toujours en pareil cas – l’entrée plus étroite que l’on peut forcer sans laisser de trace. Deux muscles ronds, plissés, qui ressemblent à des bouches marines, ouvertes, forcées, violées furieusement par un prédateur qui est aussi un démiurge ! Accordant les rythmes des planètes et des vagues à ceux du désir. Initiant une enfant aux mystères du sexe et, métaphoriquement, à ceux du cosmos.
Enfin libéré, délaissant sa victime outragée, mais consentante, le jeune Luchini-Mandiargues s’absorbe rêveusement dans la contemplation des lourdes vagues qui s’écroulent sur la plage, de l’énorme ressac menaçant de l’engloutir, dans un bruit de fin du monde que surmontent à peine les cris aigus et rouillés de milliers d’oiseaux affolés, mouettes rieuses, goélands, sternes et hirondelles de mer, zébrant de leur vol un ciel plein de lourds nuages.

... Vous voyez comme c'est curieux ! De plus lorsque je l'ai rencontré je lui ai parlé de ce livre, il va falloir que je me décide à le lui envoyer comme je l'avais promis !
_________________
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:28 (2016)    Sujet du message: Chez ma sœur aujourd'hui...

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